B2-carto Ga Clairvaux

C3 CLAIRVAUX 30-04-15 Descriptif : activité de cartographie participative du 30 avril Animateur : Etienne Galvez Co-animateur : Guillaume Martin Participants : • Vianney BriandVincent LavergneValérie Ferlet-BoulardFrancis BessetMaxime VialJeanne Sabatier
Animateur Etienne Galvez
Alors est-ce qu'on a perduPersonne. À part Karine et Anthony qui se sont signalés et qui sont partis. Bonjour et bienvenue à ce deuxième temps de notre atelier. Fin de matinée on a produit un plan qui reprend toutes vos idées qui sont marquées sur les cartons qu'on a essayé de hiérarchiser, faire des rapprochements entre les différentes idées. La consigne était de trouver les enjeux et on a vu qu'il n'y avait pas forcément que des enjeux qui ont été proposés, il y avait parfois des moyens et parfois des atouts du territoire qui sont sortis. Voilà, mais ce n'est pas un problème. Donc on les a un peu organisés, il y a différents thèmes qui sont ressortis, on a fait des rubriques donc vous les avez en tête. Ce que je vais rappeler c'est juste la phase des gommettes. Vous avez mis vos gommettes pour voir de quelle importance sur chaque rubrique. Il y a 6 gommettes qui ont été mises sur la rubrique sécurisation et viabilité de l'agriculture. C'est-à-dire si je lis un peu on a la viabilité, l'adaptabilité des systèmes, pérennisation des débouchés, multifonctionnalités, pluriactivités ce qui permet de viabiliser des exploitations agricoles, gain de valeur ajoutée sur le produit. Donc c'est le premier pôle qui se dégage en terme d'importance, d'ordre d'importance pour vous c'est pour ça qu'on va le traiter dans un premier temps puis on traitera le deuxième pôle qui est un peu transversal construire et c'est la question du vivre ensemble en fait, construire, vivre et travailler ensemble à l'échelle du territoire, ça comprend l'intégration paysagère, représentation de l'agriculture dans les
Coanimateur Guillaume Martin
Politiques territoriales.
Animateur Etienne Galvez
Dans les politiques territoriales, ne pas se couper des attentes de la population rurale, vivre ensemble, faire reconnaître le métier d'agriculteur. Voilà. On traitera ça dans un deuxième temps. Et puis après on traitera la question du renouvellement du tissu rural, installationCe sont toutes ces thématiques-. Renouvellement des générations à l'échelle d'exploitants agricoles et d'entreprises, l'installation, permettre à des jeunes de s'installer hors cadre familial et puis adaptation, innovation. C'est-à-dire, il y avait l'exemple sur la valorisation des déchets, innovation, adaptabilité et transition énergétique et agronomique. Voilà. Donc premier temps, on va traiter la question, enfin on va approfondir les enjeux qui étaient dans cette rubrique, sécurisation et viabilité de l'agriculture. Ce qu'on va essayer de faire maintenant c'est de spatialiser - quelque part c'était très générique, on va d'affiner l'échelle. vous avez une carte du territoire Centre Ouest Aveyron donc qui reprend grosso modo, il y a Rouergue
Coanimateur Guillaume Martin
Le Segala.
Animateur Etienne Galvez
Une partie du Segala, voilà et il y a #"04:37" qui est ici. Donc c'est à peu près le territoirevotre périmètre d'action. ce qui est attendu dans ce temps-c'est vraiment spatialiser les enjeux, c'est-à-dire sic j'ai parlé qu'il y a une usine qui valorise les déchets, est-ce qu'elle est, comment s'approvisionne-t-elle ? On peut affiner nos propos et les spatialiser dans la mesure du possible.
Coanimateur Guillaume Martin
Essayer de différencier par exemple en terme d'installation renouvellement de la population agricole, matérialiser sur la carte quelle est la zone sur laquelle un renouvellement plus faible de la population agricole. À la fois les points remarquables mais aussi les dynamiques.
Valérie Ferlet-Boulard
Finalement ce sont des choses plus concrètes qu'on doit
Coanimateur Guillaume Martin
C'est spécifier un peu tous ces aspects-sur la carte.
Valérie Ferlet-Boulard
Des expériences.
Animateur Etienne Galvez
Oui, des expériences mais des expériences oui. D'accord. Donc il y aura des stylos, des post-it. Il ne faut pas hésiter, cette carte est appelée à être un torchon à la fin, on l'espère. Donc il ne faut pas hésiter, ce n'est pas parce la carte
Coanimateur Guillaume Martin
Ou le pourtour.
Animateur Etienne Galvez
Ou le pourtour. D'ailleurs je vais commencer, je vais faire ça comme ça. C'est un brouillon, il faut bien comprendre.
Valérie Ferlet-Boulard
On écrit sur le post-it ou sur la carte ?
Coanimateur Guillaume Martin
L'idée c'est de faire des flèches.
Animateur Etienne Galvez
En fait comme vous le souhaitez. Libre expression. Vous pouvez écrire sur la carte. S'il y a une usine de déshydratation de luzerne je peux écrire faire une croix et faire une flèche usine de déshydratation. Et on va mettre approvisionnement, c'est vraiment libre en fait. Ce n'est pas parce que c'est une belle carte qu'il faut la garder vierge.
Coanimateur Guillaume Martin
Donc en commandant par sécurisation et viabilité de l'agriculture. On va procéder par ordre décroissant de nombre de gommettes. Donc sur l'ensemble du territoire, est-ce qu'il y a des entités remarquables en terme viabilité économique des fermes, de qualité des produits ? Est-ce qu'il y a des zones il y a des signes de qualité et d'autres ou il n'y en a pas ? Est-ce que, sur les débouchés, il y a des zones il y a des débouchés qui sont offerts aux agriculteurs qui n'existeraient pas ailleurs ? La consigne nest vraiment pas claire.
Participant
J'aurai juste une question au préalable, je ne veux pas être l'empêcheur de tourner en rond mais du coup on squeeze lesOn a fait le choix de retenir que les 3/4 qui ont le plus d'étiquettes c'est ça ?
Animateur Etienne Galvez
Oui. Disons que si on a le temps de tout traiter, on a déjà l'expérience d'une journée, on a pu traiter deux, trois pôles, même pas le troisième on l'a survolé. c'est pour ça que on anticipe un peu et on dit si on peut traiter déjà ceux qui sont en ordre d'importance mais l'idéal, de toute façon un processus comme ça d'état des lieux en une journée c'est squeezé donc si on peut déjà amorcer.
Coanimateur Guillaume Martin
Par rapport au dernier atelier, on a revu l'organisation de la journée, donc aujourd'hui vous avez plus de temps que la dernière fois donc peut-être que vous pourrez explorer davantage de thèmes que ce qui avait été fait.
Animateur Etienne Galvez
D'ailleurs, si ce qu'on vous propose comme méthode, si vous dites on aimerait plutôt commencer par ça à l'unanimité on s'adapte et on le fera. Alors qu'est-ce qui a été mis ?
Valérie Ferlet-Boulard
Les Loco-Motivés, c'est une filière
Animateur Etienne Galvez
Qui devait être présente. C'est une association ?
Valérie Ferlet-Boulard
Oui, je ne sais pas quel statut mais c'est un regroupement d'agriculteurs qui propose de la vente directe.
Coanimateur Guillaume Martin
A quelle échelle ?
Valérie Ferlet-Boulard
C'est-à-dire à quelle échelle ? Ils sont sur le Lévezou alors j'ai peut-être mis un peu trop sur le Segala. Mais ils vendent jusqu'à - il colle bien le post-it.
Animateur Etienne Galvez
Il y a de la qualité !
Valérie Ferlet-Boulard
Ils sont plus sur le Lévezou mais ils distribuent jusqu'à Rodez, Baraqueville, je pense qu'ils distribuent à Réquista aussi. Donc ils irriguent un secteur autour de chez eux qui doit faire 50 km. Mais c'est de la vente direct de producteurs.
Animateur Etienne Galvez
Ok. Donc ils sont dans une logique d'économie circulaire en tout cas un circuit court.
Valérie Ferlet-Boulard
Ils sont dans une logique pour eux, je pense, de viabilisation et de sécurité pour leurs exploitations. C'est pour ça que je l'ai mis mais c'est vrai que
Animateur Etienne Galvez
Via des produits de qualité ou il n'y a pas de déclaration particulière ?
Participant
Certains sont des agriculteurs bio, certains sont dans une démarche de biodynamie même avec des labels Demeter
Participant
Je cherchais le nom.
Valérie Ferlet-Boulard
Mais d'autres non. C'est-à-dire qu'il y a un type de producteurs par type de production, il y a un producteur par type de production, il doit y avoir un boulanger, un fermier boulanger, je ne sais plus comment on les appelle
Participant
Un paysan boulanger
Valérie Ferlet-Boulard
Un paysan boulanger voilà, il y a des gens qui font des confitures à partir de fruits, il y a de la volaille, du cochonMais le cochon à ma connaissance n'est pas bio, la volaille je ne suis pas sûre qu'elle le soit parce que c'est du fermier, je ne suis pas sûre non plus.
Coanimateur Guillaume Martin
Il y a quand même une volonté de démarcation par rapport à une meilleure qualité des produits.
Valérie Ferlet-Boulard
L'objectif c'est vraiment local. C'est d'avoir une relation directe et les adhérents, qui sont donc consommateurs, peuvent aller rencontrer les agriculteurs s'ils le souhaitent. On peut les appeler et aller les voir. C'est une démarche un peu locale. L'objectif est vraiment local. Ce n'est pas forcément de l'agriculture bio ou des labels derrière.
Animateur Etienne Galvez
Ca représente combien d'agriculteurs, vous le savez ?
Participant
Ils sont 17 je crois.
Animateur Etienne Galvez
17 dans
Participant
17 producteurs. Il y a un peu de tout et ça a tendance à s'agrandir parce que ça marche très bien et même le rayon d'activités va s'agrandir probablement. L'idée était portée par quelques producteurs d'Arvieu, il y a une petite communauté sur Arvieu qui est très dynamique.
Animateur Etienne Galvez
Sur ?
Participant
Arvieu. C'est à Caplongue. Même le site mère est à Caplongue.
Valérie Ferlet-Boulard
Je ne sais pas, c'est Arvieu ?
Participant
Non c'est à Caplongue exactement et les producteurs se sont regroupés avec un produit et c'est un mélange entre #"11:30 à 11:33" pour ceux qui connaissent. En fait, ils ont un catalogue de produits et toutes les semaines les gens l'ont. Tu peux commander ce que tu veux et il y a des paniers qui sont déposés dans des sites particuliers, donc avec la camionnette ils passent et ils livrent les paniers dans les différents sites.
Valérie Ferlet-Boulard
Dans les sites de retrait.
Participant
Oui
Valérie Ferlet-Boulard
Et la commande se fait par Internet. C'est pratique.
Participant
Par Internet ou par téléphone et c'est pas mal parce qu'ils ontSur les produits ou il n'y a personne aujourd'hui qui était positionné, ils essaient d'inciter des jeunes ou des moins jeunes à s'installer dans ces productions-. Et au début c'est parti un peu avec Antony Degoute, ils l'ont installé sur la ferme à Caplongue en tant que paysan boulanger et il a lancé son activité comme ça. Il avait des études économiques il avait dit ça ne marchera jamais ton truc tu veux te poser et aujourd'hui Antony va embaucher une personne l'an prochain parce que c'est croissant. Les Loco-Motivés je pense que c'est un modèle
Coanimateur Guillaume Martin
A essaimer.
Participant
Oui à essaimer largement. Parce que tout le monde est gagnant dans l'échange en fait.
Animateur Etienne Galvez
Et donc le principe c'est d'avoir un producteur par produit.
Participant
Oui. L'idée c'est qu'il n'y a pas de concurrence sur le même produit.
Animateur Etienne Galvez
C'est ça, il n'y a pas de concurrence.
Coanimateur Guillaume Martin
Jeanne, tu as noté toi, Saveurs Paysannes.
Jeanne Sabatier
Oui, c'est le magasin producteur de Villefranche. Je ne sais pas si c'est le même principe mais ce sont des producteurs, on est 25 à peu près à tenir une boutique et auto gérer une boutique dans Villefranche avec nos produits qui sont locaux et de qualité sans labels. Plutôt petite agriculture paysanne mais pas forcément labélisée.
Animateur Etienne Galvez
C'est quoi comme produits alors ?
Jeanne Sabatier
De tout. Il y a des légumes, de la viande, des fromages, des confitures
Animateur Etienne Galvez
D'accord.
Participant
Il y a une initiative à Naucelle qui émane un peu de chez vous non ? Un point de vente collectif avec quelques producteurs de Villefranche je crois.
Jeanne Sabatier
Oui ?
Coanimateur Guillaume Martin
Donc 2/3 qui sont déjà dans Saveurs Paysannes.
Jeanne Sabatier
Ok.
Participant
Le groupe est en cours de construction, il n'est pas encore en phase de vente mais c'est en lien avec la N88 et la mise en disposition par la communauté de communes d'un local en bretelle d'autoroute pour permettre la visibilité de cet espace de point de vente collectif.
Animateur Etienne Galvez
Parce que c'est un lieu de
Participant
C'est un lieu de passage, c'est la N88. Les "Drives Fermiers" font aussi appel à cette même démarche de mise à disposition des produits locaux sous forme de plateforme Internet.
Participant
Mais les "Drives Fermiers" sont disséminés
Participant
A la Primaube, il y en a un.
Participant
C'est un peu la même dynamique que les Loco-Motivés, les Drives Fermiers. C'est la Chambre je crois qui porte. Elle est assez dynamique aussi sur le département.
Participant
Oui, c'est la Chambre.
Animateur Etienne Galvez
Il est le Drive Fermier ?
Participant
Un à la Primaube, il y en a un à Onet, un à Espalion mais on est hors territoire.
Jeanne Sabatier
Je les écris. Drive je ne mets pas de "s" mais vous aurez compris qu'il y en a plusieurs.
Valérie Ferlet-Boulard
C'est intéressant pour les producteurs. Ca ne demande pas trop de boulots supplémentaires pour les producteurs ?
Jeanne Sabatier
Il y en a un Onet aussi.
Participant
Si certainement ça doit demander un peu de packaging, de remplissage en ligne de la disponibilité des produits donc oui il doit y avoir un petit peu de travail en plus.
Valérie Ferlet-Boulard
Parce que pour revenir sur la sécurisation de nos revenus, en fait des fois il y a des formes de commercialisation qui nous prennent, quand on essaie de copier la grande distribution, plus de temps qu'autre chose et ce n'est pas si valorisant que ça. La pour les consommateurs, les Drives, c'est cool mais pour les producteurs, je ne sais pas. je n'ai pas de retour en fait.
Animateur Etienne Galvez
Donc , les expériences qui sont mises en circuit court, ça permet d'augmenter la valeur ajoutée sur le produit. C'est ça ?
Jeanne Sabatier
Et bien on espère, pour les agriculteurs.
Participant
C'est subjectif.
Animateur Etienne Galvez
C'est juste pour recadrer.
Participant
Après faut regarder, c'est en lien avec le travail demandé.
Coanimateur Guillaume Martin
Du coup-, ces Paniers Paysans c'est encore un autre
Valérie Ferlet-Boulard
En fait c'est la même chose que Saveurs Paysannes. Elle en parlait du coup ça m'est revenu. C'est exactement le même concept.
Animateur Etienne Galvez
Ok et sur ?
Valérie Ferlet-Boulard
C'est à Nuces. C'est juste à côté d'ici. c'est le village à côté mais à ma connaissance il y en a un à Bourran aussi en Rodez. Mais je ne le connais pas. Ca ne s'appelle pas le Panier Paysan mais c'est la Ferme de Bourran je crois. Ca se trouve à côté de l'hôpital et je crois que c'est un magasin de producteurs.
Jeanne Sabatier
Pas sûr, parce que justement il y a un gros projet de magasin de producteurs à Rodez.
Valérie Ferlet-Boulard
oui mais ça, c'est autre chose. C'est porté par des associations, c'est autre chose.
Jeanne Sabatier
Mais du coup tu crois qu'il y a déjà un magasin de producteurs et qu'ils vont en faire un autre.v
Valérie Ferlet-Boulard
En tout cas il a existé pendant un temps, au moment le Panier Paysan s'est créé dans les mois qui ont suivi. Est-ce qu'il existe toujours je ne sais pas et qu'est-ce qu'il vend exactement je ne sais pas. On m'a toujours dit que c'était un magasin de producteurs mais je n'y suis jamais allée, j'en ai juste entendu parler.
Participant
Je vois ce magasin mais il me semble que c'est que le nom du magasin qui fait un peu terroir mais je ne crois pas que ce soient des paysans qui livrent en local.
Valérie Ferlet-Boulard
Ce nest peut-être des paysans qui sont à l'origine du projet.
Participant
Je pense que c'est un peu…, que c'est le marketing qui fait qu'ils ont choisi un titre qui fait un peu local mais
Valérie Ferlet-Boulard
C'est pour ça que je mets plein de points d'interrogation.
Animateur Etienne Galvez
C'est quoi ce projet de magasin de producteur ?
Jeanne Sabatier
Comme il y a à Villefranche et ailleurs, c'estparce que ça concerne 50 producteurs locaux donc c'est un plus gros truc.
Animateur Etienne Galvez
D'accord. Plus grand nombre de producteurs.
Coanimateur Guillaume Martin
A Rodez ?
Jeanne Sabatier
Oui.
Animateur Etienne Galvez
Du coup tu as ajouté un marché bio.
Participant
Oui, mais j'ai hésité parce que le problème des marchés c'est que
Participant
C'est un projet ?
Participant
Non ce n'est pas un projet.
Participant
Non, pour ça. Ca doit ouvrir mars 2016.
Participant
Le problème c'est que les marchés on peut en mettre partout aussi. Bon celui-, la spécificité est d'avoir été créé récemment il y a moins d'un an et tous les mois il y a des producteurs locaux de Prayon qui se retrouvent à Rignac le samedi matin pour vendre des produits bio.
Participante
Exclusivement bio ?
Participant
Oui. Ils vendent des veaux de l'Aveyron et du Segala car on est pile au milieu de la zone et ça englobe toute la partie Ouest Aveyron avec des producteurs. Donc il y a sur cette zone-, à peu près 400 producteurs engagés dans la démarche et il y a des points de vente aussi dans l'Aveyron. C'est une démarche collective.
Animateur Etienne Galvez
Oui c'est une IGP. Mais c'est quoi un peu le
Participant
Alors on monte ici quasiment jusqu'à Conques, on va un peu sur le Lot, un peu le Tarn-et-Garonne et on redescend sur le Tarn. C'est un gros œuf à cheval sur 4 départements.
Animateur Etienne Galvez
Vous le faites ?
Participant
Je le fais en gros. on va même plus bas et on revient comme ça.
Participante
Ce n'est pas tout l'Aveyron qui peut produire des veaux de l'Aveyron ?
Participant
Non, c'est l'Aveyron, c'est une IGP sur 4 départements 5 même. Car il y a une partie du Cantal. À cheval sur cette zone en fait il y a 450 producteurs engagés. mais avec une dominante effectivement plutôt sur le côté Aveyron.
Participante
Et c'est vraiment très valorisant pour producteurs de produire, d'avoir ce label ?
Participant
C'est valorisant de part le côté économique oui et aussi c'est valorisant parce qu'aujourd'hui, la plupart de ces éleveurs partent faire des animations magasins donc ils sont directement en contact avec les consommateurs et franchement ça, c'est un point hyperpositif. ça leur a redonné un peu de fierté dans le travail qu'il faisait. Parce qu'avant sur cette zone-les animaux qui étaient commercialisés partaient sur l'Italie donc avec aucun retour.
Participant
Des broutards quoi.
Participant
Non même pas. ce n'étaient pas des broutards, c'était du veau gras parce que les consommateurs italiens sont friands de viande de veau rosée et donc ils trouvaient dans cet animal, l'animal type qui correspondait bien à leur consommation habituelle. Cette viande rosée par contre, en France elle n'est pas reconnue. La plupart des consommateurs qui achètent du veau veulent de la viande blanche. Voilà. Donc ça a été compliqué de rentrer un petit peu sur le marché français c'est pour ça qu'au début les éleveurs se sont fait un peu les ambassadeurs et sont allés dans les magasins pour expliquer pourquoi la viande de veau au lieu d'être blanche, elle était rosée : de part la méthode d'élevage, de part l'animal qui tête la vache, complémenté avec des céréales. C'est ce qui a permis justement de développer des ventes.
Animateur Etienne Galvez
Et du coup c'est que en G.M.S. ou ?
Participant
Non pas forcément. Il y a quelques boucheries en local qui les distribuent, même au niveau national et après par contre c'est vrai qu'il y a une grosse majorité de la distribution qui se fait dans les G.M.S. type Auchan ou Picard en surgelés.
Animateur Etienne Galvez
La problématique des abattoirs, la crise des abattoirs est-ce que ça impacte ?
Participant
Non, au contraire parce que ça a ramené de l'activité sur les abattoirs de la zone.
Coanimateur Guillaume Martin
Et oui, parce que ça partait vivant en Italie.
Participant
les animaux partaient vivants en Italie donc c'était abattu -bas, c'est toujours le cas mais cette proportionIl y a aujourd'hui quasiment 18 000 veaux qui ont été retirés du marché italien et qui reviennent sur le marché français de part le label.
Animateur Etienne Galvez
D'accord.
Participant
Et donc qui sont abattus. Il y a 4 abattoirs, l'abattoir de Villefranche, l'abattoir de Rodez qui fait partie de l'abattoir de Carmon et l'abattoir de Castres. Donc tous les 4 dans la zone de production, ce sont des activités en plus pour ces 4 abattoirs-.
Participant
Les abattoirs, à mon avis, je vais en parler tout à l'heure mais c'est une richesse d'avoir des abattoirs sur un département. C'est vraiment une richesse pour l'agriculture.
Participant
Ah oui Castresje ne suis pas descendu assez bas. Donc en ce qui concerne cette production, ça a ramené des abattages sur cette zone.
Animateur Etienne Galvez
Ok. J'avais justement du mal à faire le lien avec la problématique abattage.
Participante
Du coup si on est dans les AOC, il y a aussi - on le disait - Roquefort qui remonte jusqu'ici. C'est fait ?
Animateur Etienne Galvez
Non ce n'est pas fait. Et qui prend une partie de la zone.
Participante
Oui une partie du secteur
Participant
Il y a une laiterie au moins celle de M. Berger. Après les autres je ne sais plus.
Participante
Qui va être par .
Animateur Etienne Galvez
Si on essaie de dessiner l'appellation AOC Marcillac d'une autre couleur, on a du vert , qui veut ?
Participante
on est en plein dedans .
Participant
est Marcillac ?
Participant
Ca remonte sur Salles-la-Sources aussi non ? Ca fait une patate comme ça.
Participante
Avec un regroupement des producteurs aussi.
Participant
Oui, il y a la cave coopérative mais pas que.
Participante
Je ne connais pas bien. Roquefort, c'est évidemment beaucoup plus étendu mais il y a un bout de l'AOC Roquefort qui est sur le Causse Comtal donc qui concerne une partie du territoire.
Coanimateur Guillaume Martin
Même au-delà du Causse comtal.
Animateur Etienne Galvez
Tout le Réquistanais ici. Cassagne.
Participant
Du coup ça ferait comme ça à peu près ?
Coanimateur Guillaume Martin
Oui, ça va un peu plus loin .
Participante
Après l'AOC Roquefort par rapport à des notions plus environnementale ou territoire elle a des effets pertes notamment de favoriser la brebis Lacaune au détriment des brebis locales, des variétés locales. Je sais que le Parc travaille sur des variétés locales mais ces variétés locales ne peuvent pas être valorisées pour le Roquefort. Alors que c'est le débouché principal donc c'est un problèmeQui peut poser problème par rapport aux espèces locales comme la Rouge du Roussillonon est dans une monoculture, monoélevage de la Lacaune.
Participant
En brebis, les races laitières
Participant
Et de Lactalis aussi.
Participante
Oui. Bien entendu.
Participant
Justement est-ce qu'il y a des différences entre les laiteries, est-ce qu'il y a des zones sur le territoire les débouchés pour le lait sont différenciés ?
Participant
On peut en parler. Moi, j'ai un très bon copain qui à une laiterie c'est le Vieux Berger qui est basé à Mayran et aussi à Roquefort. Il est parti sur la qualité et aujourd'hui il a un gros problème c'est qu'il n'arrive plus à fournir, son Roquefort est tellement demandé, en même temps il ne veut pas grandir car il veut rester petit producteur, petit transformateur et à côté de ça Société a du mal à écouler ses stocks. Société est en perte de vitesse sur le Roquefort, c'est pour ça, si j'ai bien compris, qu'ils ont tendance à se diversifier et aller sur des choses un peu moins locales et un peu plus sur des pâtes industriellesDonc il y a un genre de, pas de distorsion mais
Participant
Et en lait de vache
Participante
Il y a la laiterie de Rodez en lait de vache. Oui c'est Lactalis aussi.
Coanimateur Guillaume Martin
Lactalis ou Sodiaal.
Participant
Oui il y a les deux. Il y en a un qui est en train de faire un gros truc sur Montauban pourC'est peut-être l'une des faiblesses aujourd'hui, il y avait plein de petites laiteries qui ont disparues et ce se sont devenus des gros opérateurs. Rodez c'est juste le centre de stockage momentané. Le lait part sur Clermont-Ferrand, sur Montauban ou Toulouse, c'est juste du stockage momentané. Il n'y a pas franchement
Participant
De dynamique.
Coanimateur Guillaume Martin
Il y avait Biolait.
Participant
Biolait c'est la marque commerciale.
Participant
C'est juste la marque commerciale ? D'accord.
Participant
Il n'y a pas de laiterie partenaire particulier identifié.
Participant
Et Biolait ils descendent jusqu'ici ?
Participant
Oui
Participant
Ca en fait 3 du coup.
Participant
Sur le lait, mais après il y a tout plein d'opérateurs. Il y a des contrats, le lait, c'est un peu compliqué, il y a des contrats qui se remettent les trucsEn France, globalement tu as 7 opérateurs sur le lait qui achètent tout doncPour le développement laitier aujourd'hui sur le développement de la filière laitière c'est un peu #"27:41". Ce sont devenus des gros opérateurs comme ce que je présentais ce matin, c'est que tu coexistes et quand ça devient des opérateurs qui prennent un peu le monopole ça casse un peu la dynamique pour les producteurs derrière qui ne sont plus forcément très motivés pour produire pour ces trucs-. Et du coup sur la filière viande c'est vraiment un atout aujourd'hui, il y a 4/5 abattoirs sur l'Aveyron. Il y en a à Saint-Affrique
Participant
A Saint-Geneviève.
Participant
C'est vraiment une richesse d'avoir un département avec autant d'abattoirs ça apporte une certaine dynamique, après il faut les volumes qui aillent derrière pour les faire fonctionner. Mais tous ces opérateurs de base vraiment, qui traitent les matières premières c'est indispensable et je pense que c'est peut-être pour ça que l'Aveyron est assez dynamique face à d'autres départements ou aujourd'hui pour certaines régions en Rhône-Alpes pour faire abattre une vache quand tu habites à Lyon il faut aller à Roanne ou je ne sais pas . Tu fais 150 km pour abattre une vache alors que n'importe quel éleveur de l'Aveyron il n'a pas besoin de faire 150 km pour aller abattre une vache.
Participant
Il faut noter qu'il y a une certaine fragilité aussi dans les abattoirs.
Coanimateur Guillaume Martin
Ceci étant, il y a des vaches qui sont produites dans la zone, qui partent se faire abattre à l'extérieur. Tout n'est pas abattu sur l'Aveyron, loin s'en faut.
Participant
Sur les abattoirs c'est extrêmement fragile. Je connais un peu le cas de l'abattoir de Villefranche ou rien n'est résolu a priori en extrême de montage financier, ça a l'air extrêmement fragile en extrême de pérennité.
Participant
Ils n'ont pas les volumes suffisants pour ?
Participant
Tout à fait et c'est une histoire aussi de mise aux normes.
Animateur Etienne Galvez
les coûts de mise aux normes.
Participante
Celui de Saint-Affrique a fermé non ?
Participant
A Saint-Affrique, ça a changé de directeur et ils sont en train d'essayer de trouver quelqu'un pour relancer une dynamique mais
Participante
Parce qu'il y a eu des soucis.
Participant
Il y a des soucis mais après ça vient principalement des mises aux normes qui coûtent cher.
Participant
Il y a un coût de fonctionnement énorme quoi.
Participant
Un coût de fonctionnement énorme et avant les abattoirs avaient tout ce qu'on appelle le cinquième quartier, tous les bas morceaux, les peaux etc. ils arrivaient à avoir des plus values dessus, aujourd'hui ça ne vaut rien du tout. Ils sont tout juste à l'équilibre.
Participant
Si j'ai bien compris la mode depuis quelques années pour justement essayer de pérenniser ces abattoirs c'est de se tourner vers des financements locaux et notamment, collectivités territoriales, communes, communautés de communes sauf qu'aujourd'hui ça ne suit plus. Il y a la contrainte budgétaire, les collectivités n'arrivent plus à mettre la main à la pâte.
Participant
Si j'ai bien compris la mode depuis quelques années pour justement essayer de pérenniser ces abattoirs c'est de se tourner vers des financements locaux et notamment, collectivités territoriales, communes, communautés de communes sauf qu'aujourd'hui ça ne suit plus. Il y a la contrainte budgétaire, les collectivités n'arrivent plus à mettre la main à la pâte.
Participant
Ca veut dire qu'il y avait des subventions des collectivités.
Participant
Oui. C'est le cas de Villefranche aujourd'hui, rien n'est résolu, les collectivités s'aperçoivent qu'elles ne peuvent pas mettre la main à la pâte qu'elles peuvent mettre moins que prévu et du coup le plan de finalement n'est pas résolu.
Animateur Etienne Galvez
Mais ce sont des abattoirs communautaires du coup, publics ?
Participant
Il y a de tout.
Participant
Ils y avaient des abattoirs privés à fonctionnement public qui ont failli disparaître et qui ont été repris par des communautés de communes souvent
Participant
Pour les sécuriser, pour les sauver.
Participant
Pour les sauver parce que ça entretien la vie d'un petit territoire quand même autour.
Participant
Et ils montent une scène oui.
Participant
L'APLI Association des Producteurs de Lait Indépendant ça en est ça ? À un moment donné quand il y a eu la crise du lait, ils n'ont pas monté leur marque ?
Coanimateur Guillaume Martin
Il y a l'APLM Association des Producteurs de Lait de Montagne mais APLI je ne sais pas.
Participant
C'était au moment de la crise .
Animateur Etienne Galvez
Mais c'est plutôt politique.
Participant
C'était syndical d'accord, Ok.
Participant
Il n'y a pas eu d'actions derrière.
Participant
Ca n'a pas débouché sur
Participant
Il n'y a pas eu d'actions concrètes.
Participant
L'APLM ça a débouché sur une marque qui a été valorisée.
Participant
C'est Monlait.
Coanimateur Guillaume Martin
Donc il y a de la valeur ajoutée qui quelque part est revenue aux producteurs par des dividendes distribués suite à une meilleure vente du lait.
Animateur Etienne Galvez
Les termes de viabilité est-ce qu'il y a des zones sur le territoire qui sont en déprises avec une chute du nombre d'exploitation suite à des problèmes de viabilité économique ou alors est-ce que globalement il n'y a pas de différences fortes à l'intérieur du territoire ?
Participant
Moi je vais vous parler de ce que je connais avec une étude récente qui a été réalisée ici en 2014 sur le bassin versant de la Serène qui précise comme quoi il y a des gros soucis en terme de successions. C'est-à-dire qu'aujourd'hui il y a plus de 50 % des exploitants qui ont 50 ans et qui n'ont pas de successions assurées derrière.
Coanimateur Guillaume Martin
Alors moi je nai pas tout à fait les mêmes chiffres mais sur cette zone, sur les producteurs qu'on suit. D'ici 10 ans il y a 50 % des producteurs de l'Aveyron qui vont arriver à l'âge de la retraite par contre avec ou sans succession. Mais on sait pertinemment qu'il y en a qui n'ont pas de succession, c'est pour donner une échelle du nombre d'ici 10 ans d'agriculteurs sur lesquels, si rien n'est fait en terme d'encouragements à la reprise, c'est sûr qu'on va avoir une sacrée hécatombe.
Participant
Finalement c'est la même donnée. Je parle de succession non assurée. Enfin dedans il y en a qui finalement trouveront au dernier moment la solution mais il y en a beaucoup qui ne trouveront pas.
Participant
Je pense que c'est un constat au-delà même de la production en veau, c'est un constat général.
Animateur Etienne Galvez
C'était quoi les chiffres ? 60 % qui n'ont pas repreneurs ?
Participant
Plus de 50 % qui n'ont pas de repreneurs assurés.
Animateur Etienne Galvez
D'accord. Plus de 50.
Participant
ce matin, à table, on parle d'une image de charte locale qui est portée par la CDJA sur Conques mais en fait c'est un travail qui a été aussi fait par #"33:36" et dans ces outils-il y a eu une comptabilisation très précise du nombre d'agriculteurs de plus de 50 ans qui effectivement n'ont pas de successions donc on retrouve ces chiffres-.
Animateur Etienne Galvez
Et c'étaient ces proportions ?
Coanimateur Guillaume Martin
Oui, peut-être moins importantes sur ce territoire qui est quand même assez dynamique mais à l'échelle départementale on est quand même à une reprise pour 2.3 départs. ce sont les chiffres départementaux. Après voilà localement ; il y a des déclinaisons mais globalement il n'y a pas de renouvellement des générations.
Participant
Mais on parle des remplacements liés à des fins de carrière. Quelle est la dynamique des remplacements pour cause d'arrêt économique d'exploitations agricoles ?
Participant
Est-ce qu'il y a beaucoup d'arrêts par faillite ou ?
Animateur Etienne Galvez
Ca on ne sait pas trop. On n'a pas trop d'informations -dessus.
Coanimateur Guillaume Martin
Il y en a forcément mais ça reste minime quand même.
Participant
Et il n'y a pas de zones particulièrement sinistrées de ce point de vue-.
Coanimateur Guillaume Martin
Non. Enfin j'ai l'impression quand même pour suivre quelques agriculteurs et par rapport à l'évolution sur ces dernières années qu'on a des zones quand même il y a un secteur autour de Decazeville il y avait beaucoup plus de pluriactivités avec des petites exploitations, parce que souvent ça venait en complément de l'activité minière et franchement il y a une sacré déprise parce que c'est plus viable. L'exploitation seule maintenantEnfin les gens qui travaillaient à la mine et qui en plus avaient 10/15 hectares, quelques vaches, aujourd'hui la mine n'y est plus et 10 hectares ce n'est pas viable non plus. ce secteur j'ai l'impression
Participant
C'est quoi ce secteur ?
Animateur Etienne Galvez
Decazeville, ce secteur est peu mourant. Du coup lié à un modèle de pluriactivité qui s'est effrité au moment de la fermeture de la mine.
Coanimateur Guillaume Martin
Oui et puis bon aujourd'hui la succession sur ces exploitations-n'y est plus de fait. parce que c'était souvent un complément de l'activité. Aujourd'hui à titre principal ça ne peut plus être ! Alors bon ça grossit un peu autour mais il n'y a plus beaucoup de dynamique agricole.
Participant
Sur le secteur du Quercy
Coanimateur Guillaume Martin
Oui les avants Causses du Quercy.
Participant
Il y a un secteur qui un peu en déprise ici aussi. C'est un peu moins dynamique. tu as un secteur qui est vachement dynamique c'est le Ségala, la zone Réquinoise qui ne va pas trop mal encore, le Lévezou aussi, les Causses ça dépend des secteurs mais ce coin-, la bande Nord
Coanimateur Guillaume Martin
Le vallon c'est quand même plus de petites exploitations donc on rejoint un peu cette même problématique.
Participant
Du coup est-ce que c'est lié quand même à des bassins d'habitations parce que on voit Villefranche, Rodez, ça paraît être des zones moins peuplées ou est-ce que ce n'est pas le cas ?
Participant
Non. Le secteur de Decazeville est peuplé
Participante
Mais il est en déprise c'est vrai. Mais bon il est peuplé quand même.
Participant
Il y a un des trucs que j'avais marqué sur la feuille qu'on a remplie au départ, ce sont les moyens de communications, les routes. L'Aveyron, moi je ne viens pas d'ici, j'ai l'impression vraiment que ça manque de routes quoi.
Coanimateur Guillaume Martin
Il y a en mais elles sont sinueuses.
Participant
Pour franchir les vallées
Coanimateur Guillaume Martin
Il y a des routes transversales mais après dans l'autre sens c'est catastrophique.
Participant
On s'habitue !
Participant
Et ça, je trouve çaLes échanges entre territoires c'est quand même important.
Participant
Du coup les grands axes routiers c'est Villefranche - Rodez.
Participante
C'est la Nationale et après c'est la D911 non ?
Participant
Ce secteur quand tu vas sur Conques
Coanimateur Guillaume Martin
Il y a l'A88. Baraqueville - Rodez
Participant
Ca amène une dynamique quand même les routes.
Coanimateur Guillaume Martin
Et après il y a une autre grosse route .
Animateur Etienne Galvez
Oui elles sont notées.
Coanimateur Guillaume Martin
Villefranche et celle qui descend sur Caussade.
Participante
Et qui va à Millau après.
Participant
La il y a un petit secteur qui est un peu mal desservi quand même.
Participante
Il a la nationale qui va à Decazeville aussi.
Coanimateur Guillaume Martin
C'est celle-qui est redevenue D140. Par contre c'est vrai que dans ce sens après
Participant
Il faut sauter les vallées.
Participant
L'A20 elle passe comme ça. Ca c'est celle qui va sur Figeac, ça circule bien quand même mais après
Animateur Etienne Galvez
Mais alors le lien a été fait entre : il y a de la déprise et spontanément il y a un manque de routes. il y a un lien de cause à effet c'est ?
Participant
Je pense que l'état des routes a un rôle vachement important dans les dynamiques d'échange entre territoires. Ne serait-ce que d'accès à certains opérateurs et à certaines choses.
Participante
Peut-être dans cette zone.
Coanimateur Guillaume Martin
, ce n'est pas terrible ici non plus
Participant
Je pense que les communications ont un rôle très important dans le développement de certaines activités notamment de l'agriculture. Les gens qui passent en camion chercher le lait, il y a des secteurs en Auvergne ils ne venaient plus car la route était pourrie. Il y a des bassins il n'y avait plus d'élevage laitierIl y a un rôle uniquement logistique.
Participant
Pour ce qui est de l'agriculture quand même on est plutôt sur une zone Causse donc avec des sols jonctionsPlus superficielle.
Participant
Beaucoup plus superficielle. Qu'on ne retrouve pas vraiment sur les autres parties sauf si on descend sur le Sud Aveyron.
Participant
Ce n'est pas la même dynamique sur le Causse Sud après. C'est un peu la déprise mais
Participante
Il y a l'AOC Roquefort qui soutient, qui aide beaucoup sur le Sud.
Participant
Il n'y aurait pas le côté Roquefort en bas ça serait
Participante
Il y a des zones de déprises quand même sur les Causses.
Participant
On est plutôt sur un secteur petites exploitations, morcelés, pluriactivités, pas de filières franchement structurantes sauf la viticulture.
Animateur Etienne Galvez
C'est quoi comme système ?
Participant
Plutôt petites exploitations, pluriactivités
Participant
Il y a du laitier un peu.
Participant
Oui mais pas de filières vraiment très structurantes. Pas de filières qui puissent tirer même des structures avec des petites surfaces.
Participant
Et ce n'est pas le territoire le plus plat qu'il y a en Aveyron.
Animateur Etienne Galvez
Il n'y avait pasNon la personne de #"41:12" n'est pas ici.
Coanimateur Guillaume Martin
Non
Animateur Etienne Galvez
Il y a une personne dans l'autre groupe qui suit les installations enfin une partie des installations, elle aurait pu nous dire un peu son point de vue.
Coanimateur Guillaume Martin
Oui mais -bas le diagnostic n'est pas le bon non plus.
Participant
Et même pour connaître un peu mieux les installations sur ce territoire vous allez sur Moyrazes, notamment sur la dynamique laitière il y a eu pas mal d'installations récentes de jeunes sur ce territoire-et quelques kilomètres plus loin sur Centrès depuis 10 ans il n'y a pas une seule installation donc même localement ça peut être très différencié mais en fonction de l'existence d'une dynamique locale et d'une filière.
Animateur Etienne Galvez
la dynamique tient à quoi ?
Participant
L'existence déjà de jeunes, enfin la présence de jeunes sur le territoire qui donnent envie à d'autres jeunes de s'installer et puis évidement avec les moyens d'installation qui vont avec et a contrario des secteurs plus fermés ou ma dynamique est moindre et qui donnent moins envie de s'installer. il y a aussi la dynamique locale qui est facteur entraînant quoi.
Animateur Etienne Galvez
Plus l'existence d'une filière qui porte.
Participante
Pour ma part pour le maraîchage par exemple sur Villefranche depuis 5 ans on doit être 5 maraîchers à s'être installés autour de Villefranche mais vraiment très proches parce qu'il y a les consommateurs qui sont .
Participante
Il y avait une volonté de Rodez de développer les maraîchages périurbains à un moment donné, je ne sais pas ce que ça a donné, c'était une volonté de l'ancienne, du cycle précédent de la municipalité actuelle donc je ne sais ce qu'est devenu ce projet mais en tout cas l'idée c'était de contribuer à l'installation de maraîchers autour de Rodez, aux alentours immédiats de Rodez.
Participant
En septembre, octobre, c'est un peu tombé à l'eau à cause de la problématique d'accès au foncier. Trouver le foncier pour faire ça. Il y a eu des conflits avec les personnes déjà installées. ils avaient en optique certaines zones et il y a eu des gros confits fonciers. Ca a stoppé les réflexions.
Participante
D'accord. Dommage.
Participante
C'est souvent ce qui bloque l'installation de nouveaux aussi c'est qu'il n'y a pas trop de places, enfin il y en a qui ne laisse pas la place.
Participant
Oui c'est vrai.
Animateur Etienne Galvez
Ca veut dire quoi il y en a qui ne laisse pas la place.
Participante
Enfin c'est un peu la problématique, c'est que pour vivre de son activité il faut de plus en plus de surface, enfin je ne sais pas exactement pourquoi mais en tout cas ça fait que le prix du foncier augmente parce qu'il est très recherché et que les jeunes qui veulent s'installer n'ont pas
Animateur Etienne Galvez
C'est le prix en fait.
Participant
Le prix du foncier est relativement élevé dans l'Aveyron.
Participant
C'est le prix du notaire ou la taxe foncière ?
Participante
Non, c'est le prix à l'hectare qui est surévalué parce que tout le monde le veut.
Animateur Etienne Galvez
Oui c'est le prix du foncier.
Coanimateur Guillaume Martin
Quand on dit qu'il est élevé en Aveyron il y a des différenciations, par exemple un hectare de terre ne vaut pas un hectare de terre ou .
Participant
Est-ce que le profil spatial des dynamiques d'installation correspond aux variations interzones de prix ?
Participant
Je ne pense pas que le prix influe.
Participant
Ce n'est pas le prix.
Participante
Non, parce que si le prix est élevé c'est qu'il y a de la dynamique à cet endroit, donc les gens veulent s'installer quand même, même si le prix est élevé.
Participant
Il y a plusieurs aussi au niveau du prix. Il y a des zones encore il y a une proportion d'agriculteurs assez importante avec des tailles plutôt moyennes donc des exploitations qui ont plutôt envie de progresser en terme de surface, c'est plutôt le cas du Ségala on est sur des zones…, après quand vous allez sur des zones Causses il y a déjà des exploitations beaucoup plus importantes la pression sur le foncier elle y est forcément moins.
Animateur Etienne Galvez
Donc il y a un gradient si je comprends bien. Plus on s'approche de Ségala
Participant
Voilà, Levézou aussi et puis bien je pense que les hectares autour des centres urbains coûtent relativement chers mais pour d'autres raisons aussi. On prend la pression de l'urbanisation et c'est vrai que c'est un peu plus compliqué pour se rapprocher quoi.
Participant
J'ai discuté avec des gars sur le Larzac, il y a des terres qui se vendaient 3 000 euros l'hectare il n'y a si longtemps que ça et aujourd'hui on est sur du 7 000/8 000 euros.
Animateur Etienne Galvez
Sur le Larzac ?
Participant
Sur les Causses. Il y a des zones il y a de la pression foncière alors qu'il n'y a aucune raison qu'il n'y en ait.
Participante
Et le fait qu'il y ait des politiques d'urbanisme ça n'influe pas sur le produit foncier ? Parce que normalement quand il y a un PLU on sait quelles zones vont être urbanisées, quelles zones ne vont pas l'être.
Participant
Oui mais les choses évoluent. Les PLU il n'y en a pas dans toutes les communes.
Participante
C'est de la spéculation en fait.
Participant
Dans les petites communes, c'est la carte communale et c'est ça.
Participante
Oui, c'est ça.
Coanimateur Guillaume Martin
Des PLUI oui tout à fait.
Participant
Il y a en beaucoup des cartes communales sur ce secteur parce que
Participant
Oui. Montbazin, ils viennent d'attaquer le projet de PLUI sur ce secteur-.
Animateur Etienne Galvez
C'est ?
Participant
C'est ici.
Animateur Etienne Galvez
Vous pouvez le tracer à la limite. En fait les documents d'urbanisme c'est un des premiers outils effectivement pour maîtriser
Participante
Définir quelle est la zone qui va être dévouée à l'agriculture et celle qui va être urbanisée.
Animateur Etienne Galvez
Oui mais maîtriser la spéculation foncière aussi.
Participante
Je suis membre de la CDCEA depuis pas longtemps et c'est vrai qu'il y a toujours une volonté d'aller au-delà
Coanimateur Guillaume Martin
C'est pareil il y a un PLUI .
Animateur Etienne Galvez
Qui vient d'être engagé.
Coanimateur Guillaume Martin
En cours
Animateur Etienne Galvez
La CDCEA c'est la Commission Départementale de Consommation des Espaces Agricoles.
Participante
Oui c'est ça. Mais c'est en train de changer. Logiquement ça aurait du déjà changer.
Participante
Cette année.
Participante
Alors comment ça s'est passé justement pour accéder aux terres… ?
Participante
Moi, j'ai de la chance en fait parce qu'on est 5 et on a acheté une ferme à 5 donc on avait des sous et on a pu acheter 3 hectares de terres avec un corps de ferme au milieu et la SAFER ne nous a pas bloqués
Animateur Etienne Galvez
Elle a validé le projet.
Participante
Parce qu'en fait elle ne nous a rien demandés mais vu qu'il n'y avait que 3 hectares et un gros corps de ferme ça ne pouvait pas être dispatché parmi les agriculteurs qui auraient voulu grappiller. Du coup on a eu le droit d'avoir cette petite surface. Mais je pense que sinon ça n'aurait pas été aussi facile.
Coanimateur Guillaume Martin
Et vous avez tout en indivision ? Comme ça se passe ?
Participante
En SCI.
Coanimateur Guillaume Martin
D'accord. Société Civile Immobilière.
Participante
Mais c'est un coup de chance je pense.
Coanimateur Guillaume Martin
Et le choix de Villefranche, ça a été une opportunité ?
Participante
C'est vrai on a découvert Villefranche au hasard mais c'est une petite ville très dynamique plein de jeunes qui font bouger un peu la vie locale et oui ça nous a donné envie de s'installer .
Animateur Etienne Galvez
C'est sur #"49:17" c'est ça ?
Participante
Oui
Participant
Pour répondre à votre question, il y a quand même sur le département des structures qui visent à favoriser l'installation des jeunes et la création de valeur ajoutée par actif. Sur cette installation vous répondez à tous ces critères. Même s'il y avait concurrence sur le foncier, il y a des chances que vous rentriez quand même dans les critères.
Participante
Oui sauf que le jour on a acheté ce lieu je n'avais pas du tout écrit mon projet d'installation et c'est passé alors que sinon la SAFER aurait voulu
Participant
Un dossier déjà ficelé. On est d'accord. c'est une autre problématique.
Animateur Etienne Galvez
Et vous avez suivi un parcours à l'installation ?
Participante
En deuxième étape. Après avoir pu acheter on lance l'installation agricole c'est une autre démarche.
Coanimateur Guillaume Martin
On peut peut-être passer au second thème.
Participant
Sur qualité on a mis l'AOC Marcillac mais il y a tout un tas d'IGP sur la zone-. Que ce soient les productions fromagères ou productions de viandes, de labels il y a tout un tas de démarches
Animateur Etienne Galvez
Il y a l'agneau Pays d'Oc qui
Participant
Il y a plein de labels rouges, je ne sais pas combien il y en a mais je crois que l'Aveyron c'est un des départements il y a le plus de démarches qualités en France. je ne les ai pas toutes en têtes mais il y en a un paquet.
Participante
Quand je vous dis que c'est un département innovant.
Animateur Etienne Galvez
On peut passer effectivement à l'item du vivre ensemble, construire, vivre et travailler ensemble. ce qui avait été dit c'est remettre l'agriculture au cœur de la vie sociale en milieu rural, représentation de l'agriculture dans des projets de territoires, dans des constructions de projets de territoire, ne pas se couper des attentes de la population rurale dans son ensemble, faire reconnaître le métier de l'agriculteur et c'est peut-être à travers ça qu'on peut commencer. Il y a la thématique des néoruraux qui viennent s'installer à la campagne et ça pose un certain nombre de problèmes donc faire reconnaîtreEst-ce que ce problème est sous-jacent à ce qui est écrit , c'est-à-dire faire reconnaître le métier d'agriculteur par la société civile c'est pour justement éviter ces problèmes de voisinage, d'incompréhension entre l'agriculteur qui fait son métier depuis 50 ans sur place et un nouveau rural qui vient et qui a des nuisances sonores ou bien c'est simplement valoriser le métier le métier de l'agriculteur ?
Animateur Etienne Galvez
Je pense que c'est lui redonner sa place au sein de la société, au sein de tout ça.
Coanimateur Guillaume Martin
Est-ce qu'il y a des communes dans lesquelles il y a eu des conflits agriculture/citoyen non-agriculteur qui auraient été
Participante
Je ne crois pas.
Participante
Il me semble qu'il y a une vingtaine d'années le syndicat majoritaire avait lancé une démarche de charte locale qui visait justement à minimiser les conflits, à une meilleure concertation
Animateur Etienne Galvez
Les conflits, vous parlez de quels conflits ?
Participant
Les conflits de voisinage, les nuisances olfactives ou sonores.
Participant
Le projet de la fameuse porcherie à Cassanus , Causse-et-Diège, médiatisé
Participant
Hyper médiatisé.
Animateur Etienne Galvez
Mais ce sont des conflits qui existent de manière sous-jacente depuis déjà pas mal de temps ?
Participant
Il y a eu cette initiative-à un moment mais je ne sais pas ce que ça a donné.
Participant
Je pense qu'il y a eu une volonté de certains de le médiatiser pour lui donner de l'ampleur.
Participant
Ce conflit sur la porcherie ça date.
Animateur Etienne Galvez
Il y a 2 ans. Il y avait un projet de porcherie ici avec dessous des grottes. avec une grosse interrogation et le souci notamment des spéléologues de voir effectivement des rejets issus de la porcherie "industrielle" arriver sur le site de Foissac et en parallèle à quelques centaines de mètres de la porcherie une entreprise prévoyait de s'y installer. Une entreprise de Capdenac qui prévoyait d'agrandir son site et sachant que c'est une entreprise qui mise beaucoup sur le développement durablev
Participante
C'est la qualité de l'eau la question.
Participante
La qualité de l'eau tout à fait et du coup l'entreprise remettait en question son installation du fait de la délivrance du permis de construire.
Participante
Elle ne l'a pas remise en question définitivement du coup.
Participant
Je ne pense pas. Ce n'est pas complètementfinalement je crois qu'ils vont venir s'installer. C'est marrant parce qu'il y a un DIP qui a été proposé par l'entrepriseParce que l'entreprise Nutergia était prête a aidé financièrement le producteur, le porteur du projet de porcherie pour qu'il transforme son projet en bio.
Participant
En porc plein air.
Animateur Etienne Galvez
Voilà. Finalement ça n'a pas été jusqu'au bout mais il y a eu un conflit largement médiatisé autour de ce projet.
Participant
Est-ce que ça a donné lieu à un débat localement ?
Participant
Ca a plutôt donné lieu à des attaques par voie de presse, pas franchement de concertation
Participant
Il n'y a pas eu d'ateliers participatifs.
Participant
Je ne crois pas. Je n'en ai pas eu écho.
Coanimateur Guillaume Martin
Du coup c'est le seul exemple sur les 10 dernières années de conflits ?
Participante
De conflits entre agriculteurs et société civile ?
Coanimateur Guillaume Martin
Oui.
Participante
Il y en a un petit , dont on n'a pas entendu parler, il est hors zone mais concerne quand même l'Aveyron. Et il y a eu un autre, je ne sais pas si Vimenet est dans le secteur mais quand même on en a pas mal parlé.
Participant
C'est plus en amont.
Participante
C'est plus en amont. D'accord. Vimenet, c'est un barrage. C'est un peu ancien comme projet mais il ressort, je ne sais pas s'il est dans la charte, je n'ai pas regardé.
Coanimateur Guillaume Martin
Je crois qu'ils ne l'ont pas remis.
Participante
Pareil, c'est un barrage pour l'irrigation, donc un conflit entre agriculture et société civile.
Participant
Mais je pense que le projet de charte à l'époque ça répondait plutôt à un besoin de fluidifier les relations mais un petit peu au quotidien à une échelle plus large. Des petits conflits d'usage, des voies de communication, des épandages à des périodes qui ne sont pas forcément les meilleuresMoins focaliser sur des projets emblématiques mais sur des problèmes de vie ensemble.
Coanimateur Guillaume Martin
Sur le quotidien.
Animateur Etienne Galvez
Et cette charte a été signée ?
Animateur Etienne Galvez
Non, je ne crois pas que ça est abouti.
Participant
pour l'avoir connu sur ma commune non, mais ce qui avait été demandé par la profession agricole c'est que les nouveaux arrivants l'aient à disposition, qu'ils puissent - même pas qu'ils puissent la consulter - mais qu'elle leur soit délivrée quand ils décident vraiment de s'installer sur la commune. Après ça peut être un papier qui part à la poubelle directement aussi.
Animateur Etienne Galvez
Mais les communes l'ont porté.
Participant
Oui, les communes l'ont porté. Moi personnellement sur la commune de Canejan je suis la commune l'a portée parce que justement il y avait des tensions et des tensions pour des broutilles.
Animateur Etienne Galvez
Des tensions sur quoi ? Quelles sont ces broutilles ?
Participant
Ca a été par rapport justement à un problèmeIl n'y avait de PLU donc ça a été des constructions notamment de lotissements à proximité d'exploitations et avec des soucis pour les agriculteurs concernés par rapport à l'agrandissement des bâtiments, des choses comme ça.
Animateur Etienne Galvez
D'accord
Participant
Et après cette notion de bruit, des vaches qui font leurs besoins sur la routeque tout le monde connaît.
Participant
Des produits phyto aussi, on a des exemples liés à l'utilisation de produits phyto, pulvérisation à proximité d'habitations il y a eu quelques conflits. Après qui a tort qui a raison, ça, je ne peux pas vous le dire mais
Participant
Personne n'a jamais tous les torts ou toujours raison.
Participant
Mais après on sent qu'il y a quelques conflits à ce niveau-.
Coanimateur Guillaume Martin
Et quelle est la part des actifs agricoles et des filières agricoles sur les actifs totaux dans l'Aveyron ?
Participante
Agroalimentaire inclue ?
Coanimateur Guillaume Martin
Oui
Participante
C'est beaucoup je pense. Si vous incluez l'agroalimentaire ça fait du monde.
Participante
Il n'y a pas de gros bassins industriels ou tertiaires.
Coanimateur Guillaume Martin
Oui il y a une alter dépendance agriculture société qui est assez forte.
Participante
Oui
Participante
Par contre pour répondre un petit peu à la question sur l'enjeu, il me semble que c'est important de noter les démarches territoriales qu'il y a. Celles des Pays effectivement qui sont en train de seDans le domaine qui est le mien à savoir celui de l'eau, il y a deux projets sur le territoire. Il y a le petit contrat territorial Serène ici l'idée c'est dans une démarche transversale d'associer tous les acteurs autour de la ressource en eau. À ce titre, les acteurs agricoles se retrouvent associer dans cette démarche - quand je dis acteurs agricoles, la chambre d'agriculture est invitée, l'IRVA, les syndicats agricoles locaux, la DASEA etc., on essaie d'associer au maximum ces acteurs - et il y a également un projet de contrat de rivière qui est encours qui est au stade de dossier sommaire qui doit être examiné par le comité de bassin dans un mois à l'échelle du bassin versant Aveyron amont c'est-à-dire depuis la confluence du Viaur, iciEnfin on va faire dans le sens coule la rivière, depuis les sources de Séverac-le-Château jusqu'à la confluence du Viaur. Donc ce territoire ici représente grosso modo en en terme de surface territoriale 50 %, un peu plus de 50 % du bassin versant, de la démarche de contrat de rivière. Et en terme de population c'est 80 %.
Participant
Quel est le but du contrat ?
Animateur Etienne Galvez
Alors le contrat de rivière, vous l'avez compris c'est en cours de définition son contenu. L'enjeu principal de ces outils que ce soit le contrat de rivière, un contrat territorial de bassin, c'est d'améliorer et reconquérir, préserver la qualité de l'eau et des milieux aquatiques mais dans une logique de développement durable c'est-à-dire qu'on narrive pas pour dire, on met la nature sous cloche et puis on met en place des actions. Non. L'idée c'est d'essayer de bien sûr continuer à vivre avec les activités locales et notamment avec l'agriculture qui est très présente et de trouver des solutions, c'est on rejoint aussi l'innovation pour essayer de concilier les deux. C'est-à-dire protection, préservation de l'environnement, reconquête et le fait de perdurer au niveau des activités notamment l'agriculture.
Participant
la c'est la démarche création d'un contrat de rivière.
Animateur Etienne Galvez
Tout à fait.
Participant
Et
Animateur Etienne Galvez
C'est le contrat territorial.
Participant
Le contrat territorial qui est en train d'être élaboré.
Animateur Etienne Galvez
Non, il est phase de déclinaison sur 2014/2018.
Animateur Etienne Galvez
D'accord.
Valérie Ferlet-Boulard
Mais par contre il y a le Viaur qui fonctionne déjà sur une partie du territoire.
Participant
Tout à fait.
Valérie Ferlet-Boulard
Contrat de rivière Viaur qui est en train de passer en SAGE.
Participant
En SAGE.
Valérie Ferlet-Boulard
Et qui a déjà eu des démarches expérimentales notamment - expérimentales je ne sais pas si c'est le bon terme mais - avec l'agriculture notamment sur les itinéraires techniques qui sont utilisés et en particulier sur le secteur , Lévezou.
Participant
Le Viaur, plus ou moins on va faire comme ça, ça fait ça. Plus ou moins c'est ça. Contrat rivière Viaur.
Valérie Ferlet-Boulard
Qui lui existe depuis 2000 je crois.
Participant
Il y a eu deux contrats de rivière.
Participant
Une première sollicitation de financements en 2002 mais l'accord de l'agence ça a été en 2006.
Valérie Ferlet-Boulard
Non, c'est antérieur parce que nous, on travaille avec eux depuis beaucoup plus longtemps.
Valérie Ferlet-Boulard
Sur le contrat.
Valérie Ferlet-Boulard
Ah oui. Sur la sensibilisation alors après ils étaient peut-être en construction du contrat.
Valérie Ferlet-Boulard
La première version avait été refusée mais il y avait peut-être déjà des actions.
Valérie Ferlet-Boulard
En tout cas en sensibilisation
Animateur Etienne Galvez
Contrat de rivière Aveyron.
Participant
dans ces contrats il y a des objectifs avec des indicateurs qualités, quantité ?
Participant
Tout à fait.
Valérie Ferlet-Boulard
, par exemple sur le contrat rivière Viaur l'un des objectifs c'était le filtrage de l'eau des rivières, un truc très concret.
Animateur Etienne Galvez
Comment il s'appelle le contrat de rivière ?
Participant
Aveyron amont.
Participant
Aveyron aussi ?
Valérie Ferlet-Boulard
Aveyron je suppose que oui aussi, je ne sais pas.
Valérie Ferlet-Boulard
Oui, enfin nous, c'est le deuxième contrat et sachant qu'il y en a eu un à l'époque mais qui est très ancien entre 90 et 96, mais qui était dans la logique de l'époque, à savoir le développement durable dont la notion sortait tout juste, c'était un contrat de rivière assainissement dont l'enjeu c'était de mettre en place des stations d'épuration un petit peu dans tous les villages.
Valérie Ferlet-Boulard
Et l'entretien ?
Valérie Ferlet-Boulard
Et l'entretien effectivement des cours d'eau. Et , c'est une autre approche effectivement plus transversale on travaille bien sûr sur la qualité de l'eau, sur les aspects quantitatifs, sur les aspects aussi milieu de plus en plus. Par exemple il y a des enjeux de continuité sur la rivière Aveyron mais aussi sur la rivière Viaur à savoir l'enjeu de rendre les ouvrages franchissables par les poissons migrateurs en terme de remontée enfin de montaison et dévalaison.
Participant
Continuité
Animateur Etienne Galvez
Oui
Jeanne Sabatier
Moi je voulais revenir sur le côté faire reconnaître le métier d'agriculteur. Ce que je voulais dire c'est qu'on demande beaucoup aux agriculteurs de faire attention à l'environnement, de ne pas mettre un barrage , de ne pas mettre une porcherie mais j'ai l'impression des fois que les agriculteurs sont un peu réticents à changer et j'imagine que oui ça peut être difficile de se remettre en question quand on est toujours sollicité pour faire mieux que ce qu'on fait déjà et je pense qu'il y a besoin de reconnaissance pour que les agriculteurs osent se remettre en question et changent leur système. mais il faut d'abord que la société civile reconnaisse leur travail, reconnaisse qu'ils bossent comme des fous et qu'elle achète aussi leurs produits. Parce qu'on dit faut consommer bio, faut consommer local mais il faut le faire quoi ! Et une fois que les agriculteurs vivront bien de leur métier peut-être que ce sera plus simple de se dire effectivement je vais faire des cochons bio au lieu de faire un truc industriel. Enfin c'est un peu utopique
Valérie Ferlet-Boulard
Justement ce type de démarches ça ne contribue pas à recréer ce lien ?
Jeanne Sabatier
Si mais c'est à petite échelle. J'ai l'impression que ces petites choses ce sont quelques consommateurs alors qu'il y a plein de producteurs qui veulent vivre de leur activité bien et aujourd'hui ce sont surtout Auchan et Géant Casino qui propose des filières de vente.
Animateur Etienne Galvez
Donc le consommateur a sa part de responsabilité.
Jeanne Sabatier
Oui et il faut vraiment qu'il se bouge.
Jeanne Sabatier
Pour corroborer ce que vous dites, on voit dans les discussions pour l'appropriation des techniques de TCS ou de semi-directs, il y a une prise de risque de la part de l'agriculteur pour certains qui sont vraiment en situation tendue, ils sont très réticents à prendre ces risques pour transformer leur système parce qu'effectivement économiquement si ça coince, ils risquent de basculer.
Jeanne Sabatier
Et il n'y a pas grand monde pour les soutenir dans les risques qu'ils prennent.
Jeanne Sabatier
C'est ça.
Participant
C'est difficile. Tout changement quel qu'il devrait passer principalement par le changement deTout à l'heure je parlais d'autonomie de décision, c'est toujours difficile, souvent on se dit je vais faire un choix ça va être bien mais tant que consciemment on n'en est pas persuadé
Valérie Ferlet-Boulard
De toute façon la réticence au changement elle est en fin de compte, elle est du côté de la société civile qui n'est pas forcément prête à changer son mode de consommation et de côté des agriculteurs qui sont face aussi à des choix d'investissement et de fonctionnement.
Participant
Tant qu'on nest pas persuadé. On se dit c'est la société par exemple tous les jours je pense qu'on se le dit tous, c'est la société ça ne va pas et puis le voisin il dit pareil la sociétéEt finalement quand je dis la société je pense à mon voisin et quand il dit la société il pense à moi donc
Coanimateur Guillaume Martin
La société c'est nous.
Participant
Et tant qu'on ne change pas nous-mêmes ça ne changera pas. C'est philosophique mais
Animateur Etienne Galvez
Alors j'ai mis consommation en post-it juste pour reprendre un l'idée que construire et vivre ensemble, faire reconnaître le métier d'agriculteur
Coanimateur Guillaume Martin
Consommation
Animateur Etienne Galvez
Non j'ai mis consommateur.
Coanimateur Guillaume Martin
Consommation responsable.
Animateur Etienne Galvez
Consommateur responsable.
Valérie Ferlet-Boulard
Dans ces démarches de territoire dont on a parlé c'est vrai que les consommateurs sont les grands absents en fait. Il y a des gens qui vivent sur le territoire mais en tant que consommateurs ils n'y sont pas dans ces démarches de territoire.
Animateur Etienne Galvez
Par exemple aujourd'hui, c'est ça, ce que vous dites ? Aujourd'hui
Valérie Ferlet-Boulard
Aujourd'hui il n'y a pas d'associations de consommateurs.
Animateur Etienne Galvez
Aujourd'hui on est tous consommateurs
Valérie Ferlet-Boulard
Oui mais on n'est pas pour représenter les consommateurs.
Animateur Etienne Galvez
Mais il n'y a pas une société civile viable en tant que consommateurs citoyens.
Participant
Ca dépend à quelle échelle et sur quels outils. Sur un SAGE il y a une association de consommateurs automatiquement.
Valérie Ferlet-Boulard
Qui représente les usagers.
Participant
Sur le projet de Rodez, le PVC (Plan de Vente Collectif) il y a 50 agriculteurs qui sont en train de s'organiser il y a une part dans le conseil d'administration enfin dans le comité de pilotage, il y a une part de consommateurs. C'est une manière un peu nouvelle de voir les choses, c'est-à-dire que du producteur au consommateur il y a quand même un échange, une réflexion commune.
Valérie Ferlet-Boulard
Et c'est un financement participatif.
Animateur Etienne Galvez
D'accord.
Animateur Etienne Galvez
À travers la démarche label aussi on sollicite les consommateurs pour les tests sensoriels qu'on est censé faire tous les ans sur le produit même mais même ça, c'est compliqué
Animateur Etienne Galvez
De trouverParce que c'est vrai on peut dire le consommateur mais moi qui fais les invitations par exemple pour cette journée comment je fais, comment vous faites ?
Animateur Etienne Galvez
C'est simple on lance comme un appel d'offres en disant
Valérie Ferlet-Boulard
Après il y a des techniques de tirage au sort mais après il faut avoir la légitimité pour l'organiser.
Valérie Ferlet-Boulard
Tout à fait, on fait passer des annonces en précisant que ça n'engage pas beaucoup et
Participant
Bonne viande de qualité gratuite
Animateur Etienne Galvez
C'est pour dire qu'effectivement quand on parle d'eux des fois ils n'y sont pas. On a du mal à les
Participant
sont-ils ?
Valérie Ferlet-Boulard
Il y a plusieurs associations de consommateurs.
Participant
UFC Que Choisir
Valérie Ferlet-Boulard
Il y a plusieurs associations de consommateurs dans l'Aveyron et voilà après ce sont des bénévoles, ils ne sont pas forcément très disponiblesLa #"01:10:21" ils ont quelqu'un qui est sur la défense des consommateurs et qui à du mal du coup à dégager du temps sur le reste, sur la construction de projets du territoire. Mais c'est dommage. Ca peut être un point faible.
Coanimateur Guillaume Martin
Tout à fait.
Coanimateur Guillaume Martin
S'il y a des marques ou des labels, Ils ont peut-être des fichiers de clients qui les soutiennent. Ca peut être une piste.
Valérie Ferlet-Boulard
Oui, les Loco-Motivés par exemple ils ont leurs clients. Il faut s'inscrire pour participer doncAprès le Drive c'est pareil il faut s'inscrire.
Participants
Oui
Participant
Après on a souvent tendance en faisant çaEnfin le carnet d'adresses qu'on a qui tombe sous la main rapidement ce sont toujours les mêmes. Toujours les mêmes personnes. Et eux sont déjà sensibilisés.
Valérie Ferlet-Boulard
Ce ne seront pas forcément les consommateurs qu'on souhaite toucher.
Animateur Etienne Galvez
Alors consommateurs, on a eu la partie consommateurs. On avait parlé de renouvellement du tissu rural il me semble, on avait parlé de la thématique d'installation, donc à la limite on peutS'il y a des choses qui veulent être ajoutées -dessus.
Jeanne Sabatier
J'aurais bien juste rajouté que l'ADEAR du coup ils ont toute une partie transmission - je ne sais pas comment on peut appeler ça mais - ils accompagnent les agriculteurs sur la transmission, il y a sûrement la Chambre qui fait ça aussi.
Coanimateur Guillaume Martin
Mais via du parrainage ou… ?
Jeanne Sabatier
Un peu toute forme deDéjà il y a des rencontres entre ceux qui veulent transmettre et ceux qui veulent s'installer.
Animateur Etienne Galvez
Installation des
Animateur Etienne Galvez
S'il y a une couveuse comme ça commence à se faire pas mal sur le département.
Participant
Une couveuse c'est quand même assez rare.
Participant
Il y en a une dans l'Aude, dans le Gers il y en a une en cours de montage
Coanimateur Guillaume Martin
La Chambre porte un fichier qui s'appelle le RDI (Répertoire Départ Installation) qui vise à mettre en contact justement l'offre et la demande mais ce n'est pas vraiment une couveuse mais ça permet en tout cas de regrouper en un lieu avec un animateur accompagnateur dédié au projet de transmission, de mettre en contact l'offre et la demande. C'est un outil qui existe.
Participante
Comme outil mais nationale il y a Terre de Liens mais qui n'est pas présent je crois en Aveyron.
Participante
Ca c'est un outil de portage des Pyrénées. C'est pour du foncier.
Participante
Mais je crois qu'ils n'ont pas de liens en Aveyron.
Coanimateur Guillaume Martin
Ils accompagnent plutôt des projets de maraîchage quand même. Ils ont des filières très ciblées.
Coanimateur Guillaume Martin
Ils accompagnent plutôt des projets de maraîchage quand même. Ils ont des filières très ciblées.
Animateur Etienne Galvez
Est-ce qu'il y a encore des choses à dire -dessus ou on passeparce que çà a été anticipé, j'ai entendu prise de risques. Les agriculteurs qui prennent des risques mais quelque part c'est difficile de s'engager dans ces démarches à risques parce qu'ils doivent faire vivre une famille, c'est une activité économique avant tout, les TCS donc voilà comment on fait pour accompagner le changement, des innovations en terme de pratiques, de nouvelles pratiques à l'échelle de la parcelle mais aussi il y a des innovations valorisation des déchetsDonc voilà on peut aborder cette rubrique-. On a parlé de la formation, enseignement agricole mais c'était comme un atout du territoire - on peut aussi mettre les atouts sur le territoire - qui peut dans une certaine mesure accompagner du changement. L'adaptabilité pour être résiliant au changement climatique, transition énergétique, efficience agronomique.
Coanimateur Guillaume Martin
Peut être qu'on peut commencer en disant est-ce qu'il y a des CETA qui fonctionnent particulièrement bien sur le territoire et qui sont porteurs ? Par exemple dans le Gers il y a les CETA d'Oc qui sont très en pointe sur tout ce qui est technique cultures simplifiées, culture sous couvert tout ça. Est-ce qu'il y a des CETA avec une identité comme ça sur le département ?
Participants
Qu'est-ce que c'est CETA ?
Coanimateur Guillaume Martin
CETA c'estVas-y.
Participant
De ce que je connais CETA se sont des regroupements d'agriculteurs qui paient des techniciens pour accompagner l'innovation qu'ils souhaitent porter. Sur l'Aveyron que je sache, il n'y en a pas beaucoup.
Coanimateur Guillaume Martin
Ce sont les agriculteurs qui sont acteurs de la construction de l'innovation.
Participant
Mais ce n'est pas sous forme de CETA. Aujourd'hui il y a GIEE qui a cette vocation-.
Coanimateur Guillaume Martin
Typiquement si vous connaissez André Pochon en Bretagne qui est à l'origine du développement des systèmes à base de prairies à base de ray gras trèfle. Ce gars-à l'origine il a beaucoup fonctionné à partir de CETA pour améliorer collectivement les performances des exploitations et apprendre mutuellement des expériences conduites individuellement dans les fermes. Donc je sais qu'il y a un CETA de l'Herbaulais #"01:15:59" sur la zone des Causses qui vise à accompagner les exploitations en zone Roquefort qui sont plutôt dans une dynamique de valorisation de l'herbe mais je connais mal les autres.
Animateur Etienne Galvez
Il y a l'Union des CETA AGRO d'OC.
Coanimateur Guillaume Martin
Non AGRO d'OC ce sont les CETA d'Oc. C'est la coopérative qu'il y a derrière les CETA d'Oc.
Animateur Etienne Galvez
D'accord.
Participant
Je ne pense pas qu'il y est des formes comme ça. Il y a des formes associatives ou des formes des opérateurs qui font du conseil de manière participative avec des agriculteurs. Après pour la forme CETA je ne suis pas persuadé.
Coanimateur Guillaume Martin
Les CETA sont beaucoup parties des zones céréalières par rapport à tout ce qui est pratique cultural et tout ça. On n'est pas vraiment dans ces zones-donc on connaît moins ces pratiques-.
Participant
Ca commence à émerger sous forme de GIEE maintenant, il y a des lignes de financement
Animateur Etienne Galvez
Il y a en a déjà d'identifiées des GIEE dans le territoire ?
Participant
Je sais que sur le Sud Aveyron, la Chambre est en train d'en porter 2.
Participant
C'est la chambre qui porte ces démarches.
Participant
Pas simplement, non. Tout opérateur, j'imagine que l'ADEAR en porte aussi, des regroupements d'agriculteurs qui souhaitent se constituer en GIEE aussi, ils peuvent rechercher des financements et se trouver un technicien après.
Animateur Etienne Galvez
Opérateurs de l'innovation, on peut essayer de les noter. Il y a l'AVEM en bas sur Millau qui intervient sur la partie laitière .
Participant
Oui mais qui monte jusqu'au Lévezou.
Animateur Etienne Galvez
Oui ils font tout le bassin laitier en Roquefort.
Participant
UNOTECH.
Animateur Etienne Galvez
Oui UNOTECH qui intervient aussi sur le même bassin.
Coanimateur Guillaume Martin
Plus haut ça monte jusqu'au Lévezou.
Participante
aussi Roquefort.
Animateur Etienne Galvez
Je ne crois pas que l'AVEM monte aussi haut. Ils vont jusqu'à Rodez guère plus haut.
Participante
Et c'est débrouillez-vous ?
Animateur Etienne Galvez
AVEM c'est Association Vétérinaires Éleveurs du Millavois. Ce sont des vétérinaires et il y a un agronome qui fait des appuis, conseils et actions participatives avec les agriculteurs en agronomie et sur les médecines alternatives. UNOTECH qui fait du conseil et aussi fourragère et génétique. C'est une association ? Vous les Veaux du Ségala ?
Participant
C'est une association oui.
Animateur Etienne Galvez
C'est un statut associatif. C'est pareil vous avez de l'appui technique sur
Participant
On ne fait pas d'appui technique.
Animateur Etienne Galvez
Vous ne faites pas d'appui technique ?
Participant
Non, en fait on renvoie l'appui technique plutôt au technicien Chambre.
Animateur Etienne Galvez
Il y a la Chambre.
Participante
De mon point de vue, entre la Chambre, l'APABA et l'ADEAR on a déjà plein de réponses en terme de formation. On peut souvent proposer des thèmes de formation.
Participante
Pendant un temps il y avait la cellule assistance pour les zones humides. Est-ce qu'elle existe toujours ?
Participant
La CATZH qui a un rayonnement départemental. Il y en a a minima une par département et dans l'Aveyron c'est porté par l'ADASEA.
Animateur Etienne Galvez
D''accord, alors Cellule d'Assistance Technique Zones Humides.
Participant
Ca a été créé en fait par les agences de l'eau. Le principe c'est incitatif via une aide d'ingénieurs, techniciens. Ils sont pour apporter des conseils en terme de valorisation des zones humides.
Animateur Etienne Galvez
D'accord.
Participant
Les répertorier déjà.
Participant
Oui les répertorier.
Animateur Etienne Galvez
Conseils auprès de ?
Participante
Sauf que les répertorier c'est
Participant
Conseil auprès des porteurs de projets. Ca peut être des agriculteurs mais aussi des collectivités. par exemple à Rignac, il y a une zone humide qui vient d'être achetée par la commune et réhabilitée, 4 hectares de zones humides réhabilités, ouverts au public avec des panneaux d'informations, de sensibilisation. ceux qui connaissent, elle est au bord de la rocade, il y a des jardins potagers en parallèle aussi qui ont été faits à Rignac sur la zone humide.
Participant
Il faut de l'appui aussi ? Financement depour l'eau des animaux en bord de rivière.
Animateur Etienne Galvez
C'est .
Participant
Et puis il y a aussi nos structures, que ce soit sur le contrat de rivière Viaur ou sur le contrat territorial Serène il y a de la coanimations bien souvent avec des interlocuteurs agricoles locaux, techniciens chambres d'agriculture, techniciens ADASEA ou autres pour justement mettre en place des techniques innovantes en divers domaines, techniques agronomiques. On a l'exemple avec le Viaur qui est un petit peu plus avancé que nous avec une chargée de missions, une agronome qui gère plus précisément ces dossiers avec des zooms faits sur certains agriculteurs. Pour le Viaur, c'est le cas du Cône du côté de Durenque. Et pour nous notre laboratoire c'est justement le contrat territorial Serène on est un petit peu moins avancé puisque, comme je l'expliquais on vient de lancer en fin 2014 ce projet mais on essaie de créer des liens, de créer des ponts avec de journées techniques, des journées "coin de champs" on va vulgariser toutes ces techniques.
Animateur Etienne Galvez
Donc il y a de la coanimation avec la Chambre d'agriculture.
Participant
Tout à fait. Principalement mais pas uniquement qu'eux.
Participant
Dans le bassin Ségala, je ne sais pas elle se situe exactement, il y a l'association Clé de Sol.
Animateur Etienne Galvez
C'est plus à l'Est du département ?
Participant
Non, il me semble qu'elle est par-.
Participant
C'est départemental. C'est une association portée par des agriculteurs dans le but de développer TCS et techniques de réductions d'intrants.
Animateur Etienne Galvez
Clé de Sol.
Participante
Et est-ce que la CUMA énergie, je ne sais pas comment elle s'appelle. Il y a une CUMA qui est liée à l'énergie.
Participant
Bois Énergie.
Participante
Bois énergie c'est ça, sur le secteur du Ségala. Ou c'est le Lévezou ?
Participant
Elle regroupe plusieurs secteurs je pense.
Coanimateur Guillaume Martin
Il y aune inter CUMA qui a acquis un broyeur et qui travaille à l'échelle de 3 départements.
Participante
C'est au-delà de l'Aveyron !
Coanimateur Guillaume Martin
Oui. Après leur clientèle est largement Aveyronnaise mais oui elle a vocation sur 3 départements.
Participant
Du coup des CUMA il y en a partout sur le département ?
Participants
Oui.
Participante
Oui mais celle-ci à la particularité de valoriser le bois.
Participant
Il y en a parfois plusieurs sur la même commune il y a des inter CUMA.
Animateur Etienne Galvez
Beaucoup de petites CUMA.
Participant
Oui il y a beaucoup de petites CUMA et il y a quelques inters CUMA pour du gros matériel. C'est plutôt comme ça.
Participant
On peut dire que 70 % des agriculteurs sont en CUMA.
Animateur Etienne Galvez
Sur le département, sur le territoire ?
Participant
Globalement dans le Nord Aveyron et le Ségala, c'est un peu ces chiffres-.
Animateur Etienne Galvez
Il y a la Chambre d'agriculture qui est très présente sur la partie technique. Nous l'APABA on a fait quelques trucs sur la partie technique, accompagnement et on a un groupe qui s'appelle plus particulièrement Agriculture Durable de Moyennes Montagnes qui est un truc national porté par la FNCIVAM et l'idée c'est qu'on a des agriculteurs volontaires qui testent sur leur ferme des pratiques innovantes. En fait quand je parlais de tester des systèmes d'adaptation aux changements climatiques, c'est vraiment refondre le système dans la globalité et après on fait des références, on essaie d'évaluer ces systèmes d'un point de vue économique, technique, environnemental. on mesure tout ce qui gaz à effet de serre, tout ça. Et ça, c'est sur le Massif Central, ça concerne 5 régions. On se retrouve très régulièrement pour partager les choses comme ça.
Participant
Et un réseau de fermes pilotes j'imagine.
Animateur Etienne Galvez
On a un réseau de fermes de référence sur ces systèmes-oui.
Participant
Il y en a combien sur territoire ?
Animateur Etienne Galvez
Sur celui-ci ? La carte de l'Aveyron je ne la connais pas encore trop bien. Grosso modo on a à peu près 60 fermes il doit y avoir 17 fermes ou une vingtaine de fermes sur ce secteur-. À lœil. Il y en a beaucoup sur le plateau -bas.
Participant
Est-ce qu'il y a parmi ce lot-, quelques éleveurs qui sont reconnus pour leur démarche qui fonctionne
Animateur Etienne Galvez
Oui il y en a un -bas
Participant
Et du coup quelles sont sur le département toute production confondue les quelques fermes un peu modèles, un peu tête de pont, qui servent de point de référence pour des gens qui voudraient… ?
Animateur Etienne Galvez
On a vraiment 4/5 fermes qui sont vraiment références du système.
Participant
Et qui sont positionnées un peu partout ?
Animateur Etienne Galvez
Je ne connais pas assez la carte, il n'y a pas assez de villes, je ne peux pas les situer -dessus.
Coanimateur Guillaume Martin
Olivier il est situé par .
Animateur Etienne Galvez
Olivier ça va, il est situé à côté de la Fouillade.
Participante
Il fait quoi lui ?
Coanimateur Guillaume Martin
Bovin lait en Brunes des Alpes. C'est ça ?
Animateur Etienne Galvez
Oui.
Participant
Il y a, comment il s'appelle, Dominique Rigal qui fait partie de votre réseau aussi je crois.
Coanimateur Guillaume Martin
De la Fouillade aussi lui, il est ici.
Animateur Etienne Galvez
En vaches laitières on a des systèmes à Conques, Grand-Vabre. En élevage après la partie végétale ce n'est pas moi qui m'en occupe mais il y a des choses assez
Participante
Et vous ne parlez pas de la #"01:26:52 " de la RAGT aussi qui bosseLa personne Anthony qui est partie tout à l'heure ce n'est pas de la RAGT qu'il parlait en disant qu'ils faisaient de la recherche
Participants
Oui. C'est expérimental.
Participante
Je ne sais s'ils vont dans le sens de l'agro écologie ou pas.
Animateur Etienne Galvez
C'est la station expérimentale semence quoi. Je ne sais pas exactement ce qu'ils font.
Participante
Il y a un pôle de chercheurs.
Participante
C'est ça c'est qu'en fait je ne sais pas ce qui se fit à Druelle après sur les maïs ce que je sais c'est qu'ils cherchent des variétés. Ils ne se positionnent pas sur les OGM parce que la concurrence est comment dire trustée et qu'ils se positionnent plus sur des variétés qui sont moins exigeantes en eau.
Participante
Moi ce qui m'interpelle c'est quand on parle de recherche innovation tout ça, je pense qu'on nest pas tous sur les mêmes chemins. La RAGT part dans un sens pour continuer vers le mur quoi et qu'il y en a d'autres qui essaient de faire de la recherche innovation vers des chemins pour pouvoir continuer à produire en préservant les ressources naturelles tout ça, ce sont des grands mots mais en fait
Participant
Il faut de tout pour faire un monde.
Coanimateur Guillaume Martin
Il faut voir ce qu'ils mettent derrière effectivement. Après l'idée en soi de maïs qui consomme 25 % d'eau en moins ça peut être quand même intéressant me semble-t-il. Du moins ça peut être une première étape.
Animateur Etienne Galvez
Tout à l'heure on a ouvert le débat sur les OGM mais la RAGT ne fait pas que ça quand même.
Valérie Ferlet-Boulard
Ils ne font pas d'OGM maïs, ça s'est sûr.
Jeanne Sabatier
La question que je me pose ce n'est pas : est-ce qu'on veut des OGM ou pas c'est plutôt, eux quels sont leurs intérêts derrière ? Est-ce que c'est que les agriculteurs vivent bien ou est-ce que c'est que leur compte en banque se remplisse.
Valérie Ferlet-Boulard
C'est ce que je disais tout à l'heure mais je ne suis pas pour défendre la RAGT
Participant
Les deux ne sont pas incompatibles.
Valérie Ferlet-Boulard
La différence peut-être avec d'autres grosses sociétés qui font de la recherche c'est que les intérêts économiques qu'il y a derrière sont Aveyronnais. C'est peut-être la différence. Voilà c'est que ça n'appartient pas à un fonds de pension américain. Après c'est une entreprise, donc leur objectif c'est de gagner de l'argent.
Jeanne Sabatier
Mais en aidant les agriculteurs ou en les utilisant ? Il y a différentes manières de faire des sous.
Valérie Ferlet-Boulard
Ce sont des agriculteurs qui possèdent l'entreprise donc je ne suis pas sûre qu'ils soient utilisés. J'ai plus l'impression qu'ils sont partenaires mais bon encore une fois, je me fais l'avocate d'une entreprise qui n'est pas la mienne.
Animateur Etienne Galvez
Est-ce que quand on parle de RAGT, après on pourra changer deEst-ce qu'on est dans ce schéma d'économie locale ?
Participants
Non pas du tout.
Animateur Etienne Galvez
J'ai entendu il n'y a pas de fonds de pension américain
Valérie Ferlet-Boulard
Non absolument pas, par contre les productions sont mondiales et mondialisées.
Participant
Je pense qu'ils sont dans l'un et l'autre. Aujourd'hui la RAGT il n'y a que celle-, s'il n'y avait pas ces semenciers qui sont capables de nous fournir des semences fourragères ou des choses comme ça, peut-être qu'on serait obligé d'aller chez les Américains. Donc il ne faut pas tout rejeter. Il y a des choses qui sont très bien. Je pense que c'est une richesse pour l'Aveyron d'avoir des semenciers sur place. Après je pense qu'ils font face aux mêmes problèmes parce quand ils vont voir des agriculteurs pour leur dire venez avec nous, on vous demande quelles sont vos attentes, peut-être qu'il n'y a personne qui va à leur réunion. Je n'en sais rien moi mais c'est ça aussi. Peut-être qu'eux sont prêts à se dire on va sélectionner des fourragères sur la sécheresse vous êtes sur un secteur de Causses, on va faire des expérimentations et peut-être qu'il n'y a personne qui est partant. Je n'en sais rien. C'est un frein. Nous, on teste des choses de la RAGT, enfin de tous les semenciers, on fait des mélanges multi-espèces, trouver des éleveurs qui veuillent prendre ce risque-alors que c'est pour leur avenir ils ne se courent pas après doncJe pense que c'est une force d'avoir des semenciers. Peut-être qu'ils font des choses un peu moins bien mais
Valérie Ferlet-Boulard
Pour moi, la force est surtout dans la présence de chercheurs qui sont dans le milieu rural, qui sont en connexion avec le milieu rural dans lequel leurs produits vont être utilisés. Monsanto ils sont à Chicago, ils ne sont pas en milieu rural les chercheurs. C'est que je trouve que c'est vachement intéressant et c'est quand même assez rare d'avoir un pool de chercheurs étant dans un domaine rural au milieu de la ruralité. Que je sache vous arrivez de Toulouse si j'ai bien compris. Ce n'est pas tout à fait pareil, même si ce n'est pas hyperurbainla différence elle est .
Participant
Si leur marché est mondialisé
Valérie Ferlet-Boulard
Et peut-être vous n'aurez pas envie de venir travailler ici, ça peut être aussi un problème.
Participant
Si leur marché est mondialisé, la question peut se poser quand même de savoir s'ils sont réellement connectés à l'agriculture locale parce que le plus gros marché n'est pas dans l'Aveyron.
Coanimateur Guillaume Martin
Il y a quand même des expérimentations qui se font sur le site.
Valérie Ferlet-Boulard
Il y a des agriculteurs partenaires localement.
Coanimateur Guillaume Martin
Ils sont obligés de sortir un peu de la boutique quoi
Valérie Ferlet-Boulard
Mais ils vendent à l'extérieur. Il n'y a pas de problème, ils vendent.
Participant
Il y a quand même des multiplicateurs qui bossent avec eux. Et ça fait vivre un peu tout le monde. Pour les agriculteurs ça apporte de la plus value aussi.
Participant
Ils ont un réseau de boutique qui maille le territoire aussi et quelque part ça fait vivre le local, or activité semences.
Participant
Ils ont une activité commerciale mais c'est la vie, il faut bien qu'ils vivent aussi.
Participant
Sur l'innovation peut être notée le projet de méthaniseur collectif sur Montbazin qui est ici.
Participant
C'est pour méthaniser un peu les effluents d'élevage ?
Participant
Oui.
Participante
Il n'y en a pas un à Marcillac aussi ?
Animateur Etienne Galvez
Il y a un projet ici aussi à Marcillac ?
Participante
Non c'est une question.
Participante
C'est un projet qui est bien avancé.
Participante
Celui de Montbazin ?
Participant
Oui. Parce que le permis de construire a été approuvé.
Animateur Etienne Galvez
Quels sont les capacités et l'ordre de grandeur à peu près ?
Participant
Je ne les ai plus en tête. Le rayon de collecte est sur une quarantaine de communes autour de Montbazin. Je n'ai plus en tête les capacités.
Animateur Etienne Galvez
J'aurai dit 30 éleveurs quelque chose comme ça ?
Participant
Je crois que c'est plus.
Participant
J'ai compris qu'ils allaient loin quand même, ils vont sur Aubin, ils vont chercher
Participant
Ils ont un site Internet, l'association qui porte ça s'appelle EVAM.
Animateur Etienne Galvez
EVAM ?
Participant
Oui. EVAM Méthaniseur Montbazin, vous trouverez tous ces éléments. Et c'est porté par les agriculteurs eux-mêmes. Sachant qu'il y a quand même des investisseurs privés, je crois qu'ils représentent 40 % de l'investissement. Les agriculteurs font un appel aussi à un actionnariat local c'est-à-dire que les particuliers peuvent acheter des actions pour investir.
Animateur Etienne Galvez
C'est ce que vous appelez aussi du financement participatif ?
Participant
Oui c'est ça. Financement participatif local je crois qu'ils appellent ça.
Animateur Etienne Galvez
D'accord
Coanimateur Guillaume Martin
Et du coup c'est une dynamique vraiment isolée ou il y a des velléités ?
Participant
Sur la Bastide, il y a une initiative de la communauté de communes qui va dans ce sens aussi. Mais pour l'instant c'est à l'état d'idée. Il y a une étude de faisabilité qui doit être diligentée par la Chambre.
Participant
Il n'y en a pas une aussi sur Centrès ?
Participant
Oui, Centrès il y a un projet en cours c'est vrai.
Valérie Ferlet-Boulard
J'avais une question, du coup l'INRA c'est quand même l'Institut de Recherche Agronomique et du coup tout ce que vous produisez comme expérimentations et tout ça comme ça remonte, par exemple dans l'Aveyron, ces informations ? Est-ce qu'il y a des organismes avec lesquels vous êtes en lien pour faire remonter ce que vous découvrez ?
Coanimateur Guillaume Martin
Beaucoup avec la Chambre d'agriculture, un petit peu avec l'APABA beaucoup plus récemment en fait alors qu'avec la Chambre d'agriculture à l'époque on était encore avec la machine à écrire, je pense qu'ils travaillaient déjà ensemble. Jean Foucrasse
Animateur Etienne Galvez
Je ne suis pas depuis très longtemps, j'ai entendu mais
Coanimateur Guillaume Martin
Et après on travaille avec des agriculteurs directement dans les fermes.
Valérie Ferlet-Boulard
D'accord, vous accompagnez, vous faites du conseil
Coanimateur Guillaume Martin
On n'accompagne pas on fait du suivi et ensuite on restitue les résultats de nos suivis aux agriculteurs et aux conseillers de la Chambre qui vont ensuite les remobiliser pour des conseils.
Valérie Ferlet-Boulard
D'accord.
Participant
Vous avez des fermes pilotes sur ce territoire du coup ?
Coanimateur Guillaume Martin
On a les fermes pilotes de la Chambre et nous on vient se greffer dessus pour faire des entretiens complémentaires ou des mesures. Par exemple sur la valorisation de la prairie permanente, un des gros problèmes c'est qu'on a une grande diversité d'espèces donc il fallait développer des méthodes pour un peu simplifier le conseil pour caractériser des types de prairies et les modes de valorisation à associer à ces différents types de prairies, donc dans notre équipe on a développé une méthode qui permet à l'œil de caractériser le type de prairie et ensuite de savoir est-ce une prairie qui est plutôt précoce et productive, tardive et d'adapter les pratiques et la fréquence du pâturage en fonction du type de prairie. Ca c'est le résultat de 10 ans de collaboration avec la Chambre de l'Aveyron, beaucoup sur la zone de Laguiole. Et aujourd'hui il y a beaucoup d'éleveurs de la zone de Laguiole qui ont été enquêtés pour adapter leurs pratiques et pour caractériser aussi les services rendus par les prairies de cette zone. Donc en terme de diversité du paysage, de stockage de carbone dans les sols, de qualité du lait, puisqu'on fait le lien entre le type de prairie et la qualité des laits. Donc c'est un peu sur ce format-, on n'est pas une équipe de recherches qui fait de l'expérimentation en laboratoire. Toutes nos recherches quasiment ce sont que sur le terrain avec les acteurs comme aujourd'hui.
Valérie Ferlet-Boulard
Et donc ça vous vient de la Chambre d'agriculture un peu les thèmes de recherches ?
Coanimateur Guillaume Martin
En fait, oui, on s'imprègne de ce qu'on retire du terrain pour construire de nouveaux projets. Ou se greffer sur les projets que les partenaires construisent. Par exemple on travaille sur un projet avec le GAB du Tarn-et-Garonne sur les coordinations entre céréaliers et éleveurs et ce sont eux qui sont venus nous solliciter pour les accompagner dans la mise en place de coordination entre céréaliers éleveurs spécialisés donc c'est un peu de l'enrichissement mutuel.
Animateur Etienne Galvez
Pareil avec l'AVEM.
Coanimateur Guillaume Martin
Avec l'AVEM il y a une longue tradition, Olivier en a parlé un peu ce matin. Ils ont sollicité un collègue qui est généticien pour mettre en place des programmes de sélections participatives et aujourd'hui il y a une grosse dynamique de réintroduction du Sainfoin dans les élevages de cette zone-parce que partant de graines qu'ils ont récoltées dans les greniers ils ont remis en place un programme de sélection et réimplanté ces prairies-comme ça a bien marché, ça a essaimé et aujourd'hui il y a plein d'échanges de semences qui se font au sein de l'association entre éleveurs pour implanter des prairies à base de Sainfoin.
Valérie Ferlet-Boulard
Il n'y a pas une station de #"01:39:05" sur le Sud du département ?
Animateur Etienne Galvez
Si.
Coanimateur Guillaume Martin
Bovin, viande et lait, en hauteur, Lafarge. mais c'est beaucoup de génétiques donc ce n'est pas la même équipe que nous.
Valérie Ferlet-Boulard
Pas le même lien avec le territoire autour.
Coanimateur Guillaume Martin
Non. Pas les mêmes liens que nous. Comme ils sont beaucoup sur les programmes de sélections génétiques, je pense qu'ils sont plus proches d'UNOTECH ou de ce genre d'acteurs des filières quoi.
Valérie Ferlet-Boulard
D'accord.
Animateur Etienne Galvez
Alors il nous reste 5 minutes
Valérie Ferlet-Boulard
Sur l'innovation on avait parlé de lycées agricoles mais on ne les a pas placés. Voulez-vous qu'on les place ?
Animateur Etienne Galvez
On peut les placer.
Participant
Rodez et Onet il y en a un. Rignac ici
Valérie Ferlet-Boulard
Qui est un lycée privé. Villefranche
Participant
Villefranche et Monteils.
Animateur Etienne Galvez
Et puis ?
Participant
Villefranche, Beauregard et puis Monteils qui se situe exactement .
Participant
Il y a une MFR aussi.
Valérie Ferlet-Boulard
Tout à fait.
Participant
Baraqueville je crois que c'est fermé, je crois que c'est rattaché à Rignac maintenant. Parce qu'il y avait un site.
Valérie Ferlet-Boulard
Je ne savais même pas qu'il y avait un site à Baraqueville.
Animateur Etienne Galvez
, ce sont les établissements d'enseignement agricole.
Participant
Enseignement et MFR car c'est un peu particulier.
Participant
Il y avait je sais, mais je crois que c'est rattaché à Rignac maintenant pour un souci d'effectifs
Valérie Ferlet-Boulard
Et puis on n'est pas très loin de Fonlabour
Participant
Elles sont assez fragiles ces structures, je connais moins la Roque mais je pense que ça tient bien la route car c'est le principal mais les autres , Rignac, Villefranche public, Monteils privé sont des structures très fragiles. C'est-à-dire, il n'y a pas trop d'effectifs
Participant
C'est pareil pour les Maisons Familiales.
Valérie Ferlet-Boulard
C'est plus loin mais il y avait la Maison de "La Fouret" à Entraygues ?
Participant
Oui exact, ça n'existe plus.
Valérie Ferlet-Boulard
Ca a fermé il y a 5/6 ans. C'était sur le métier du bois. Il y a Aubin aussi pour le métier du bois.
Animateur Etienne Galvez
C'est moins d'effectifs, moins de jeunes sont intéressés à aller dans les filières agricoles ?
Participants
Oui, tout à fait.
Valérie Ferlet-Boulard
Decazeville et Aubin, il faut les mettre aussi. Le lycée de Decazeville pour tout ce qui est biotechnologie parce que c'est lié quand même. Et Aubin pour les métiers du bois.
Animateur Etienne Galvez
Donc c'est vraiment l'attractivité du
Valérie Ferlet-Boulard
Pour la filière.
Coanimateur Guillaume Martin
Et pour ce qui est BTS c'est uniquement Rodez ?
Participant
Rodez, Rignac, Monteils
Valérie Ferlet-Boulard
Decazeville aussi.
Participant
Tout à fait Monteils est l'antenne de Villefranche. Parce qu'ils sont deux antennes, un BTS accès production animal et Rignac fait un BTS aménagement paysager.
Participant
Ces formations sont vraiment liées directement à la production. Des gens vont dans des lycées agricoles parfois mais pour faire des cursus classiques.
Valérie Ferlet-Boulard
Et Aubin, je ne sais pas ce qu'ils font comme BTS ?
Participant
Derrière prépa ingénieur ou vétérinaire
Animateur Etienne Galvez
Très bien alors quelle heure est-il ?
Coanimateur Guillaume Martin
Attends, je l'ai dans ma poche.
Animateur Etienne Galvez
Peut-être qu'on peut prendre encore deux minutes, est-ce qu'il y a un des autres thèmes qu'on n'a pas traité, il y a qualité de vie de l'agriculteur, reconquête et préservation des ressources naturelles
Participant
On l'a traité indirectement sur l'aspect éco à travers les outils de gestion intégrés on l'a évoqué.
Animateur Etienne Galvez
Vous parlez de quoi ?
Participant
De reconquête et préservation des ressources naturelles. Au moins sur la partie eau mais après on n'a pas
Coanimateur Guillaume Martin
On n'a pas parlé des pollutions éventuelles. S'il y a des zones très sensibles
Participant
Il y a des zones Natura 2000 sur cette
Valérie Ferlet-Boulard
Ce n'est pas un problème de pollution.
Animateur Etienne Galvez
Ce sera difficile de les superposer, je ne sais même pas si on les
Participant
Non, il y a en a qui sont toutes petites c'est vrai. Bon, il y a la Vallée du Viaur et la Vallée de l'Aveyron qui en font partie et puis des petites zones par-ci par-.
Participant
Il y a aussi des zones vulnérables.
Valérie Ferlet-Boulard
Il y a des espaces naturels sensibles.
Participant
on est passé de 10 communes à
Participant
100 plus des sections de communes.
Animateur Etienne Galvez
A quelle échelle vous parlez ? De 10 communes à 130 ?
Participant
De la zone vulnérable Aveyron.
Animateur Etienne Galvez
Sur la zone vulnérable mais… ?
Participant
Sur le département Aveyron.
Participant
C'est un des départements en France qui est le plus chargé.
Jeanne Sabatier
C'est contraignant les zones vulnérables ?
Participant
Justement aujourd'hui on a le zonage mais on n'a pas forcément toutes les contraintes qui s'appliquent au zonage.
Participant
Celles qui étaient définies au départ sont hypercontraignantes. Si elles sont appliquées à la lettre ça va être un casse-tête sur le terrain.
Jeanne Sabatier
Et c'est en train d'être rediscuté du coup ?
Participant
C'est en partie rediscuté et il y a peut-être des avancées qui vont un peu dans le bon sens. parce qu'en terme de période d'épandage, en terme de capacité de stockage il y avait des contraintes aussi sur les pentes, un pourcentage de penteQuand on a dit que tout ça c'étaient des pentes, après il ne reste plus rien pour épandre !
Participant
Du coup ça peut avoir un effet pervers parce que, de toute façon, les effluents il faudra les mettre quelque part et le risque c'est de concentrer sur une même parcelle sachant qu'il y a eu des découpages infracommunaux donc on peut imaginer aussi une même exploitation qui a une partie de son exploitation en zone vulnérable et l'autre non. Et elle va épandre plus sur la partie non vulnérable.
Participant
C'est encore pire !
Participant
Alors aujourd'hui, on vient on regroupe des communes, on fait des intercommunalités, on regroupe les régions par contre sur les zones vulnérables on va à la section de communes ! Faut pas chercher une logique évidente
Valérie Ferlet-Boulard
Sur cette question-, sur l'organisation de la filière bois dont je parlais tout à l'heure, il a le bassin de Decazeville qui est en démarche, je ne sais plus comment ça s'appelle, les points
Participant
Ah oui, une charte.
Valérie Ferlet-Boulard
Une charte forestière voilà. Il y a une démarche de charte forestière dans le secteur de Decazeville.
Animateur Etienne Galvez
Alors le secteur de Decazeville c'est
Valérie Ferlet-Boulard
C'est le bassin, c'est Decazeville, Aubin, FirmiJe ne les connais pas toutes
Animateur Etienne Galvez
Donc il y a un potentiel forestier.
Valérie Ferlet-Boulard
Qu'ils sont en train d'étudier oui. Ils sont en train d'essayer d'organiser la filière donc il y a une charte qui est en cours d'élaboration
Participant
Il y a la plus grande forêt d'Europe de robinier
Animateur Etienne Galvez
De robinier ?
Participant
Oui, le faux acacia.
Animateur Etienne Galvez
Ah le faux acacia qui est une espèce invasive non ?
Participant
Oui.
Animateur Etienne Galvez
Qu'est-ce que je mets ?
Valérie Ferlet-Boulard
Charte forestière. Démarche de charte forestière.
Animateur Etienne Galvez
Donc c'est quoi c'est évaluer le potentiel ?
Valérie Ferlet-Boulard
Oui c'est ça, c'est évaluer le potentiel, les types de propriétés je suppose aussi et organiser la profession pour qu'elle ait ensuite des débouchés communs. Enfin je pense que c'est ça. Je ne suis pas spécialiste de la question mais
Participant
Moi non plus mais je pense que ça va au-delà, c'est aussi la multifonctionnalité de la forêt, ça inclut aussi des démarches touristiques, de valorisation de la forêt à d'autres usages que le bois.
Animateur Etienne Galvez
D'accord.
Participant
Sur la forêt il y a l'ADEME qui a beaucoup travaillé dessus et c'est vraiment un trucC'est pour ça, tout à l'heure je faisais le lien avec l'agriculture parce que l'ADEME pense que l'agriculture est le secteur qui sera en mesure d'assurer l'utilisation de cet espace-mais la forêt d'un point de vue énergétique est quelque chose qui est complètement à déprise. On ne sait pas gérer la forêt du tout. Aujourd'hui, alors que c'est un potentiel économique, environnemental, plein de choses, même création d'emplois
Valérie Ferlet-Boulard
La forêt est très morcelée en terme de propriétés. Ce n'est pas qu'on ne sait pas la gérer.
Participant
C'est comme CETEF, il ne reste que deux agences sur le département.
Animateur Etienne Galvez
Le CETEF ?
Participant
Oui
Coanimateur Guillaume Martin
Peut-être qu'on peut faire une pause.
Participant
A la SOPAV, on parlait tout à l'heure de la valorisation, on met un vivier c'est ici. c'est valorisation
Valérie Ferlet-Boulard
C'est le recyclage de plastiques dont on parlait tout à l'heure.
Animateur Etienne Galvez
Ah, c'est ça !
Coanimateur Guillaume Martin
Recyclage
Jeanne Sabatier
Comment ils font ? ils collectent ?
Valérie Ferlet-Boulard
Oui, ils ont organisé une collecte à un moment donné donc je pense
Animateur Etienne Galvez
Ce sont eux-mêmes qui organisent ils passent par Adivalor, le programme national ?
Participant
C'est la Chambre avec les communautés de communes.
Coanimateur Guillaume Martin
C'est Adivalor qui mandate la Chambre pour une part et les déchetteries pour d'autres et il y a une organisation soit directe des déchetteries avec Adivalor ou via la Chambre pour des collectifs d'agriculteurs qui organisent la collecte légalement et qui ensuite font appel à un transporteur pour envoyer vers la SOPAV sous contrat Adivalor.
Animateur Etienne Galvez
C'est génial d'avoir un opérateur qui fait ça
Valérie Ferlet-Boulard
Dans le genre entreprise un peu innovante sur des domaines du bois et gestion des déchets, il y a Braley aussi dont on n'a pas parlé. Il est un peu hors territoire mais
Participant
Il a plusieurs sites il est sur Sébazac.
Valérie Ferlet-Boulard
Il a créé une plateforme de compostage, un centre de tri - ça ne compte pas - mais après il fait de la récupérationJ'y pense parce qu'il a des bennes dans lesquelles il récupère au départ les déchets agricoles et son souci c'est de valoriser tous les déchets agricoles. C'est ça sa démarche. Il va toujours de l'avant, il a toujours une nouvelle idée et notamment ça a été une des premières plateformes de compostage de l'Aveyron. Au niveau déchets bois il fait du broyage et de la valorisation derrière.
Participant
En revente en particulier, enfin il y a tout un tas de trucs. Et il y a un dernier projet qui est vachement important par rapport
Valérie Ferlet-Boulard
Qui n'est plus liée à l'agriculture du coup mais sur l'hydrogène.
Animateur Etienne Galvez
Projet ?
Valérie Ferlet-Boulard
Hydrogène, pour les voitures à hydrogène.
Animateur Etienne Galvez
Ah oui, donc il est en pionnier.
Participant
Carrément. Il a été retenu.
Valérie Ferlet-Boulard
Il va y avoir une autoroute de l'hydrogène et il y aura Rodez au milieu.
Animateur Etienne Galvez
Capital de l'hydrogène.
Participant
Production d'hydrogène à partir de quoi ?
Participant
Du bois ?
Valérie Ferlet-Boulard
Je ne pense pas non. Je ne sais pas.
Coanimateur Guillaume Martin
Aucune idée.
Participant
À partir de l'air je crois.
Valérie Ferlet-Boulard
De l'eau ?
Animateur Etienne Galvez
On va prélever
Participant
Il n'y en aura plusLe niveau il va
Valérie Ferlet-Boulard
C'est un projet sérieux qui est en train de se mettre en place avec EDF notamment.
Participant
Sinon au gaz de schiste
Valérie Ferlet-Boulard
Il n'y en aura plusLe niveau il va
Valérie Ferlet-Boulard
C'est un projet sérieux qui est en train de se mettre en place avec EDF notamment.
Valérie Ferlet-Boulard
Sinon au gaz de schiste
Valérie Ferlet-Boulard
C'est à la journée du Pays précédente qui était sur l'énergie EDF nous avait présenté ce projet. Il faudrait demander au Pays PTR ce qu'il en est.
Animateur Etienne Galvez
Alors qui est porteur de ces projets ?
Valérie Ferlet-Boulard
L'entreprise c'est Braley. Christian Braley.
Animateur Etienne Galvez
C'est dans toutes les zones des Causses, les zones calcaires qu'il est le schiste.
Participant
Une zone Est Ouest, Sud-Est.
Participant
Je pense que ça a été prospecté.
Participant
On parle d'extraction propre doncils finiront bien par
Animateur Etienne Galvez
Donc ça va passer.
Participant
Après en terme photovoltaïque sur les exploitations en Aveyron on a développé justement sur des toitures de bâtiments agricoles. Il y a 250/300 bâtiments agricoles qui sont équipés de toitures photovoltaïques.
Animateur Etienne Galvez
Alors c'est la dernière idée que je note.
Participant
Ca fait environ 200 éleveurs à peu près.
Coanimateur Guillaume Martin
D'accord, et vous parlez des éleveurs uniquement de l'Aveyron et du Ségala
Participant
Non, moi je parle pour les élevages de l'Aveyron car on les suit davantage mais ça s'est fait aussi sur d'autres toitures.
Coanimateur Guillaume Martin
ça fait un bâtiment photovoltaïque par éleveur grosso modo ?
Participant
Quasiment oui. C'est quelque chose qui a commencé il y a 6/7 ans, ça a débuté de façon mutuelle, pour mutualiser les coûts, pour changer les toitures aussiLes éleveurs se sont aidés pour placer ces panneaux.
Coanimateur Guillaume Martin
Merci.
Animateur Etienne Galvez
Merci à tous pour cette belle carte. En fait si j'avais su ce qu'on produirait je n'aurai pas dit "le but c'est que ça devienne un torchon" ! Parce que du coup ça me complique la tâche d'entrée. Mais en tout cas c'est très bien on peut aller boire un coup et puis on va faire une restitution des deux groupes et puis on clôturera la journée.