Les microformats, prochaine étape du web sémantique ?

Vous ne connaissez pas les microformats ? Bon. Ca va être un peu technique à expliquer. Pour Frédéric Cavazza, consultant, le principal intérêt est derendre exploitable par des robots du contenu à la base crée pour des humains. Exploitable veut dire quà partir dune requête structurée il est possible de rapatrier des informations précises. Par exemple « va sur le site XX pour parcourir sa liste de liens et me rapatrier tous les sites dont les auteurs se connaissent personnellement ». Ça na lair de rien, mais ce type de requête structurée peut vous éviter davoir à investir des milliards de dollars dans un algorithme dindexation plus performant que celui de Google.” Bien, mais comment cela fonctionne-t-il ? Ecoutons Stéphane Lee qui est très compréhensible pour qui connaît un petit peu le HTML : Prenons le cas des attributs de blocs <div> qui définissent une zone dans la page web. Aujourdhui, la principale raison qui pousse un développeur à ajouter un descriptif du genre <div class=”toto”> est le fait quil pourra traiter la présentation de ce bloc dans une feuille de style CSS. Il pourra en effet décrire la présentation quil souhaite donner à ce bloc dans une directive de type div.toto {font-size:12px; }. Letotona évidemment aucune signification, sinon pour lui. Si maintenant, au lieu de choisirtoto”, il choisit <div class=”blog_entry_title”> conformément à un à un micro-format standard. Non seulement il pourra continuer à appliquer des directives de présentations CSS sur son bloc, mais ce bloc pourra également être interprété par des robots ou des protocoles adhérant au micro-format. Son contenu correspondra au titre dun article de blog, et toute machine pourra le traiter comme tel, pour agréger, mixer, reformater, communiquer, extraire, inclure, etc. “Il sagit dutiliser les capacités qui résident déjà au coeur de XHTML en créant des librairies de valeurs dattributs afin dassurer un nommage commun de la définition dun document”, explique Karl Dubost. “Les tenants des micro-formats sont en train de faire un constat simple : xHTML permet de tout faire, sans avoir besoin dajouter une couche XML à côté ou au dessus”, complète Stéphane Lee. “Ceux qui connaissent HTML le savent bien : ces attributs sont sous-utilisés, puisquils nont aucune signification, sinon pour le concepteur de la page Web en question. Il suffit de se mettre daccord sur la signification des attributs et de les affecter à bon escient pour que tout prenne un sens !” Karl Dubost, va encore un peu plus loin pour expliquer les applications à venir de ces formats : “On pourrait imaginer que la présence dune carte de visite dans une page Web permette davoir une fonctionnalité dans le navigateur du type « Ajouter cette carte à mon carnet dadresse » ou encore quun calendrier de conférences, de festivals, de cinéma permette dajouter directement une entrée dans son propre calendrier électronique.”. Mais voilàles attributs ne sont pas encore définis ni adoptés, souligne-t-il avec raison. Pour autant que ceux-ci trouvent des dénominations communes, lavantage des microformats pourrait être de répondre à des besoins ponctuels mieux adaptés à linertie des formats. En effet, contrairement à un développement en XML, les microformats ne demandent pas de redévelopper ses pages, mais seulement quelques adaptations sur certaines balises au cas par casMais comme le souligne Karl Dubost, ils ne rendent pas pour autant le web sémantique accessible à tous - la syntaxe reste ardue -, et ne suppléent pas forcément au besoin de passer, à terme, au XML.