CR réunion N°2 SHS UTT 2030

()Affirmation d'éléments et de principes :
L'UTT est une « Université de Technologie », pas une « école d'ingénieur ». La différence entre les deux tient au projet originel des UT qui accordait une place importante à l'ancrage des SHS dans le parcours ;
L'UTT doit préparer les étudiants au monde du travail en les formant aux matières nécessaires à la prise de décisions ; à ce titre, les SHS apportent une plus-value sur la connaissance du monde social ;
À cursus équivalent entre deux ingénieurs, la formation aux SHS est un avantage sur le marché du travail ;
Identité : doit-on produire des ingénieurs ou des techniciens ? L'ingénieur se distingue du technicien pas sa vision plus globale, son expertise, son ouverture vers l'extérieur et sa capacité à concevoir et réfléchir à sa propre pratique, il ne fait pas que maitriser les technologies et des techniques. Ampleur de la vision. Capacité d'adaptation et surtout d'anticipation. Réflexion. Élément de valorisation et d'identité : proposer un ingénieur différent ;
L'UTT est une petite structure. À ce titre, c'est un avantage pour faire preuve d'ouverture et d'unité des différentes disciplines en raison de la proximité. La question de l' « espace des SHS » mérite que l'on s'y attarde ;
Ne pas distinguer les distinguer/séparer la réflexion sur les SHS au niveau de la recherche et de l'enseignement.
Quelques éléments de critique et bilan du fonctionnement actuel :
Le manque de SHS et d'ouverture au sein de la prépa intégrée, très (trop) orientée mathématique & physique. Absence d'épistémologie des sciences, pourtant cruciale pour améliorer larticulation entre sciences dingénierie et sciences humaines et sociales tant dans les projets de recherche que dans les programmes denseignement ;
Mauvaise vision des étudiants sur les SHS. Incompréhension de leur intérêt ;
Rupture de la cohésion entre les chercheurs SHS et les chercheurs Sciences de l'ingénieur. Les chercheurs en SHS ne sont pas « invités » (sollicités, demandés) par les ingénieurs ;
Défiance des SHS et repli sur soi après 10 ans de non-réponse institutionnelle. Mauvaise visibilité des ingénieurs de ce que peuvent amener les SHS (alors même que les ANR apprécient les équipes interdisciplinaires).
Propositions de changements :
Mise en place de cours/séminaires transversaux d'épistémologie des sciences. Cette matière appliquée à l'activité scientifique rassemble théoriquement l'ensemble des disciplines. Multiples intérêts de l'épistémologie à l'UTT :
Cursus d'ingénieur : il en faut pour être critique et savoir justifier sa méthode, ses outils, c'est-à-dire construire une « bonne recherche » ;
Savoir et comprendre que la science est diverse et plurielle (qu'il existe autre chose que les sciences dures ou des compétences directement applicables dans les activités professionnelles).
Peu de visibilité des SHS (intérêts, apports, etc.) chez les étudiants au début de leur cursus. Il semble impératif de créer une véritable dynamique critique dès le début du cursus pour donner une identité plus forte aux étudiants ;
Sil est impossible de créer de nouvelles UV, il faut donc que ce soit aux enseignants d'intégrer des sciences humaines dans leurs cours. Réaménager les UV qui existent déjà et créer des journées transverses obligatoires permettant une réflexion sur des thèmes centraux ;
Mise en place d'une cartographie d'enseignants pour une meilleure visibilité des domaines de travail et des domaines de compétences de chacun ;
Cours / journées de formations / séminaires pour les étudiants et les enseignants/chercheurs : reconnaissance institutionnelle indispensable. Proposition que les initiatives soient sanctionnées par des UTP. La capacité à structurer et institutionnaliser ces activités permettra : • La valorisation du cursus par capitalisation d'acquis ; • La pérennisation de ces actions dans le temps ; • L'engagement des étudiants et des EC.
Questionnement sur l'UTC, qui est à l'origine du « modèle UT » : sc. humaines beaucoup plus fortes. Pourquoi ? Comment ? Seulement une question d'effectif ?