Réunion-pilotes_BusinessPlan_20mai2015

Compte-rendu de la réunion Business Plan avec les pilotes20 mai 2015 Présents : Pierre Koch Audrey Lacour Peggy Touvet Laurent Daniel Benjamin Ruiz Christine Aubrat Dominique Gaïti Karine Lan La réunion débute à 14h10. Pierre Koch rappelle des éléments de méthode avant de rentrer dans les chiffres. Quand il sagit de dimensionner un avenir, explique-t-il, il faut sassurer que les données macro soient compatibles entre elles, que lobjet va répondre fonctionnellement à ce quon attend de lui. La construction de notre Business Plan est un prédimensionnement : dabord identifier de quoi il sagit, sans identifier dans le détail les actions. La trajectoire en cas dinaction est connue : moins 500kchaque année, qui vont se propager dans le temps, et dici deux ans, on aura fusionné avec la COMUE. « Moi je nai pas été nommé pour ça ». Le prédimensionnement envisagé consiste à faire des hypothèses réalistes Ex : masters spécialisés, envisager de partager les UV avec de nouvelles formations payantes. Avec la fondation, il faut écrire quelque chose de plausible. Ensuite, un ou plusieurs diplômes internationaux, et quest-ce quon peut en attendre ? Projection 2015-2020 La projection du résultat selon le scenario « on ne fait rien », est un déficit cumulé de 11,4M€, ce qui est beaucoup plus que les fonds de roulement (6M€). Selon le Business Plan quon va présenter au Recteur, on prélève 1,5Mmais on redevient positif au bout de 3 ans, et on reconstitue les fonds de roulement après en avoir prélevé. Lavantage de demander aux pilotes leur contribution maintenant est de pouvoir enclencher des choses dès lautomne. Cependant, le risque est de faire le Business Plan avant le plan stratégique. Le vrai Business Plan en décembre sera produit après la validation du plan stratégique en octobre. Ce temps est nécessaire entre octobre et décembre pour y travailler, afin de produire le Business Plan de 2016. Dominique Gaïti sinterroge sur la nécessité de lintervention des directeurs fonctionnels étant donné que cest du court terme. Pierre Koch répond quils ont été associés à la mécaniquesi on ne fait rien’. Ce quon voit , cest ce quil est envisageable de faire, même si on ne connaît pas encore précisément les actions, Ex : quels sont les sujets des 6 masters. Ici, on est dans le registre des hypothèses de prédimensionnement. Lobjectif est délaborer un cadre à peu près crédible quil est possible de présenter au Recteur, puis aux équipes. Dominique Gaïti partage son inquiétude quant au risque de ne pas créer des choses dans le court terme qui soient incompatibles avec le long terme. Pierre Koch rassure : en prélevant sur le fonds de roulement, cest quon sengage à ce quil y ait quelque chose. Laurent Daniel demande un éclaircissement : est-ce quon peut prélever ou est-ce que létat nous oblige à entamer cette action ? Pierre Koch explique que de toute façon, dici 3 ans et les années suivantes, létat nous diminue les subventions et nous permet de demander au recteur à prélever sur le fonds de roulement. Nous, à lUTT, nous prenons les devants, en présentant un plan sur la manière dont nous allons utiliser 3M€ (seuil de prudence, qui correspond à la moitié du fonds de roulement) pour notre développement. Un accord général quant au résumé de la situation ce vers quoi létat nous pousse étant donné que cest le recteur qui le porte « On sen sert, avant que létat nous le pique ». Répondant à la question de Laurent Daniel sur lhabitude de cette pratique, Audrey Lacour explique que, comme on na jamais été déficitaire, ça nous est déjà arrivé. On a une situation financière suffisamment saine pour quon puisse se le permettre. Pierre Koch et Audrey Lacour explique quen demandant à prélever sur notre fonds de roulement, il sagit davantage de présenter la crédibilité du principe, de la somme de nos hypothèses, plus que didentifier un montant. Dans la mise en œuvre, pendant un certain nombre dannées, il faut que les choses soient réversibles, parce que tout ne réussira pas, donc des CDD pas des CDI. Pierre Koch annonce les pistes envisagées : les masters spécialisés, en termes de crédibilité, dattractivité, la formation continue, le bachelor international, et propose de rentrer dans les chiffres. Différents tableaux Excel des prévisions sont présentés successivement par Audrey Lacour. Masters spécialisés / internationaux Pierre Koch explique les tarifs des masters spécialisés / internationaux : 8kpar étudiant. Ce tarif envisagé est celui du marché, aligné sur les autres écoles dingénieurs. « masters spécialisés » est un label connu, un produit identifié. Lon pourrait utiliser les mêmes UV assurés par des Enseignants-chercheurs de lUTT et des vacataires (HEC fait déjà cela) avec une partie à Troyes, une partie à Paris, surtout en début de cursus pour capter un maximum de monde. Dans les hypothèses, on a une montée en charge sur 5 ans. Donc, dans lhypothèse, on est plus conservateur quoptimiste. Autre hypothèse, on a un échéancier, un qui ouvrirait un 2016, 2 en 2017 et 2 en 2018. Le tableau présenté montre la modélisation des charges spécifiques. A chaque master spécialisé, on rajoute des formations continues. Hypothèses moyennes, 60 jours de formation vendue, chaque journée rapporterait 8k€, sur la base de 800€ / jour. Des erreurs sont détectées dans le tableau et corrigées. Les recettes restent les mêmes, les dépenses liées aux enseignements diminuent, ce qui est une bonne nouvelle. Pour un tiers, ce sont des UV existantes. Le constat dune contrainte supplémentaire sur lemploi du temps est dressé. Pierre Koch se dit convaincu quen revisitant les UV, on va trouver des solutions. On sest imposé des contraintes inutiles. Lhypothèse du coût direct : 1 commercial et un demi ETP de secrétaire. En coûts indirects, on est suffisamment solides pour ne pas rajouter des coûts. En formation professionnelle continue, on a les DU, les contrats de pro. Les 60 jours constitue une hypothèse pessimiste. La prévision des coûts inclut, notamment la logistique à Paris, Bd Sébastopol, les pauses café. Pierre Koch explique que toutes les écoles qui développent les formations continues se débrouillent pour avoir un pied à terre à Paris. A la 5e année, il est prévu 6 commerciaux, 6 demi ETP de secrétaire, un poste communication. Nos coûts indirects ne bougent pas, et cest que se trouve la marge. Le coût complet de la formation ingénieur diminuera. On essaie de cadrer ce qui est envisageable sans identifier encore le contenu de ces formations, avec un étagement, en tenant compte des effets de structure. La technique est de discuter avec les équipes pour voir ce quon peut modulariser. On discute du Business Model aussi pour voir combien on rémunère les enseignants. Cette modélisation permet de pouvoir entamer les discussions. Laurent Daniel demande une précision sur ce quon est en train de faire. Pierre Koch explique que, déjà, il sentraîne à voir sil arrive à lexpliquer. Ensuite, il veut que ce soit transparent, que ça se sache quon travaille -dessus, expliquer la démarche aux pilotes parce que ces derniers sont à linterface avec les personnes qui réfléchissent, afin que les pilotes puissent leur répondre. Peggy Touvet pose la question des frais de scolarité, à laquelle Pierre Koch répond que ce nest pas envisagé. Laurent Daniel demande à Pierre Koch sil sest assuré de pouvoir dégager des EC pour assurer ces heures de formation ? Pierre Koch répond que selon son hypothèse, en rémunérant les heures complémentaires, cest tout à fait envisageable. Laurent Daniel cite le cas de collègues parisiens, et le risque de diminuer le quotidien pour des activités plus rémunératrices. Dominique Gaïti répond quelle est directement concernée, mais rassure que lexpérience a montré pour elle, et dautres collègues que question ne sest pas posée. Laurent Daniel fait remarquer que devant aucun de ces thèmes (projetés dans le tableau Excel), il ny a de nom, si ce nest la cybersécurité. Audrey Lacour explique que le premier master spécialisé est en 2016, le 2e en 2017, on a le temps dy réfléchir. Pierre Koch explique avoir discuté avec le LOSI, et il y a le potentiel. Laurent Daniel remarque le nombre de commerciaux augmente les charges. Pierre Koch explique que les commerciaux sont essentiels pour vendre de la formation continue, et que, de par son parcours, il confirme leur utilité. Il ny a pas de secret : le technico-commercial en FC est un métier. Cependant, les questions telles que quel type de commerciaux, quel lien avec les EC, doit être posée ? Le plan présenté est volontariste, donc il vaut mieux en prévoir trop que ne pas le prévoir dans le Business Plan. Laurent Daniel suggère de mettre en place un système dintéressement. Pierre Koch convient quil faut le gérer, et que même sil na pas de solution pour linstant, il le note et lentend. Christine Aubrat demande que les personnes internes puissent postuler, en étant augmenté selon ce nouveau poste. Tableau entreprise / fondation Ce qui est envisagé, cest de recruter quelquun qui a déjà une expérience de direction de fondation, avec la technicité nécessaire, cest un métier, étant donné quon na pas dancien ni âgé ni très riche. Les chaires ne sont pas intéressantes, vu quelles créent autant de dépenses que de recettes. Pour amener de largent, on va mettre laccent sur le crowdfunding. Cest une méthode qui marche bien est celle de Médecins sans frontières. Il sagit de faire une campagne, sans solliciter de grosses sommes, auprès des parents, les Troyens, les amis de lUTT. Il est fait une tentative, très embryonnaire de modéliser de nouvelles recettes à partir de lextension 2. Ex : Polytechnique de Turin, des entreprises paient pour avoir un bureau, on ne paie pas une prestation, mais un droit dentrée. , cest peut-être optimiste à 5 ans, les 3 premières cest crédible. Laurent Daniel senquiert de la situation des comptes de la fondation aujourdhui. Pierre Koch répond que des 150k€, il reste 110kaujourdhui. Il sagit de doter cette structure de professionnalisme, par des prélèvements automatiques et dun CRM (progiciel de gestion de la relation client) qui gère à la fois la fondation et la formation continue. Il y a 2 sujets : comment collecter de largent, et comment le dépenser ? Lidée est de substituer largent de la fondation que lUTT met déjà, tant que les sommes que lUTT ne doit pas engagerdes actions quon pourrait ne pas faire sans être en contradiction avec sa mission, tels que les tenure track. Programme international « Bachelor international » comme titre est corrigé pour nous laisser la latitude de faire des master. Bachelor, dune part est dans la logique du LMD, une licence en ingénierie, discuté avec les UT, lURCA, lIUT. Pour linstant, maintenir le Bac+2 pour toucher la taxe dapprentissage. Du coup, en créant une licence en ingénierie, on peut y adjoindre des licences internationales, et donc dynamiser la licence et aussi préserver lautonomie de lUTT. On a les attributs de luniversité, même si on na pas le statut juridique. Si on a une meilleure idée que le Bachelor, on prendra la meilleure idée. Pour un étudiant, la structure de coût est de 7€ (coût complet entre 9-10kpour un ingénieur), donc une marge de 3k€. La poire pour la soif serait une synergie avec la licence franco-française. Cela peut être à la charge de la fondation. Discussion La discussion porte sur lidée de créer une nouvelle branche de lUTT à Reims avec le CRESTIC, étant donné quon doit augmenter les effectifs du TC. Il faut y coupler un autre point : équilibrer les sorties de DUT et TC. On réfléchit à recruter en prépa. Pour cela, lUTT échange avec Centrale-Supélec. Il sagit davoir un effet dimage sur le recrutement post-bac pour se démarquer. Laurent Daniel fait part du risque à envoyer nos étudiants à Reims, qui est plus attractif. Plusieurs pilotes regrettent labsence de consultation. PK explique quentre cette proposition, la donne, notamment en termes de fincancements, a changé, et annonce quil va refaire un point avec Timothée. A la question « quest-ce quon y gagne » posée par Laurent Daniel, Pierre Koch explique quon y gagne en termes dorientation stratégique . 2 choses : 1. de toute façon il faut augmenter les flux dentrée en TC, 2. louverture de la branche à Reims. La difficulté est que les demandes douverture de dossier a déjà été faite à lautomne dernier, le dossier CTI passe en instance. Dun point de vue managérial, on gère plusieurs fronts quil faut se donner les moyens de gérer en même temps, Ex : stabiliser Nogent, créer Reims et Charleville. Est-ce quon est en position de dire non ? Apparemment, il serait trop tard pour reculer, surtout de par les conjonctures qui ont changé depuis. Mais il apparaît que cest un avantage pour lUTT dans le cadre de la COMUE, alors quà la fois lUTT (souhaite structurer lingénierie) et lURCA voient cela comme allant dans leur sens. Peggy Touvet demande ce qui va permettre datteindre cette augmentaiton en TC, vu le manque dattractivité. Lassemblée saccorde sur le risque que le niveau baisse, et la nécessité de gros progrès à faire au niveau du recrutement. Tableau de synthèse La question de savoir quel est lenjeu émerge, notamment par rapport à la COMUE, pour laquelle Laurent Daniel rappelle quil était contre, Dominique Gaïti quelle était pour. Pierre Koch explique clairement : « Demain, on nest pas dans la COMUE, on est dans lURCA ». Dominique Gaïti fait part de son sentiment : cest peut-être beaucoup defforts, mais ce ne sont pas des choses aberrantes, à part lhistoire du TC quil faut rediscuter, le reste des actions me paraît nécessaire à entreprendre. Pierre Koch poursuit : quand bien même on serait le collège de lingénierie, on aurait intérêt à le développer pour garder lactivité de recherche des équipes. Ce qui serait dommage serait de fusionner et de supprimer plein de services UTT et dhériter du bazar de lURCA. Si demain, vous avez affaire à une administration beaucoup moins réactive. Lidentité ce nest pas quun mot : cest une organisation qui nous est propre, cette capacité à agirun chercheur qui veut publier a intérêt à être dans une structure dynamique. Laurent Daniel rappelle sa suggestion en COPIL Recherche de laide aux chercheurs pour les montages de projets que pourraient apporter les ingénieurs. Pour Dominique Gaïti, cette possibilité est compliquée. Christine Aubrat explique que les financeurs sont de plus en plus attachés aux retombées économiques, et les chercheurs nont pas les compétences. Cest on pêche. Audrey Lacour tempère en expliquant que ce nest pas sur les projets de recherche quon va gagner des marges énormes. Pierre Koch explique que cest quon va utiliser le poste COMUE quon a eu, et cest la raison pour laquelle ce poste ne figure pas dans le tableau. Laurent Daniel demande comment faire pour que cette charge supplémentaire soit acceptable ? Il apparaît, selon Dominique Gaïti une restructuration des enseignements. Linterrogation sur ladhésion des EC, pour qui cela représente 2% de charge supplémentaire émerge, et laccord général est que cette adhésion est absolument nécessaire pour mener à bien ce projet de nouvelles formations payantes. Pierre Koch conclut la présentation des tableaux excel en expliquant que les délais (première rencontre avec le recteur 2 jours plus tard) nont permis de travailler que sur ces premières pistes, mais que toutes les propositions sont bienvenues. Christine Aubrat présente dautres pistes liées à la recherche. Les projets européens sont les seuls à générer de largent. Dailleurs, à ce propos, explique-t-elle, il serait nécessaire de renouveler le poste dAline Baraké, qui soccupait de cela. Une deuxième piste, ce sont les congrès et les conférences, qui sont lucratives. Ceux qui ne sont pas lucratifs sont ceux pour lesquels on a demandé des subventions. Une troisième piste est la facturation de présentation de résultats de recherche auprès des entreprises, pour réalimenter la valo, en suivant un circuit itératif recherche-valo. Il serait possible de le faire avec le réseau des UTs, lURCA. Lidée est de proposer une solution gagnant-gagnant avec les entreprises, à lexemple de la cybersécurité.