A2-carto Th Clairvaux

C2 CLAIRVAUX 30-04-15 Descriptif : activité de cartographie participative Animateur : Olivier Thérond Coanimateur : jean Philippe Choisis Participants : * Julien Andurand * Erwann Dubois * Cathy Bessiere * Jean Claude Bru * Valérie Scarlakens * Olivier Izard * Damien Ricard * Anaïs Sénat * Florent Vernhet
Animateur
Est-ce que ceux qui sont ont leurs gomettes ? Donc on va juste visualiser le résultat du vote. Donc on va commencer par celles qui ont trois vignettes, trois gomettes. Il y en a plusieurs. Donc très nettement au niveau des idées générales, il y a cette idée de cohérence entre les productions, la demande sociétale dans les deux sens. Avoir des productions qui collent à la demande et avoir une demande cohérente avec les réalités de lagriculture. On a quelque chose sur la vivabilité qui ressort fort, à la fois sur l'idée générale et sur les sous-idées. Donc autonomie décisionnelle de l'agriculture et gérer l'échange, crée de l'échange entre les agriculteurs. Après on a un autre pool ici de cinq vignettes. Donc dans le groupe pérennisation, renouvellement des générations avec le dynamisme des territoires ruraux qui est fortement positionné dans ce groupe-. Pratiques durables, deux vignettes, avec modes de production plus économes et autonomes. Et ici, territorialisation des systèmes alimentaires. Pas l'idée générale mais bien nourrir la population. Et agriculture diversifiée. Ce que je vous propose, c'est qu'on va partir des idées principales, identifiées comme les plus importantes au travers de vos gomettes. Et ce qu'on aimerait, donc on va se mettre autour de la table plutôt debout si ça vous dérange pas, c'est qu'on rentre un peu dans le détail de ces idées-et que vous positionnez sur la carte, sur votre territoire, soit des zones vous pensez qu'il y a un problème relatif à cette question-, soit des zones il y a des projets en explicitant ces projets, les démarches qui sont déjà mises en œuvre et qui cherchent ou qui pourraient répondre à cette question-. Donc on va être plus dans l'identification en situation de ce que c'est que ces problèmes-ou les actions qu'il y a pour traiter cet enjeu-. Et ce qu'on vous propose de faire, c'est d'utiliser les couleurs pour soit faire des (00 :04 :01) avec des croix, souligner ou dessiner et on va noter les idées principales sur des post-it au fur et à mesure. Et on commence... Par quoi est-ce que vous voulez commencer ? Est-ce qu'on commence par pérennisation, dynamisme des territoires ? Alors typiquement dans dynamisme des territoires ruraux, dans ce territoire-il y a deux grandes options. Soit il y a des territoires sur lesquels il y a des démarches qui semblent remarquables pour assurer la dynamique territoriale, soit aussi il y a des zones qui vous semblent vraiment problématique du point de vue de ces questions et il y a un problème d'abandon, un problème de difficulté d'installation. Je vous propose de mettre le problème plutôt en rouge, de mettre les solutions soit en vert et de mettre les autres points en bleu ou en noir. Il faut pas hésiter à dépasser. La carte est comme ça mais on peut largement dessiner autour s'il y a des zones qui vous semblent- vraiment problématiques. Cette question de la dynamique du territoire, désertion, problème d'isolement social. Est-ce qu'il y a des zones qui vous semblent vraiment marquées par ces problèmes-. (00 :06 :16)
Participant
C'est des traverses, des forets. C'est des traverses qui ne sont plus utilisés. Dailleurs la problématique du village de Conques aujourd'hui, c'est de se dire on a Conques qui est connu de partout et on a des paysages qui se ferment. Le fermeture des paysages. Fermeture des paysages et ça fait presque un milieu... Conques à la limite, c'est un village bien restauré, au milieu d'un paysage abandonné entre guillemets. C'est comme ça et puis le bois, il y a peu de valorisation possible parce que c'est l'accès. Tu as pas de filière locale sur la châtaigne non plus. Il y a pas de culture non plus.
Participant
Il y a pas de filière châtaigne.
Participant
Il y a des apiculteurs du coup qui font du miel de châtaigner. Il y en a deux, trois, quatre.
Et quand vous dites déprise, c'est qu'il y avait de lactivité agricole. Du coup qu'est-ce que c'était que l'activité agricole en dehors de...
C'était des systèmes qui étaient relativement diversifiés. Il y a avait du bovin lait, du bovin viande. Des petites structures donc c'est des parcelles qui sont très, qui ont des exploitations très morcelées, très difficiles. Et donc d'ailleurs sur ces zones-aujourd'hui pour vous dire il y a deux ans, il y a deux entrepreneurs de battage qui ont arrêté et les nouveaux qui ont repris ils ont dit nous des parcelles de 30 ares, 50 ares on y va plus.
Très petites parcelles, c'est ça ?
Oui très petites parcelles.
Très morcelées ?
Voilà très morcelées et les échanges sont très difficilement faisables parce que le coût de l'acte coûte trois fois plus cher que la valeur du bien.
Il m'a semblé que tu as fait...
Oui ici parce que ça vient un peu jusque-. Après il y a l'AOC Marcillac par . Ici il y a la zone Causses avec les ovins lait, il y a aussi une problématique de renouvellement des générations parce que c'est des structures beaucoup plus grandes . Je pense qu'il y a un peu une contagion de l'urbain. Il y avait la pluri activité avec des petites structures etc. C'est un peu une déprise urbaine qui génère une déprise rurale. C'était la première ville de l'Aveyron en 1900 et quelque. Ils ont perdu 50% de leur population en trente ans. Après ici on a la problématique de Rodez avec lagriculture péri urbaine. Alors il y a un autre problème... Voilà avec une position foncière et la problématique de l'élevage. Sur Rodez le le problème agricole sur la communauté d'agglo, c'est que justement les agriculteurs n'ont que les yeux pour pleurer. Si ça continue comme ça, ils vont plus pouvoir travailler parce que l'urbanisation est tellement galopante que, je pense pas forcément à la commune de Rodez, il y a plus de place pour eux. Donc ça pose un gros problème. Ils sont obligés de négocier pas à pas. Je pense à la commune de Luc. Il faut qu'ils défendent leur... Il y a des jeunes et il y a une forte motivation. Que j'ai eus à l'école, je les connais. Rodez et son agglomération, je vois plutôt ça comme quelque chose de positif du point de vue consommateur parce que consommer des produits aveyronnais, je pense que c'est la première chose à faire. Le revers de la médaille c'est que les Ruthénois sont aussi amateurs de produits. Je pense que ça peut se développer parce que je fais beaucoup de co voiturage et du coup, je rencontre beaucoup de Ruthénois. Et finalement il y en a très peu qui connaissent le bovin viande. Et je me dis mais c'est fou, ils sont urbains et simplement parce qu'ils sont urbains ils connaissent pas. Mais ils sont amateurs de bonnes choses. Il y a des petits marchés. Il y a quand même pas mal d'endroits... Il y a Marcillac, Rodez, tout ça. Pas forcément des petits marchés. Après dans les zones déprise moi je verrais peut-être deux zones, peut-être moins grandes mais peut-être un peu le Viaur ... Enfin je sais pas ce qu'en pensent les autres. Après il y a Montsales, des coins un peu... Non ? Il y a aussi pas mal de diversification, des apiculteurs qui s'installent. Il y a un peu les deux. Mais qui viennent parce que... Moi sur ma commune, ils sont plus que deux et il y a vingt ans ils étaient presque une dizaine. Il y a le même problème . C'est un peu partout, je pense. Il y a de la déprise mais il y a aussi du coup des petits projets. Mais c'est embryonnaire.
Si je comprends bien il y a cette zone-et cette zone-il y a de la déprise. Si je comprends bien aussi du coup, ça génère des opportunités pour la diversification. C'est ça ?
Oui. Petits projets. Mais c'est des projets de niche qui sont bien. Mais le problème c'est que ça remplace pas... Ça équilibre pas. Voilà tout à fait. Bizarrement agriculture se porte moins bien ici que . Du coup on a encore deux thèmes Olivier. Ce qu'on est en train d'expliquer, c'est plutôt sur l'aspect territorialisation. C'est pas gênant.
Oui on bascule la territorialisation. J'ai cru noter que vous disiez qu'autour de Villefranche, il y a la même problématique. Il y a un problème d'urbanisation aussi ?
De moins grande ampleur. Par rapport par exemple la problématique des terres agricoles, ça se pose pas tout à fait de la même façon parce qu'en fait il y a la vallée de l'Aveyron. Mais après autour de Villefranche, il y a aussi des zones de Causses, tout ça. Parce que autour de Rodez, il y a des zones qui sont urbanisées qui sont des très bonnes terres agricoles. il y a vente. Effectivement les agriculteurs vendent pour pouvoir avoir un apport financier. Et ça permet à des particuliers d'acheter des terrains et de vivre en pleine campagne. Mais c'est de leur volonté. c'est imposé. C'est la ville qui s'impose aux agriculteurs alors que , c'est un choix de vente de territoire, de terrains.
Mais du coup vous ressentez (00 :14 :44) comme un problème, la relation ville/campagne autour de Villefranche ?
Il y a des problèmes mais je sais pas. Il y a eu l'extension d'une zone artisanale qui a pris les meilleurs terrains. C'est autant que Villefranche. Villefranche c'est une ville un peu plus grande mais finalement si on fait le total des problèmes qu'il y a c'est largement autant qu'à Villefranche.
D'accord. OK.
Ils ont un point géographique important, c'est qu'ils sont situés sur les deux bassins versants. Ce côté c'est le versant de l'Aveyron, c'est la ligne de partage. Plus loin c'est la route, c'est la RN.
Est-ce que du point de vue des grandes zones de déprise, manque de dynamisme, vous pensez qu'on a fait le tour ?
Alors j'y vais de suite . on change de couleur. Ce qui est intéressant.
Voilà c'est ce que j'allais dire. Est-ce qu'il y a des projets il y a des dynamiques ?
Il y a un projet avec une dynamique très intéressante, c'est le contrat territorial qui vient d'être signé il y a quelques mois. Et qui va mettre à plat beaucoup de problèmes pour essayer de concilier lagriculture avec la protection du milieu aquatique. C'est pas rien. Donc on est sur le vert . Alors c'est le bassin des Serène. Les Serène c'est les affluents à l'Aveyron, tout ça.
Mais , on est plutôt ici alors ? On est plutôt dans une relation à lenvironnement avec des ressources en eau et ainsi de suite ?
Oui si vous voulez. Et en vert.
Puisque c'est l'eau, on va le mettre en bleu alors. C'est ça ? Et la Serène elle est ?
Normalement, elle fait comme ça. Ça fait comme ça et puis ça vient à la Fouillade. En gros entre Viaur et Aveyron. Ça vient , comme ça. C'est entre les deux. C'est un mini bassin qui a cette forme de goutte d'eau effectivement.
Et alors ça s'appelle comment ? Contrat ?
Territorial Serène. Il est signé ? Il est signé oui. Il a été signé par tous les acteurs. Nous en faisons partie.
Mais le contrat territorial Serène, son objectif c'est ?
Justement je le dis fièrement. Réconcilier l'agriculture et la protection du milieu aquatique.
Mais il va s'y prendre comment pour faire ça ?
Il y a une enveloppe budgétaire qui est conséquente et ce sont les élus qui mettent ça en place avec l'agence de l'eau, avec des techniciens qui se trouvent -bas. Et on va étudier d'abord dans un premier temps, il y a un diagnostic, un état des lieux pardon, un diagnostic et puis ensuite des mesures qui ont été définies, qui utilisent plus ou moins les mesures existantes dans le schéma de gestion des eaux de l'agence de l'eau. On va retrouver des mesures de type étude des plans d'eau par rapport au débit du cours d'eau. On va trouver des études thermiques concernant les milieux aquatiques. On va trouver justement une étude agricole qui a mis en exergue que la moyenne d'âge agricole est très élevée. aussi, ça rejoint beaucoup de choses. La Chambre d'agriculture a fait une étude indiquant quelle est la taille moyenne des exploitations sur le bassin de la Serène. Et indiquant que justement l'âge moyen des agriculteurs est très élevé. Ce qui est un problème. On retrouve un peu tous les problèmes . Donc c'est un terrain d'expérience sans précédent qui est vraiment intéressant pour tout le monde, je le dis. On va avoir des données qui seront issues de ce contrat. Si vous voulez, c'est la concrétisation sur le terrain de ce qu'on voulait faire depuis longtemps, voir comment fonctionne lagriculture par rapport à la protection des milieux aquatiques, comment on peut concilier les deux, l'environnement des cours d'eau et l'envie des agriculteurs sur ce bassin.
Très bien. Je propose qu'on revienne un peu parce que , on est plutôt sur ce thème-. On essaye de boucler celui-. Juste une question. Sur ces zones de déprise quand les terres sont abandonnées, qu'est-ce qu'elles deviennent ? Elles sont perdues ? Il y a fermeture des milieux ?
En fait il y a des zones sur les coteaux on sait pas à qui ça appartient déjà. Donc il y a ça. Ou alors les gens, les futurs cédants ils disent la partie haute, la partie plate su plateau voilà c'est des agriculteurs d'en haut qui veulent les reprendre. Et puis le reste, on va laisser ça comme ça. Des territoires à sangliers. Et alors vous vous imaginez quand il y a une culture de maïs, les dégâts. Parce que si ces animaux pullulent, il faut qu'ils mangent aussi. Par rapport à ça, il y a les jeunes agriculteurs notamment sur Conques, Marcillac qui s'interrogent, qui sont en train de voir, de réunir un peu tous les acteurs et de voir qu'est-ce qu'on peut faire pour essayer de sauver le territoire. Dans le secteur, il y a la cave coopérative des vignerons de Marcillac. Et aussi, on constate, c'est une filiale d'Unicor. On a un problème aussi de renouvellement des générations. C'est un produit à valeur ajoutée. Ils gagnent leur vie et pourtant on a du mal à trouver des repreneurs.
D'accord. Malgré le fait que ça marche ?
Oui. On pourrait dire tiens les terres en déprise autour de Conques, ils ont qu'à mettre des vignes. On cherche des producteurs. Il y a les terrasses. Marcillac, ils font en terrasses. Les terrasses sont faites pour qu'il y ait un minimum de mécanisation quand même. La problématique pour moi, c'est aussi le foncier. Ces petites parcelles en fait, il faudrait un peu réorganiser, faciliter l'exploitation aussi bien pour les gens qui sont en bovins lait, bovins viande que pour les vignes parce que les vignes quand tu parles avec des vignerons, ils ont 15 ares , 10 ares , 25 . C'est une problématique. Même vous voulez faire un échange, l'acte coûte plus cher que le bien. Il y a eu des remembrements dans des plaines.
Et du coup relativement à cette dynamique territoriale et donc à notre question du renouvellement des générations, il y a pour vous des projets emblématiques vraiment sur cette question-, dynamique territoriale, dynamique des activités, dynamique sociale ?
Après on se plaint peut-être mais on a quand même, il y a des renouvellements sur des exploitations. Oui c'est pas le département il y a le moins d'installations. Voilà donc il y a ça aussi. Il faut relativiser un peu les choses. Même si on remplace pas les gens qui partent.
Tout à l'heure vous avez parlé, par exemple vous avez dit il y a une zone bovins laitiers etc. Ça veut dire est-ce qu'il y a aussi des dynamiques qui sont possibles dans ces territoires ?
Oui ici alors si je me souviens bien, je crois que c'est sur Salles la Source, il y a 60% des exploitations qui ont un chef d'exploitation qui va cesser son activité ou quelque chose comme ça. Mais derrière ça, il y en a que 27% qui sont sans succession. Donc voilà. C'est pour ça, il faut relativiser. La proximité de l'agglomération ruthénoise, c'est plus facile au niveau social de s'installer à 20 bornes de Rodez, pouvoir aller au cinéma le soir. Et que le conjoint trouve un travail à côté. C'est peut-être une volonté. Notamment sur Conques la problématique, c'est que c'est des petites exploitations mais c'est tellement compliqué d'exploiter qu'en terme de main dœuvre ils sont au taquet. Ils sont dans des filières classiques en plus. Ils peuvent pas investir. Je voudrais revenir par rapport à cette question un peu du rural qui vivrait aux crochets d'un urbain proche. Il y a aussi effectivement d'avoir une ville comme Rodez ou Villefranche comme ça à côté, ça offre des services, des activités culturelles intéressantes qui permettent une certaine insertion. Mais il y a aussi des territoires qui grâce au fait de leur isolement sont forcés de créer une activité locale. C'est à dire se torturer les méninges, de sorganiser, que les maires prennent en charge de créer un multiplex rural, que des gens se prennent en main pour créer des associations culturelles et tout. Caplong (00 :24 :46)
C'est ?
Par-. C'est un village qui était complètement en voie de désertification il y a quelques années. Et puis il y a tout un groupe qui s'est motivé. C'est très local mais il y a plein d'initiatives. Ils ont remonté un boulanger. Ils ont fait un bistrot. Il y a quatre ou cinq personnes qui mènent le truc. Et du coup il y a ça aussi. Et du coup par exemple , on a marqué ça en rouge mais il y a des trucs très intéressants dans ces secteurs-. Je sais pas, de mon expérience du point de vue de la vie associative culturelle et tout un village très intéressant Baraqueville qui est un village qui est tout absorbé par Rodez et qui a du mal à développer une activité. Donc je pense qu'il faut pas voir le rural comme ne dépendant que de la proximité des villes proches.
Et du point de vue des projets comme ça portés localement, dan un rural plus éloigné de l'urbain, ça prend quelle forme ces projets ? Comment ils s'organisent pour faire émerger les activités ? C'est quoi ? Tu as parlé de multiplex.
Par exemple à Saint André de Najac, la mairie a été assez dynamique pour créer un truc. Ils ont créé un local avec un restaurateur et l'épicerie. Pare exemple, c'est un exemple. C'est un village qui est pas géographiquement très... Il y a un certain dynamisme local. Et à Caplong avec trois bouts de ficelle, ils font des trucs extraordinaires. Après il y a des cafés associatifs un peu. C'est des histoires d'hommes ça. Il y en a à Villefranche, il y en a presque l'équivalent à Crespin.
C'est quoi comme forme...
Des cafés associatifs.
Ah les cafés associatifs.
Enfin Morillon c'est pas un café associatif mais ils organisent des événements. Après un atout ou pas je sais pas, c'est la RN88 qui va... Il y a des gens qui construisent ici, qui bossent à Albi. On peut être agriculteur à Montsales et avoir son épouse qui travaille à Albi. C'est plus un problème. Il y a des lotissements qui commencent à naître le long de la commune environnante.
Sur cette question, sur le renouvellement des générations agricoles est-ce qu'il y a des projets particuliers ? Du point de vue de l'installation, du point de vue de la transmission, du point de vue des réflexions autour de comment on fait pour transmettre sur des modèles de transmission originaux ou différents...
Il y a des associations qui aident à l'installation des jeunes ou à la reprise. Il y a le RDI, il y a des choses comme ça.
Il y a pas de structuration géographique particulièrement ?
Il y a les chartes qui ont fait des études sur certains territoires. Oui les chartes à l'installation. Ils ont fait Conques, Marcillac, Villefranche, Najac. aussi il y a quelque chose de très intéressant au niveau étude. je suis très concerné. Le pacte. Et alors c'est encore plus intéressant parce que c'est encore plus concret. Le but c'est d'essayer d'améliorer les milieux aquatiques en diagnostiquant des pratiques agricoles qui ne vont pas uniquement par le volontariat bien entendu. Et ça c'est très intéressant. Alors on étudie les impacts favorables ou défavorables en mesurant la température de l'eau et en mesurant les populations de truites. C'est le syndicat mixte. On est plus sur l'Aveyron, on est sur le bassin de Viaur.
Et ces chartes installation, ça prend quelle forme du coup ?
Pour l'instant, cest surtout qu'ils ont fait un diagnostic en fait. Ils ont essayé de voir, de répertorier chaque exploitation, de voir dans les dix ans à venir lesquelles auront successeur, pas de successeur. Et ensuite faire tout un diagnostic, ils ont placé tous les restaurants, les garages, les machins, les trucs, toutes les activités qui existaient. Et ensuite ils ont fait un bilan avec tous les acteurs locaux, les maires et des réunions de travail tous ensemble. C'est des réunions en amont qui se font avec les représentants de la société civile, les agriculteurs, tout le monde.
L'installation des agriculteurs ?
Oui des agriculteurs. Mais ils partent d'un constat qu'il faut le milieu rural pour que l'activité... Parce qu'en fait aujourd'hui on arrive dans ces zones l'agriculteur s'il faut qu'il fasse trente bornes pour aller faire réparer son tracteur, c'est plus possible.
Donc quelque part est-ce que ça les amène à identifier les freins à l'installation qui seraient pas propres à lexploitation ? C'est ça ? L'idée c'est d'avoir une idée du tissu économique, du tissu dactivité ?
À minima de conserver ce qui existe aujourd'hui, de faire le forcing pour conserver la dynamique et voir davantage. Ils se posent la question mais voilà, comment faire pour soit garder les gens qui vivent , pouvoir faire venir d'autres personnes. Et communiquer sur leur territoire.
Et conserver, par exemple quand on parle des garages, quand on parle des bars, des services public et ainsi de suite, comment on fait pour conserver ça ?
C'est à l'appréciation des élus. Et les élus ils sont dans ces chartes aussi. Et parallèlement à ça alors ça a été fait sur Montbazens aussi, il y a eu le Conseil général qui a mis en place l'agriculture aveyronnaise (00 :31 :48) suivi de TPE, territoire projet enveloppe. En fait il y a eu un diagnostic de territoire. Donc ça c'est fait sur (00 :31 :55), ça s'est fait sur le nord Aveyron. Et ça s'est fait sur le canton de Montbazens aussi, sur ce secteur-.
C'est ça ?
Le canton de Montbazens, c'est par-. Et en fait l'objectif c'est pareil, c'est de partir d'un état des lieux et de travailler ensuite en groupe pour savoir ce vers quoi on va essayer de faire évoluer le territoire. Et il y avait un financement du Conseil général.
Donc il y a une réflexion prospective ?
Oui voilà. Et notamment il y a entre autre ce qui en est ressorti, c'est le projet métha. Le projet méthanisation, c'est ça ? Entre autres sur ces territoires-mais ça fait travailler ensemble des gens de la société civile, des commerçants, des agriculteurs, des gens des associations. Ça permet de partager un peu le diagnostic et d'essayer d'avancer. Et c'est à ce moment-aussi qu'il y a des élus qui disent aujourd'hui sur notre commune, on a un nombre d'agriculteurs. On peut pas faire moins. Si on en a moins, notre commune elle est plus viable. Enveloppe financière sur trois ans. Il y a je sais plus, je vais dire une bêtise. Ça va être difficile . Parce qu'on est à l'envers.
Oui j'écris à l'envers du sens... Comme c'est moi qui écris, je regarde le texte dans le bon sens.
ça en fait pas partie ?
Si. Pourquoi ?
Non parce que je parlais du Pact.
J'ai pas eu le temps de noter.
J'ai bien compris, je m'excuse je vous ai coupé.
Allez-y.
ici sur la commune. Pact, ça veut dire projet d'action territorialisé.
Ici c'est ça ?
Voilà c'est ça. C'est un projet qui est supervisé par l'agence de l'eau, qui ressemble énormément au projet Serène à la différence près qu'il y a un volontariat des agriculteurs qui sont prêts à faire des aménagements tout à fait possibles, protection des bords de berges. Ils empêchent les bêtes d'avoir accès aux cours d'eau. On sest aperçu que c'était un véritable mange-berges les bovidés, plus que les ovins. Des pratiques agricoles qui évitent lérosion des sols etc. Et qui sont mesurées scientifiquement par des techniciens de la fédération de pêche pas en concertation mais en prestation, prestataire de service. À travers l'organisme qui s'appelle le syndicat mixte du bassin versant du Viaur. Et ce qui est remarquable, j'y crois beaucoup à ce principe cher à Yves Regaut le président, c'est qu'on ne contraint pas les agriculteurs. On doit les convaincre. Donc l'idée essentielle, c'est de demander qu'il y ait des expérimentateurs bénévoles, volontaires pardon. Donc de ce point de vue-à mon avis, c'est déjà une réussite. Il va y avoir un bilan qui va être tiré et qui va servir aussi d'expérimentation comme sur ce secteur-et qui va être amplifié à d'autres cours d'eau. Je pense au Jaoul sur le bassin de Viaur. On est dans le vert aussi dans la dynamique. Ensuite un point positif aussi, il y a un maillage quand même d'organisations, d'échanges sur tout le territoire qu'on retrouve pas forcément ailleurs.
Et ces Cuma, elles sont plutôt toujours en développement ?
Ça dépend. Il y en a qui se restructurent parce que les équipes densilage, les systèmes de production des fois fonctionnent plus de la même manière. Il y en a qui arrêtent l'ensilage. Ils sont de moins en moins nombreux. Et puis il y a des créations de Cuma plus importantes ou sur un objet précis. Il y en a partout. Il y en a sur toutes les communes.
D'accord. Donc c'est ce fameux message de montée de individualisme. Ça se traduit pas obligatoirement par une perte de dynamique des Cuma sur ce territoire- ?
Est-ce qu'elles arrivent pas aujourd'hui dans leur fonctionnement actuel à un certain niveau il faudrait peut-être qu'elles se remettent en cause. Qu'elles se reposent des questions. Je sais pas ce que vous en pensez ? Je sais pas. Par rapport à lindividualisme, nous on a des agriculteurs de ce secteur qui nous ont dit ça. On nous dit, on se parle plus, il y a plus d'échanges. Qu'est-ce que la coopérative peut faire par rapport à ça. Donc on a créé un groupe il y a deux ans on a dit, on a envoyé un courrier à tous nos adhérents partout en disant est-ce que ça vous intéresse de vous regrouper, de fixer des thématiques. Et puis à travers de la coopérative de réfléchir sur qu'est-ce qu'on peut faire. On détermine des thèmes et on fait venir les intervenants qui vont bien pour faire avancer les choses. Donc on l'a fait pendant un an ou deux. L'idée c'était quelque part ça arrange les agriculteurs parce que ça les fait se rencontrer, ça les fait réfléchir, innover et ensemble on est toujours plus efficace. Et puis l'idée qu'on avait derrière, c'était si éventuellement c'est la coopérative qui fait ça quelque part ça peut arranger, a peut asseoir leur fidélité à la coopérative. Ça c'est bien gentil sur le principe mais quand on voit le temps qu'on passait à animer tous ces groupes et les retombées sachant que les gens qui sont venus, c'était que quelque part ils étaient déjà fidèles à la coop. Ceux qui étaient pas fidèles, ils sont pas venus. Donc c'est pas gagné. Et puis on a fait ça pendant un an, un an et demi. On a fait cinq ou six réunions, enfin cinq ou six journées. C'était le matin en salle, l'après-midi sur le terrain. Et on a dit ça peut plus durer, il faut trouver des financements pour ces trucs-. Et il y a plus de financement, enfin on a dit on va essayer, on va voir. ma conclusion, c'est s'il y a des financements on relance le truc. S'il y a pas de financement, on arrête. Donc aujourd'hui on essaye de monter un GIEE pour relancer ça parce qu'il y a vraiment un besoin. Mais le besoin, on va pas le faire en claquant des doigts. Il faut financer le truc.
Du coup les thématiques qui sont ressorties, c'était ?
Les thématiques, ici il y a des sols très superficiels, sableux, des pentes partout donc il y a des gros soucis d'érosion, de perte de sols. Donc semis sous couvert, couverture du sol en période hivernale et tout ça lié avec beaucoup d'élevages bovins lait assez intensifs qui cherchent à concilier la productivité de l'élevage bovins lait et préservation de l'environnement. Donc c'est ce qu'on va essayer de vendre au niveau du dossier GIEE qu'on va monter. Il y a le GIEE quon va monter ici. Il y en a un autre, il y a le Regalou. Tout ce secteur-. C'est des agriculteurs locaux du Lévézou qui sont des éleveurs à la base mais qui ont une activité céréalière et pour mieux valoriser leurs céréales, il a été créée une filière locale de farine qui s'appelle Regalou. Et on a trouvé des boulangers qui vendent ce pain Regalou fait avec cette farine locale. La caractéristique, c'est de la farine qui vient pas de filières de céréaliers. Ça vient d'éleveurs. Donc c'est fertilisé avec du fumier ou du lisier, moins d'engrais. Ça vient dans des rotations après des luzernes, des prairies, tout ça donc beaucoup moins de salissement, beaucoup moins de parasitisme donc beaucoup moins de produits phytopharmaceutiques derrière. Un blé beaucoup plus sain, une problématique élevage donc ce qu'ils veulent c'est de la paille pour leurs animaux. Dans la Beauce la paille, c'est pas leur souci. Donc on essaye de tester des variétés avec plus de paille et des qualités panifiables. Donc on fait tout un tas de tests, d'essais pour essayer d'emmener une diversification à ces producteurs et de trouver la complémentarité entre productions céréalières et élevage. Mais aussi c'est pareil, ça demande beaucoup d'implication et on est en train de poser un GIEE -dessus aussi pour essayer de se faire financer ça. Derrière il y a aussi la prospection commerciale auprès boulangers, que ce soit en Aveyron ou à Paris. Donc c'est beaucoup de boulot. Ça permet une diversification des agriculteurs mais s'il y a pas trois sous qui arrivent, on va vite s'épuiser.
Et cette filière pain, elle est en place ?
Elle est en place mais elle vivote. Ça fait un moment qu'elle ne se développe plus.
Du coup le pain, il est commercialisé sur quel réseau ?
Sur les réseaux de boulangeries aveyronnaises. On commence à en trouver une ou deux à Toulouse. Et donc on allait de l'Aveyron à Paris et du coup, on a des boulangers autour de Paris aussi qui s'y mettent.
On est sur des rendements faibles au point de vue céréales ?
Oui parce que les Aveyronnais qui font des céréales, ils mettent des céréales en tant qu'éleveurs. Donc ils sont pas super performants. il y a quand même un objectif de rendement panifiable donc il faut beaucoup de protéines. Donc il faut de l'azote. Donc du coup il y a des rendements peut-être plus élevés que la moyenne. Je sais pas, c'est 65 quintaux peut-être.
C'est pas mal.
Mais on essaye de trouver, de garder ce qui fait notre différence. C'est à dire peu de phyto. Et puis aussi, on essaye de jouer aussi sur la mouvance, le gluten aujourd'hui ça pose des questions, trouver des variétés avec moins de gluten plus digestible, tout ça. Donc ça demande des tests, des implications, tout un tas de recherche derrière. Et ça c'est intéressant. En plus au-delà du fait que c'est une filière, ça permet comme je le disais tout à lheure qu'il manquait de l'échange et tout ça, ça permet de réunir tout un tas dagriculteurs autour d'un projet fédérateur.
Et du coup c'est des variétés avec moins de gluten, un enjeu paille, variétés anciennes.
Variétés anciennes, sur le Larzac à l'époque ils avaient une variété, je sais plus comment elle s'appelle, qui était spécifique à -bas. Ils faisaient du blé avant qu'il y ait les grandes boulangeries. Donc on essaye de tester ça. Je vais vous avouer, c'est autant pour le folklore... Ça peut être pour l'image justement. Pour argumenter le dossier GIEE, que pour les attentes qu'on en a. On a des paysans boulangers, enfin boulangers ou pas boulangers en bio qui travaillent avec des blés paysans sur Najac. C'est pas des trucs en filières. Ils ont des dynamiques collectives locales. Ça c'est aussi pour apporter une réponse parce qu'il y a de plus en plus d'éleveurs qui arrêtent l'élevage laitier ou viande. Et du coup, il y a des terres qui se libèrent. Et on se dit si cette terre se libère, il faudrait faire quelque chose d'intelligent.
Et on parle de combien de surfaces sur un projet comme ça ?
Je sais pas. Moi j'ai la vision transversale.
C'est connecté avec (00 :43 :39) ? Non ? D'accord.
(00 :43 :44) ils sont plus sur les fourragères. Mais ils réfléchissent aux céréales, sur les céréales pour nourrir l'élevage. Enfin céréales comme substitut à l'herbe. Donc on peut justement suivant l'année adapter, c'est à dire qu'on sème la céréale. Si c'est une année on a un manque d'herbe, on la récolte en immature. Si tout va bien, on récolte le grain et on le vend. On le vend ou on l'utilise pour nourrir les animaux. Un truc dont on a pas parlé ce matin parce que ça fait le complément avec la production de farine et tout, c'est le complément de revenus pour un agriculteur. Je pense au tourisme. C'est à dire les débouchés pour des produits agricoles directs dans les marchés situés non loin de la ferme. Et les possibilités d'habitation. Chambres dhôte, camping à la ferme, enfin toutes les possibilités qui peuvent être un revenu complémentaire pour l'agriculteur. En Aveyron on a cette possibilité énorme et valorisante au pont de vue touristique. Pas à grande échelle mais à certains endroits, ça peut être un apport important.
Est-ce que l'agriculture se positionne bien dans les secteurs touristiques, les Gorges de l'Aveyron ?
Non mais je dis quil y a un créneau .
Et actuellement, est-ce que c'est quelque chose qui...
Il y a des choses qui sont faites. Sur la vallée de l'Aveyron, il y a des choses qui sont faites. Sur les deux vallées, sur les deux fonds de vallée. Mais après quel est le succès, le taux de remplissage et tout ça, ça je sais pas du tout. Il y en a qui le font, ils ont des gîtes mais c'est pas pour ça que les gîtes sont remplis. Et puis c'est deux mois dans l'année. Même pas. Et des fois, ça permet juste de payer la nuitée, de conserver le patrimoine. C'est souvent un complémentent à l'activité. Le taux de remplissage doit être important parce que moi j'ai voulu réserver et il y avait plus de place. Ah mais sur une période... En milieu rural, enfin en campagne, la demande est plus importante que l'offre. Il y a pas assez d'offre. Après si on est à trois kilomètres des Gorges du Tarn, c'est plus facile.
Mais les grands secteurs touristiques en dehors des Gorges de l'Aveyron...
Le lac du Lévézou. Le lac du Lévézou, c'est quand même un gros machin. Après Conques, Najac.
C'est le Viaur ça ?
Oui par-. Entre le Viaur et le Tarn. Mais Conques, il y a beaucoup de monde qui passe. Mais l'agriculture et le territoire n'en profitent pas. Il y aurait des moyens de développer peut-être. Il faudrait rechercher. Mais c'est vrai que les gens qui passent à Conques... En même temps ils passent rapidement. C'est pas quelque chose il y a 300 activités. Non mais c'est ça. Il y a des choses à faire peut-être aussi. Ils ont fait des études de marché ils se sont aperçu effectivement... Avec les consommateurs, il y en a qui peuvent se payer des produits et d'autres pas. C'est pareil avec les touristes. Il y a deux catégories de touristes. Ceux qui viennent consommer, ceux qui viennent pas consommer. Tu prends les gens qui sont dans les campings, c'est pas des gros consommateurs. Les gens qui sont dans les chambres dhôte ou en hôtels, c'est pas les mêmes. Ce secteur aussi, c'est anecdotique mais on a lancé il y a quelques années une activité sur la collecte de noix. Ça va pas chercher loin. Mais historiquement dans ce coin, il y a des producteurs de noix. C'est un peu la zone de Conques, tout ça. On essaye de dire l'élevage tourne plus, il y a de la déprise, plantez des noyers. Et nous, on vous achètera les noix. Mais autant les producteurs existant...
C'est cette zone- ?
Cette zone-et puis un peu par-aussi.
Donc les fameuses zones de déprise qu'on avait vues tout à l'heure.
Le problème c'est que pour motiver des gens à planter un noyer qui produira dans dix ans, c'est super dur. Et puis que c'est des éleveurs avant d'être des arboriculteurs. Il y avait la châtaigne aussi dans ces coins-. La châtaigne Mérignac, tout ça, les zones à châtaigne. C'est beaucoup dénergie pour... Et puis en Aveyron si ça n'a pas de la laine ou des cornes, culturellement c'est difficile. Ça c'est une phrase qui va rester, s'il y a pas de la laine ou des cornes. Ce qu'on développe aussi nous beaucoup, c'est l'élevage de canards, palmipèdes. C'est sur cette zone en fait surtout. Mais c'est une production qu vient facilement en complément d'une activité élevage et il y a pas trop investissement et finalement, c'est assez bien valorisé par rapport au travail. Donc dans ce coin, c'est pas mal.
Du coup est-ce que ça participe du fait qu'on peut vivre sur une petite exploitation ?
Oui. Il y a des gens qui arrivent à installer leurs fils, leurs épouses ou s'installer tout court parce qu'il y a l'atelier canards.
Et c'est une production qui est en bonne santé économique ?
Aujourd'hui tous ceux qu'on a installés en canards, enfin je sais pas tu les suis toi... Non pas plus que ça. Oui par rapport à l'investissement que ça demande, c'est très rémunérateur. Quelqu'un qui veut acheter un troupeau de 60 vaches, il y arrivera pas. Un élevage de canards, il met deux serres, c'est possible. Et il gagne sa vie avec. Et il y a un retour rapide.
Mais en direct, en intégration, comment ça marche ?
Nous, on leur fournit les canards. Ils les gavent. S'ils les achètent, ils les gavent. Et on leur reprend les canards gavés à la fin. Et on a une filière nous d'abattoirs dans le Lot. On a Aveyron foie gras à Rodez aussi. Et on a créé une marque qui s'appelle Canards de l'Aveyron. Il fallait y penser. Et on essaye de valoriser tout ça par rapport à Labeyrie et tout ça mais c'est dans des filières plus restreintes. Et ça aujourd'hui nous dans tout ce qu'on développe, c'est ceux qu'on fait le plus. On développe pas les éleveurs de bovins ni d'ovins ni de porcs. C'est les canards. Il y a beaucoup d'éleveurs de porcs qui arrêtent le porc et qui se mettent au canard. Le porc, il y en a plus beaucoup. Le porc, c'est la misère. Et c'est un peu le même profil. Celui qui a mis du porc à l'époque, c'est quelqu'un qui avait du mal à... comme je disais en Aveyron d'abord, on regarde la laine et la corne. Et après si ça marche pas, on va voir le porc et après la plume. Et comme le porc marche plus, aujourd'hui c'est le canard qui fait office de...
Le porc ne marche plus parce qu'il y a plus de producteurs ou parce que le marché est trop tendu ?
Le porc le problème, ce que j'y vois moi, en Aveyron par exemple on a une connotation haut de gamme. Sauf sur le porc. Qu'on produise un porc à Baraqueville ou à Quimperlé, quelque part c'est à peu près le même. Donc nous on dit mais en Aveyron, on a du bœuf fermier Aubrac, on a du veau d'Aveyron, on a des produits comme ça. Vendre du porc à côté qui a rien d'autre à raconter, c'est brouillon. Donc on voudrait avoir un porc plus haut de gamme. Donc on cherche des éleveurs qui pourraient nous fournir. Sauf que les éleveurs, ils nous disent moi je fais du porc sur paille, plein air ou je sais pas quoi mais je te fournis deux porcs par semaine si tu veux et puis tu te débrouilles. Sauf que nous nos bouchers, ils ont besoin de longe, ils ont besoin de jambon, ils ont besoin de gorge, de foie, la carcasse entière comme je disais tout à l'heure avec le poulet. Le Parisien, il va pas acheter de la viande pour faire de la saucisse. Donc on a du mal à valoriser tout ça. On achète morceau par morceau. Et ces petits producteurs dans des filières haut de gamme mais très locales, ils sont pas organisés pour gérer cet équilibre matière comme sont organisés les abattoirs. Donc soit on continue de travailler morceau par morceau comme ça et on est condamné aux filières industrielles, soit si on veut travailler la qualité et les produits de niche on est obligé de travailler avec des gens qui vont nous filer des carcasses entières qu'on sait pas travailler. On a un gros souci avec le porc.
Mais c'est du porc label ou pas ?
Non c'est pas du label, enfin si il y a du label. Il y a le label porc ovin du Sud Ouest par exemple. Mais alors pareil pour les halles de l'Aveyron, on va prendre du porc ovin du Sud Ouest. Et puis dans le porc ovin du Sud Ouest, il y en a quatre qui sont sur paille. On dit tiens super, on va prendre que ceux qui sont sur paille, qui sont en label porc ovin du Sud Oust et on va les vendre aux halles. Sauf qu'ils sont pas abattus à Rodez, ils sont abattus à Lacaune. Il faut que l'abattoir soit reconnu. Donc de Lacaune il faut qu'on dise à l'abattoir, tu vas nous garder que ceux qui viennent des élevages numéro trois, numéro cinq, numéro six. Puis on voudra que de la longe aujourdhui. Demain on voudra que du jambon. L'abattoir il dit, arrête, c'est bon. Donc la difficulté de ces petites filières de qualité de qualité, c'est tout le monde la recherche mais alors d'un point de vue logistique organisationnel, c'est... Et alors comme en Aveyron on a fait un peu de copié/collé du système breton, aujourd'hui on est emprisonné dans ce système-. Alors ils poussent encore plus et toute la filière est structurée pour ça. Et aujourd'hui cette filière-est en déprise totale, ils y arrivent pas, ils ferment tous les élevages les uns après les autres. Et les petits comme ça qui se débrouillent, on peut même pas travailler avec eux parce qu'on sait pas faire. C'est malheureux.
Et du coup la solution, ce serait de trouver des voies de commercialisation locales pour essayer de trouver des équilibres matière ?
Oui par exemple. Alors dans le Cantal, il y a la coopérative Altitude qui a mis en place le porc Capelin ça s'appelle, il y a quelques années. Il y a beaucoup de marketing et de communication derrière mais c'est du porc sur paille. Ils appellent ça porc à la châtaigne. Mais en fait c'est pendant le dernier mois d'élevage, il doit avoir 5% de farine de châtaigne en alimentation. C'est sur paille donc c'est déjà intéressant. Et eux, ils ont développé ça. Ils ont réussi à monter une filière. Et aujourdhui, on, pourrait y aller travailler avec eux et commander trois longes. Mais l'idée, c'est pas d'aller valoriser le produit du Cantal, c'est de valoriser le produit des gens qui sont .
Comment ils se dépatouillent de ce problème d'équilibre matière ?
Il a fallu qu'à un moment, il y ait une volonté de la filière porcine. Aujourd'hui la filière porcine s'en fout entre guillemets. C'est nous qui voulons parce qu'on a ce besoin dans nos magasins mais eux ils nous disent mais qu'est-ce que c'est, qu'est-ce que tu veux ? On abat je sais pas combien de porcs par semaine, on va pas faire un traitement de faveur pour toi. Si la filière n'a pas la volonté à un moment de rentrer -dedans comme le Cantal, ça marchera pas. Parce que nous si on est tout seul, on va les voir en leur disant livre-nous trois longes de porcs sur paille de monsieur bidule à tel jour, il faut vraiment qu'il y ait une volonté partagée de l'amont et de l'aval. S'il y a que l'aval... C'est une logique industrielle. Il faut dire aussi que le gros des filières en porcs, il y a aussi tentative de développer des appellations qui reposent, enfin qui sont pas très contraignantes. Et je pense par exemple le porc montagne, le lait montagne à peu près tout ce qu'on a c'est de produire en zone montagne. Mais il y a pas grand-chose de plus sur ces produits. Et du coup est-ce que tous ces gens qui sont derrière, mettre en aval le porc montagne le lait montagne, est-ce qu'ils voient d'un bon œil aussi qu'on valorise des filières porcs sur paille et lait produit à l'air par exemple. Aujourd'hui on va as le faire tout seul. On va le faire avec eux. Aujourd'hui on vend le porc, porc de l'Aveyron. C'est une marque qu'ils ont créée, porc de l'Aveyron. Mais qu'est-ce qu'il a à dire ? Il a à dire qu'il est de l'Aveyron, c'est tout. Donc nous on dit, à l'inauguration de notre magasin il y avait M6 tout ça et ils demandaient au président de parler de ce qu'on faisait. Le président il avait qu'une crainte, c'est qu'ils me posent pas trop de questions sur le cochon. Parce qu'autant le bœuf, le veau d'Aveyron, tout ça, il était tout content de parler de ce qu'on faisait. il était un peu sec. Et dire c'est du porc de l'Aveyron, ça suffit pas.
Et le porc plein air ? Il y a un peu de porc plein air ?
Porc plein air il y en avait, il y en a plus. Ceux qui font du porc plein air, il y en a très peu. Ceux qui font du porc plein air ils ont qu'un rêve, c'est monter un bâtiment pour pouvoir travailler au chaud. Dès qu'ils ont les sous pour le faire, ils montent un bâtiment. Si il y a (00 :57 :16). Oui, lui il est installé tout seul. Enfin il est installé, il fait les transformations, de la vente directe. Il est surtout naisseur quand même. Après il engraisse une partie de ses porcs. On travaille avec une petite coopérative à Villefranche qui s'appelle Les fermiers du Bas Rouergue. Alors ça a pas le vrai statut de coopérative mais eux du coup, ils ont des cahiers des charges pour chaque type d'animaux et ils font du porc plein air. Leurs porcs, c'est que du plein air. Mais pas que porcs. C'est porcs, agneaux, veaux d'Aveyron, les vaches. Après nous, on peut aller voir trois, quatre éleveurs. L'idée c'est de pas faire ça contre le système actuel. C'était de le faire avec le système. Mine de rien on en parle peu mais c'est cette coopérative qui a lancé le produit veau rosé en 1974. Donc bien avant tout ce qu'on peut entendre. On parlait de l'histoire des petites structures et tout ça. Je voulais dire il y a aussi dans les productions traditionnelles bovins lait, bovins viande, des fermes qui ont des signes officiels de qualité en circuit long, tout ce qu'il y a de plus traditionnel. Des fermes qui sont sur des petites superficies. Moi je fais des vaches sur une trentaine d'hectares. C'est pas rare. C'est à dire que j'ai un voisin il fait du lait sur moins de cinquante hectares. Il a un salarié. Un autre voisin, il fait sur soixante hectares. Il a son fils comme salarié aussi. Je connais un couple qui est en bovins viande, qui a une trentaine d'hectares. Enfin on a encore dans nos territoires des structures assez petites qui tournent correctement. C'est pas forcément des gens âgés, au ras de la retraite. Ça existe.
Qu'est-ce qui fait qui fait qu'ils arrivent à tourner sur ces petites structures ? Le modèle économique qu'il y a derrière en fait ?
En général il y a valorisation des produits.
C'est de la vente directe ?
PARTICIPANT
Cest à dire dans mon cas ça reste biologique mais il y a dautres trucs après il y a des systèmes, cest plutôt économe enfin voilà quoi et après il y a les CUMA aussi qui peuvent jouer un rôle importantMoi je suis sur un village, qui nest même pas une commune qui sappelle les « MAZIERES », un village de trois fois rien, on a 4 ou 5 jeunes qui risquent de sinstaller dans les, peut-être, deux ans qui viennent
ANIMATEUR
Sur des petites structures ?
PARTICIPANT
Oui, et puis même je veux dire 4 ou 5 jeunes qui sinstallent chaque année sur un canton…. il y a 160 habitants dans le bled….
ANIMATEUR
Pourquoi cest ces 4 ou 5 jeunes ?
PARTICIPANT
Bah justement, il y a une bonne dynamique locale, il y a une CUMA qui marche bien avec tous les services, il y a des fermes qui nont pas à jouer la carte de lagrandissement outre mesure, il y a aussi, bah par exemple quand on parle de la contrainte de lastreinte et toutpar exemple lélevage laitier, cest difficile de se lever 365 jours par an, pas forcément 365 mais même si cest 330 ou 340 et cest déjà beaucoup, par exemple lhiver, le matin, il fait froid et tout et cest aussi quand on a des voisins qui font pareil, que bon on soriente vers la machine à traire ou presque ça, mais cest autre chose que dêtre tout seul à le faire et avoir le prochain à 10 kilomètres donc ça…. Il y a une ambiance, voilà il y a une ambiance qui porte ça
PARTICIPANTE
La dynamique locale elle stimule et puis on entend moins dans ces zones- : « oui il y en a marre, on ne gagne pas notre vie »… et les jeunes générations donc du coup elles ne sont pas baignées dans cet état desprit , ça stimule les gens à rester
ANIMATEUR
Quand tu dis dans ces zones-, il y a des zones on voit bien tout particulièrement la dynamique, on est plutôt confiant
PARTICIPANTE
Il y a Saint Félix, sur Senergues la haut il y a quand même de la dynamique, il y a des jeunes qui sinstallent…. Il y a des gens de la même génération qui se retrouvent….
PARITICIPANT
Une bande de copains qui ont toujours été ensembles
PARTICIPANTE
Cest humain après tout, cest un facteur humain.
PARTICIPANTE
Juste pour rester dans les filières, il y a lIGP <veau dAveyron> qui est à peu près sur ce territoire et qui permet, enfin normalement le principe cest quand même de pouvoir intensifier la production bovin-viande sur une exploitation, donc rendre viable des petites et moyennes exploitations, il ny a pas besoin davoir 100 vaches.
ANIMATEUR
La moyenne en veaux dAveyron ?
PARTICIPANTE
En nombre de mères, on est à 65.
PARTICIPANT
Cest plus dans lactif par famille.
PARTICIPANT
On est à 45 vaches par actif.
PARTICIPANT
Pour revenir au cochon pardon, toute cette zone, historiquement, cest à 80 % toute la production aveyronnaise elle est et la déprise quil y a actuellement sur la production porcine a des incidences énormes dans ce secteur. Il y a des fermes qui étaient parce quelles avaient latelier porcin à côté, aujourdhui le porc ne marche plus, le reste va sauter avec.
ANIMATEUR
Et , on parle dun grand nombre dexploitations ?
PARTICIPANT
Oui cest lhécatombe…..
ANIMATEUR
Donc le porc, la déprise du porc cest un levier extrêmement fort en termes de…………….
PARTICIPANT
Ah oui, oui, en terme de valeur ajoutée pour le territoire, même les abattoirs quand la chaîne porcine ne tourne pas et bien cest des charges fixes quil faut répartir sur le veau dAveyron ou le bœuf Aubrac
PARTICIPANT
Il y a plus localisé encore qui est un peu pareil, qui est en train de séteindre cest le tabac….
PARTICIPANT
Bon en attendant ça ne pèse pas si lourd que ça
PARTICIPANT
sur la vallée du Lot….
PARTICIPANT
Alors ça, ça vient tout doucement, historiquement il y avait une initiative de culture de pommes de terre dans le coin, avec la chambre, tout un groupe dagriculteurs et des industriels essaient de relancer ça mais cest un peu timide
ANIMATEUR
Cest cette zone-, cest ça ?
PARTICIPANT
Oui, tout Rieupeyroux…. • 1.04.59 à 1.05.14Echange dans le groupe
PARTICIPANT
Faire de la patate Aveyronnaise par exemple
PARTICIPANT
La difficulté cest que chez nous on en fait 30 tonnes lhectare tandis que chez eux cest 50
PARTICIPANTE
Et à linverse pour sortir des filières, il y a quand même 3 points de vente collectifs, 2 pour le moment et cest justement des producteurs qui essaient de sorganiser pour trouver des solutions pour un atelier de découpeVillefranche, Il y en a 1 à Nuces et bientôt à Rodez
PARTICIPANT
On parlait de Capelongue tout à lheure, cest quest le loco-motivé, ils vendent beaucoup sur Rodez, cest un peu la ruche qui dit oui adaptée à lAveyronnaise. Cest parti de Capelongue et ça fédère tout un tas dagriculteurs du Lévezou et cest les loco-motivés
PARTICIPANTE
Cest de la vente par internet en fait….
ANIMATEUR
Et cest portécest soutenu par ?.....
PARTICIPANTE
Cest une association dindépendants, locale….
ANIMATEUR
Il ny a pas la Chambre ni le ….
PARTICIPANT
: Cest comme <la ruche qui dit oui>, il y en a une à Onet le château, une qui sest montée à Lugan aussi, à côté de Montbazens
ANIMATEUR
Alors il faut maider pour la localisation… • 1.06.20 à 1.06.57Echange dans le groupe (travail sur la carte)
PARTICIPANT
La production dabeilles est en chute libre, moi jai des abeilles donc je le sais, par contre le rucher-école à Rodez a fait le plein comme à chaque fois, il y a un monde fou, et nous qui vendons tout le matériel pour lapiculture, les ventes augmentent tous les ans, cest impressionnant mais cest des gens comme moi qui bricolent et……………
ANIMATEUR
Mais il y a eu des problèmes de population dabeilles sur lAveyron ? • 1.07.30 à 1.07.55Echange dans le groupe
PARTICIPANTE
Nous à linverse à la DA, on bosse avec tout un groupe dapiculteurs qui ne sont pas amateurs, qui souhaitent se professionnaliser, dautres qui sont professionnels donc ils sont dans ce coin-, il y en a beaucoup -bas
PARTICIPANT
Le miel de châtaigniers de Conques….
PARTICIPANT
Je vais vous dire, si vous permettez, quelque chose de très rapide à propos de labeille, je le sais depuis 2 jours, cest tout frais, une jeune dame qui est docteur en hydro biologie, qui est chercheur et qui a fait des études sur les truites et qui a fait le parallèle, elle émet une hypothèse apparemment, les truites émettent une enzyme quand il y a pollution, elle est formelle lorsquelle retrouve cette enzyme, elle sait que la truite a été victime de pollution, elle ne sait pas laquelle et ensuite il y a une deuxième enzyme qui est fabriquée quand la pollution est sévère juste avant que la truite crève et elle la vérifiéça coute très cher ce truc-donc elle a émis lhypothèse que cétait à peu près la même chose pour labeille, ça vaut ce que ça vautmais jai souvent constaté des analogies entre les années des poissons et les années des abeilles
PARTICIPANT
Après dans lapiculture il y aussi les dérives dlapiculture industrielle, il ne faut pasce nest pas des « babas cool », il y a eu des choses qui ont contribuées à fragiliser lespèce
ANIMATEUR
Ce sont des apiculteurs professionnels ?
PARTICIPANT
Il y a des apiculteurs de partout qui amènent des ruches à Conquesil y a des locaux et des extérieurs
ANIMATEUR
Bon on a déjà couvert pas mal de thèmes…. Jai limpression quon a parlé des échanges entre producteurson sest mis à parler avec la MAPE, les loco-motivés, du système alimentaire de la territorialisation, on a parlé de la diversification avec les abeilles, le porc et les autres modes de production avec les petits marchés, tout ça….
PARTICIPANT
Après oui sur la territorialisation des systèmes alimentaires, il y a des défis aussi qui sont par exemple…. Parce quon disait aussi adapter les productions au territoire, moi je pense par exemple en Aveyron ou un autre territoire, il y a des coins si on veut aller vers des circuits courts, etcon est très ???? De la production fruitière en général et actuellement tout ce quon sait faire cest de la pomme pour du jus de pomme mais bon en valorisation et tout…. Cest intéressant mais bonécologiquementmais de la pomme pour consommer le fruit, cest très faible, cest très, très limité alors quil ny a pas de raison, il y a certainement des parcelles, de lexposition, des coins, des sols qui sont valables pour faire de la pomme et enfin voilà moi jimagine que ça peut être un enjeu demain, parce que les gens seraient prêts à acheter le produit parce quil est local, quil a un certain niveau de qualité, etc….
PARTICIPANT
: je ne sais pas ça en est mais il y a une dizaine dannées sur le Lévezou, il y avait eu une initiative, ils avaient essayé de planter des pommiers pour faire de la pomme de montagne
PARTICIPANTE
Oui, je pense il y avait des problématiques avec lhumidité notamment, les maladies et tout ça mais cest vrai que sur le vallon traditionnellement il y avait des arbres fruitiers, des pruniers, des noyers….. Le vallon cest le rocher, cette zone (Voir carte), après on revient à la problématique, traditionnellement, que on est plus des éleveurs que des arboriculteurs, vous vous rendez compte quentre le moment on plante et le moment on récolte, il y a de la capitalisation qui est nécessaire.
PARTICIPANT
Parce quil ny a pas les structures de collectes
PARTICIPANTE
Oui mais à la limite cest comme tout ça peut se monter. Ils ne lont pas dans lâme….
PARTICIPANT
Non mais rien que demain fournir les PVC, 2 ou 3 trucs sur les marchés, ça peut tout de suite absorber des volumes, du commerce de proximité ou des trucs comme ça mais il ny a pas…. • De 1..13.28 à 1.13.43Echange dans le groupe (travail sur la carte)
PARTICIPANTE
Il y a aussi la vigne, cest le même secteur que le vignobleCest tout ça parce que aussi, Pruines, il y en a des pommiers, cest cette partie-mais sans le causse
ANIMATEUR
Ça cest la zone historiquement il y avait des fruits ?
PARTICIPANTE
Des fruits et de la vigne, il y a encore de la vigne
PARTICIPANT
Moi je reviens, depuis quon a monté <Halles de lAveyron> cest un révélateur de problèmes. On sest rendu compte, çà on le savait un peu mais quand on a <Halles de lAveyron>, mais bon les bananes elles ne viennent pas dAveyron mais aussi les tomates, les asperges, tous le légumes en fait rien ne vient de lAveyron, on a essayé cherché des producteurs de légumes autour de Decazevillevallée du Lot, le souci cest que eux ils ont leur petite production, ils font les marchés dans le coin, ils vendent ça plein pot et ils nont pas besoin ni envie de travailler avec nous, du coup on va à Rungis acheter nos légumes, cest dommage quand on est <Halles en Aveyron> et quon aurait de quoi se fournir localement ce serait pas mal. On cherche vainement…..
ANIMATEUR
Du coup du point de vue du maraichage, vous avez dit il y a des AMAP il y en a un peu partout, il y a des projets de création de structures de maraichage ?
PARTICIPANT
Je ne sais pas mais moi ce que je vois en légumes cest souvent vente directe au marché ou tout ça….. Des structures comme nous ça nintéresse personne.
ANIMATEUR
Mais est-ce quil y a une dynamique parce quil y a des endroits il y a une dynamique, les jeunes aimeraient monter des activités de maraichage avec AMAP mais ils ne trouvent pas les terrains. Est-ce que ça existe ?
PARTICIPANTE
Alors ça existe, moi jai travaillé pour la révision du PLU de Rodez, de lagglo du grand Rodez, lagglo nous a demandé la possibilité de conserver, de voir sil y avait des terrains qui étaient favorables au maraichage pour ne pas y planter des maisons dessus, voilà en gros. Il y a quand même une volonté politique de conserver des surfaces…. Après il faut des porteurs de projets, il faut que les surfaces conviennent et ce que demande le maraichage aussi mais voilàIl y a une sensibilité.
PARTICIPANT
Historiquement les zones il y avait un peu de maraichages depuis des décennies, des décennies, cest plutôt autour de Rodez et de la basse vallée du Lotdailleurs je ne sais pas si cest le Lot ou le Dourdou
PARTICIPANTE
Le Lot il est et le Dourdou il est
PARTICIPANT
Oui mais en fait ce qui se passe maintenant cest que ces zones continuent vaguement dexister mais en fait ce qui cest passé, cest exactement ça la question des maraichers avec des projets qui ne trouvent pas de terrains donc du coup qui sinstallent partout ils trouvent du terrain, donc , , …… mais rien que dans le villefranchois on en a peut-être une dizaine
PARTICIPANTE
tous ces petits marchés, ces PVC sont alimentés par des maraichers qui sont répartis un petit peu….. Oui mais il sagit quils trouvent un peu de surface et de leau et…..
PARTICIPANT
Bah ils nont pas toujours des situations idéales dailleurs il y a un certain taux déchec aussi mais il y en a qui…. Bon il y a une dynamique mais cest difficile de trouver une situation…. Il y a déjà de lexistant, sur le département de lAveyron des petits maraichers bio il y en a une cinquantaine donc rien que sur cette partie-il doit y en avoir la moitié….
PARTICIPANT
Tu en as pas mal dans le sud Aveyron …………..
PARTICIPANT
Oui mais vu quil y a des coins il ny en a pas trop, sur lAubrac….on ne doit pas être loin de la moitié sur cette zone.
ANIMATEUR
Du coup cest des maraichers de plus grande taille, qui pourraient alimenter des filières, qui manquent si je comprends ?
PARTICIPANT
Oui mais on na pas trouvé
PARTICIPANT
Des marchés plus spécialisés en fait, cest-à-dire, par exemple des asperges….
PARTICIPANT
Il y a 4 ou 5 producteurs autour de Rodez, je les connais depuis 60 ans, ils ne vendent pas aux Halles de lAveyron, le problème est , ils vendent sur les marchés à rodez
PARTICIPANTE
Aujourdhui ils ont leurs propres débouchés en fait, ce qui est produit est vendu
PARTICIPANT
Oui il ne vaut mieux pas que vous les achetiez, parce que je les connais les citoyens, on a eu « tampons » avec eux parce quils pompaient lAveyron, nous on est en dessous à la fédération de pêche
PARTICIPANT
Il faut recruter, faire du porc, le tabac ou les asperges
PARTICIPANT
il ny a pas que le tabac qui pompe dans les rivières
ANIMATEUR
Cest un sacré changement de métier
PARTICIPANT
Et ils ont droit eux à un tuyau comme ça, ils nont pas droit à un tuyau comme ça
PARTICIPANT
Après le tabac, larrêt du tabac, en parlant de la pêche, ça a avoir une incidence sur les milieux quand même parce que moi jai fait des plans de fumure sur les producteurs de tabac, cest super pour nous, les vendeurs de produits phytosanitaires mais pour la nature ce nest pas terrible, pour les fumeurs aussi
PARTICIPANT
IL ny a pas que la fumure
PARTICIPANT
Tout ce qui se met, cest impressionnant le tabac
PARTICIPANT
Je vais avoir un producteur de tabac bio à côté de chez moi
ANIMATEUR
Celui qui fume, il nest plus à ça prés…. Il y a tellement de composants dans la cigarette
PARTICIPANT
Mais sil voyait comment on produit le tabac, ça les refroidirait….
ANIMATEUR
Sur la question des pratiques durables, des pratiques agricoles durables par rapport à lenvironnement, du point de vue des grands problèmes environnementaux, quest-ce que…. ? Les grands mouvements en termes de changement de pratique agricole ?
PARTICIPANT
En général cest surtout le photovoltaïque, ça permet de produire une énergie renouvelable et, en plus, de faire une production complémentaire pour plein dagriculteurs qui arrondissent bien leurs fins de mois avec quand même, il y a des agriculteurs que je suis moi qui ont repris une dynamique depuis quils ont les panneaux solaires, ils ont repris de lassurance, ça leur fait un peu un matelas, il y en a qui ne partaient pas en vacances maintenant ils prennent des remplaçants parce quils sont plus cools, il y en a qui navaient pas de projets, ils en ont maintenant, ils partent sur bio ou je ne sais pas quoi, à la base ils lont fait pour largent mais le fait de produire de lénergie photovoltaïque ça leur a matérialisé la production délectricité et il y en a certains qui ont eu une prise de conscience et qui maintenant veulent sengager dans une démarche déconomie, de rationalisation de lénergie alors quavant ce nétait pas leur problème. On essaie de créer un groupe………….
ANIMATEUR
Ça représente combien dagriculteurs qui se sont lancés dans le voltaïque ?
PARTICIPANT
Nous on en a fait 400 mais à Saint-Parthem ils en ont fait je ne sais pas combien…. il y en a plein
PARTICIPANT
Il y en a 2 ou 3 par communeet puis 330 communes
PARTICIPANT
Ces agriculteurs qui aujourdhui dégagent du revenu dansles premiers dans 15 ans, quand le contrat sera fini, ils auront lélectricité gratuite pour leur ferme, donc…. Ils auront un quad électrique, ils auront une voiture électrique, ils aurontça les met quand même en position favorable pour lavenir.
PARTICIPANTE
IL faut les recycler au bout de combien de temps les panneaux photovoltaïques ?
PARTICIPANT
Bah la question de recyclage, le recyclage aujourdhui cest celui des panneaux à problèmes, des panneaux cassés, tout ça…, après les panneaux standards, les panneaux qui tournent encore aujourdhui, les premiers ils ont été montés il y a 40 ans alors…. Après il y a une association qui sappelles PV CYCLE tous les fabricants de panneaux cotisent pour derrière financer tout le recyclage quil y aura. Aujourdhui tout le recyclage quil y a sur les panneaux solaires, ce sont les panneaux il y a eu de la casse ou des malformations
ANIMATEUR
Il y a une durée de vie qui dépasse les 20 ans annoncés
PARTICIPANT
Ah oui, oui et après la baisse de production annuelle dont on parle aujourdhui elle nest pas palpable parce que dune année sur lautre moi jai des cas ça augmente, dautres ça diminue, ça dépend plutôt du climatCe quon essaie de faire nous cest de monter un groupe dagriculteurs qui ont pris cette sensibilité pour essayer de voir comment optimiser la consommation délectricité et arriver à terme à équilibrer la consommation délectricité et la demande de courant sur lexploitation et en lien avec la fin des tarifs règlementés en 2016 sur les tarifs jaunes, on entend quEDF va, suivant lheure de la journée, ils vont proposer des tarifs plus ou moins chers suivant, par exemple, si demain ils annoncent un grand froid, bah à 19h00 lélectricité coutera plus cher que la veille donc cest mettre 3 batteries pour stocker le photovoltaïque plutôt que de le rendre à EDF parce que ça vaudra le coup. Il y a tout un tas dautomatismes à mettre en place, tout un tas de réflexions, de mesures de ce qui se passe, vont les électrons, est-ce que cest le photovoltaïque qui alimente la machine à traire à un moment elle tourne ou est-ce que cest GOLFECH, le but ce nest pas déconomiser lénergie et non pas de faire de la spéculation
ANIMATEUR
Lautre groupe, il est ?
PARTICIPANT
Par . Aujourdhui cest quelque chose qui na aucun retour sur investissement immédiat, que personne ne veut financer, ni lagriculteur, ni la coopérative, ni personne donc aujourdhui on cherche des partenaires pour nous aider à financer ça, on a commencé à réfléchir, lidée cest de mesurer pendant 5,6,7 ans pour que lintérêt est vraiment économique on ait ce temps de recul pour bien commencer
ANIMATEUR
Pour commencer lexpertise. Du point de vue des pratiques agricoles plus vertueuses du point de vue de lenvironnement, est-ce quil y a des dynamiques qui sont mises en place ?
PARTICIPANTE
Il y a des réflexions, nous au niveau du comité Rodez Nord on a fait des journées et il y a du monde qui vient, autant des fois on na pas grand monde et on a fait une journée en janvier on a eu une centaine de personnes, avant-hier on a eu 80 personnes.
ANIMATEUR
Sur ?
PARTICIPANTE
Sur tout ce qui est techniques semi sous couverts…. Bon cétait tous les départements, il y avait des gens de tous les départements, mais on sent que ça prend quoi
ANIMATEUR
Cétait sous quelle ………. ?
PARTICIPANTE
Chambre dAgriculture mais en partenariat avec cle2sol, ARVALIS, donc on a commencé par rapporten fait, en fonction des groupes dagriculteurs lentrée peut être différente, ici sur Roussenac, ma collègue était entrée par rapport à la technique machinisme quoi, alors que nous on était entré par rapport à lautonomie en protéines des exploitations, vu le prix du tourteau qui a augmenté, etcet le prix des courses, quelle que soit lentrée on en revient sur le travail simplifié ou vers le semis direct ou vers le végétaux, etcVoilà cest quand même quelque chose qui intéresse les agriculteurs et on arrive à remettre un peu de dynamique et à les faire venir quoi
PARTICIPANT
: On a sur notre territoire autour de Caussade, il y a une problématique, il y a de moins en moins déleveurs, les éleveurs arrêtent et il y a une perte de matière organique dans les sols, il y a une perte de concentration en phosphore aussi donc à un moment ils voulaient voir si on ne pouvait pas faire des échanges de matière organique entre lAveyron, les élevages porcins qui avaient des excédents, les déshydrater, les envoyer donc et moi , je les ai contacté parce que baisse de matière organique, cest une baisse de la fertilité, une baisse du stock hydrique, donc plus dirrigation, etcenfin bref, donc je les avais contacté en leur demandant si par rapport au GIEE on ne pouvait pas monter un groupe agronomie autour de Caussade chez ses céréaliers pour travailler sur les semis sous couvert, lagroforesterie, tout çà et par contre blocage total, ils ne sont pas du tout -dedans, ils mexpliquent quil y a eu de lexcès dans des départements mais pas chez eux donc ils nont pas besoin de ça….
PARTICIPANTE
En fait, moi jen suis sûre, on leur aurait dit semis direct, machin dans des couverts végétaux, ils auraient dit non on ne vient pas tandis que cétait lautonomie en protéines et par cet intermédiaire et puis il y a de plus en plus dagriculteurs qui font des essais
PARTICIPANT
Il y a quand même un dynamisme quil y a dans certains endroits quil ny a pas dans dautres.
ANIMATEUR
Et dans ces réunions, vous faîtes appel à des intervenants, ou vous-même ou la Chambre dAgriculture vous avez…. ?
PARTICIPANTE
On a deux agronomes au niveau de la Chambre, ensuite on fait appel à des agriculteurs qui ont ces pratiques parce quil ny en a pas…. Pour apporter des témoignages, en général ça fonctionne comme çà et avant hier il y avait ARVALIS qui était venu puisquils y travaillent, -bas, sur le Sud Est et puis il y avait lagence de leau avec le programme AGRO qui est dans le Gers, voilà qui est intervenu et après on a fait une visite de terrain chez un agriculteur qui depuis 2000 laboure sur le territoire. Ce sont des choses classiques mais bon….
ANIMATEUR
Combien de temps…. ?
PARTICIPANTE
La journée parce que bon les intervenants venaient de loin….
ANIMATEUR
Du coup est-ce que vous avez limpression que cest un vrai mouvement dans les exploitations daller, pas seulement sur la réduction de travail du sol mais aussi le couplage : couverts, rotations plus longues… ?N
PARTICIPANTE
Déjà ça interroge des gens, il y a des gens qui sont conventionnels ou classiques, alors ils sinterrogent, ils viennent voirpeut-être quils en retireront quelque chose, mais bon il y a toujours un noyau dur je dirais, mais il y a des gensça fait parler, il y a 10 ou 15 ans cétait totalement insipide alors que ça interroge, jai un groupe sur Nauvialle qui va avancer, qui va acheter un semoir direct et qui se pose des questions, qui fait des couverts, qui fait de (1.28.30) et quon suit et ça draine du monde, ça redraine une dynamique….
ANIMATEUR
Et en couvert, pour lalimentation du bétail, quest-ce que….
PARTICIPANTE
du Méteil, à base de féveroles, pois, etctrès riche en protéines
ANIMATEUR
Donc lidée, couvert intermédiaire pour nourrir les animaux ?
PARTICIPANTE
Et après ça permet de se poser la question, de réorganiser le système….
ANIMATEUR
Du coup ça libère de la pression sur les espaces donc on peut….
PARTICIPANTE
Ca amène des échanges et du dialogue entre les agriculteurs, on a même fait un essai lannée dernière, pareil dans la problématique de protéines maïs avec sojaLannée dernière on a eu un biais, parce que pour trouver du soja dans lAveyron…. Et la problématique cest par rapport aux indices de précocité
PARTICIPANT
Après sur Séverac le Château, toujours dans lidée du GIEE, on a un groupe dadhérents nous -bas quienfin il y a beaucoup déleveurs bio, notamment lait de brebis et ils ont toute une réflexion sur léquilibre protéines protéiques sur lexploitation, lautonomie, tout ça, donc on fait tout un tas de tests sur les mélanges variétaux, les approches aussi vétérinaires ou autres, autour de lélevage bio et on veut essayer de voir, ça aussi ça nous donne beaucoup dinvestissement, en temps, en moyens et on veut essayer de monter un GIEE -bas aussidonc , je ne sais pas qui pourra être partenaire ou qui viendra ?...
PARTICIPANTE
ANIMATEUR : Et GIEE, mélanges variétaux, autonomie protéique, pareil il ny a pas de lien avec lAVEM ? PARTICIPANT : La plupart des adhérents de -bas sont aussi à lAVEM… • 1.31.13 à 1.31.45Echange dans le groupe PARTICIPANTE : On bosse aussi avec une commune pour faire un cycle sur la transmission, il y a tout un projet avec la commune pour bosser sur la transmission des fermes et du coup il y a un cycle de formation qui est organisé -bas, on a essayé de voir commentcest un autre sujet mais on va sur des territoires vraiment localisés. • 1.32.15 - échange devant la carte PARTICIPANT : LEst de lAveyron est très important parce que cest que naissent les cours deau…. ANIMATEUR : Mais ce type de formation, transmission-installation ça prend quelle forme ? PARTICIPANTE : En fait cest la commune qui est venue nous voir pour que lon travaille ensemble sur la transmission, il y a eu deux sortes dévènements au niveau de la commune, dont notamment de Gilbert ESPINASSE avec son film justement pour parler de ça et voilà le but cest davoir six jours de formation au niveau de la transmission des fermes ANIMATEUR : Et ça ne peut pas se faire seulement sur une commune ça doit forcémentPARTICIPANTE : Ça prend toutes les communes aux alentours mais le but il faut limplanter, cest la commune qui décide ça, qui vient nous chercher pour faire ça parce que ils se rendent compte quau niveau transmission des fermes ils vont avoir une grosse dépriseANIMATEUR : Cest quoi le film de Gilbert ESPINASSE ? PARTICIPANT : Agriculture de conscience avec Yves GARRIC qui est un ancien journaliste de France 3 et qui habité ici PARTICIPANT : On nest pas dans le bassin de lAveyron, mais à Saint-Geniez, il y avait à lépoque toute une activité autour de la fraise, qui a complètement disparu, ça faisait vivre des petits producteurs… • De 1.33.31.à 1.33.48échange dans le groupe ANIMATEUR : Du coup dans la formation vous utilisez quel type doutillage, est-ce que vous utilisez la problématique de linstallation, vous essayez déquiper comment pour réfléchir à linstallation ? PARTICIPANTE : Ca dépend à quel stade en sont les porteurs de projet, il y en a cest plus, justement, pour avoir le projet, nous on est justement une structure on est 80% de « hors cadres familiaux », donc ils vont chercher une petite surface et ou qui vont intégrer des GAEC avec…. Enfin ils vont prendre du capital social mais progressivement, pas dentrée, ça dépend vraiment des projetsPARTICIPANTE : Vous êtes en lien avec le RDI ou pas, justement pour connaitre les exploitations qui recrutent des associés ? PARTICIPANTE : Non pas plus que ça nous, parce que nous cest les individus qui viennent nous voir, ce nest pas un groupe…. ANIMATEUR : Ca veut dire quoi RDI ? PARTICIPANTE : Le Répertoire Départemental des Installations, ça met en contact, normalement, tous les cédants et les preneurs ou les exploitations en recherche dassociés ANIMATEUR : Donc on arrive sur la finPARTICIPANT : Quand on parle dagro foresterie au niveau travail du sol tout ça, peut-être il ne faut pas chercher à transposer des choses qui sont des thématiques surqui sont très en vue sur des territoires comme, peut-être, le Gers, Caussade ou tout ça, qui sont des plaines, des coteaux complètement déforestés ou des très grandes parcelles il y a des problèmes…. ou Lagroforesterie cest aussi lentretien du bocage existant ou on a une évolution, par exemple, des évolutions relativement intéressantes qui sont de transférer lentretien par épareuse vers lentretien par du lamier qui permet du coup dentretenir la végétation différemment, etcÇa cest aussi de lagro foresterieANIMATEUR : Cest de lagroforesterie au sens de lassociation française de lagroforesterie. PARTICIPANT : … Et pour le non travail au sol, dans un élevage de ruminants dominants, cest aussi les prairies longues durées et les prairies permanentes donc voir aussi la dynamique de ces surfaces et voilà…. ANIMATEUR : Et du coup sur lexploitation du bocage dans certaines zones il est encore très présent, donc lentretien avec du lamier, est-ce que derrière il y a des réflexions pour valoriser la biomasse et prélever…. ça peut-être BRF, çà peut-être bois-plaquette, PARTICIPANT : Il doit exister 2 ou 3 trucs par-, mais cest minimePARTICIPANT : Faites le tour de Rodez, il ny a que moi. Pourquoi, parce que jhabite à côté de Gilbert, vous pouvez y aller, ça vient du Lot, chez nous ce sont des lotois qui nous livrent, eu peu du Quercy et puis voilàPARTICIPANT : Après sur tout ce qui est agroécologie, il y ajai constaté ça…. Ici les gens ils lisent la France Agricole, ils voient en Champagne ils ont semé des bandes de fleurs en bord des champs de céréales et ils disent quils font de la biodiversité, alors ils voient ces trucs et ils disent lagroécologie aujourdhui, bon je veux bien que -haut ils en fassent mais nous on en a toujours fait quoi donc on na pas besoin daller -dedans. Ils veulent diversifier les ensolements, ils veulent planter de la luzerne, ils veulent…. Mais ils ne sy retrouvent pas tous des fois, ils sont en train de réinventer ce quon a toujours fait chez nous, des fois ils ont du mal à dire…. Même sil y a des marges de manœuvre chez nous, des fois on ny va pas parce quils ont limpression que ce nest pas la peine daller plus loin. PARTICIPANT : Je me permets de conclure moi, quand vous avez posé la question : « y va-t-il des contraintes agricoles très importantes, environnementales très importantes », je vous réponds franchement quil ny en a pas de fondamentales mais, il y a un mais, et ce nest pas quagricole et quand jaurai dit ça, jaurai tout dit, il y a des pressions qui saccumulent les unes aux autres et qui ne sont pas que dorigine agricole. Il y a des problèmes forestiers, il y a des problèmes pour leau potable, il y a des problèmes de citoyens ordinaires qui envoient leurs saloperies dans les ruisseaux, vous avez tout un tas de pressions qui saccumulent, vous avez la petite hydraulique, vous avez les éoliennes…. « Oui parce que ça crée des désordrespour aller implanter une éolienne il faut casser, il faut faire un chemin, etcetcdonc toutes ces petites pressions qui lune rajoutée à lautre font un cumul qui font que lenvironnement en Aveyron nest pas aussi bien que ce quil était il y a 40 ans, ça jose le dire, par contre, je répète encore une fois ce nest pas du « pur » agricole qui est en cause, quand on fait des lotissements un peu nimporte , quand je défends lagriculture en zone péri-urbaine je sais pourquoi je le fais parce que des lotissements quand vous les avez, vous ne pouvez pas les sortir, si et je ne suis pas content avec le représentant < Dominique BARRAULT>, par exemple ça mest arrivé, je peux toujours rouspéter avec lui parce quil a fait un champ de maïs et il pourra y planter une culture autre mais quand 20 maisons et des gens qui habitent dessus vous ne pouvez pas les virer. Donc je répète quand vous avez mis les pressions bout à bout, surtout dans les milieux aquatiques, ça fait parfois des choses qui ne vont pas bien mais ce nest pas une chose en elle-même. Cest vrai que le climat ne nous aide pas, effectivement, on est tous amateurs et on est tous dans une activité nature et donc quand les agriculteurs nont pas deau et bien les cultures non plus. Donc on est mal au point de vue du climat. ANIMATEUR : Bon est-ce quil y a des points que vous voulez rajouter, qui vous semblent importants, soit par rapport à ce quon a discuté ce matin, soit par rapport au territoire et à lagriculture ? Je vais poser une question plus générale, quel est votre niveau dinquiétude sur le devenir de lagriculture en termes de question générale, de pérennisation dans votre territoire ? ANIMATEUR : Cest-à-dire que si vous deviez vous projeter dans dix ans, est-ce que vous pensez quil y a de très gros risques que ça bascule ou bon, il y a des problèmes à traiter, à y réfléchir mais bon finalement les initiatives présentes sont suffisamment nombreuses pour assurer un certain devenir ? PARTICIPANT : Moi depuis que jai fait mes études agricoles, jentends toujours dire que tout est fini et on dit ça tout le temps et ça continue donc il y a une capacité de résistance quon ne soupçonne pas. PÄRTICIPANTE : Linquiétude, cest à lavenir, au revenu des agriculteurs, et qui est aussi lié avec des choses quils ne maitrisent pas comme la PAC ou des choses comme ça et quil y a des zones il faudra une remise en cause très importante, revoir complètement les systèmes pour continuer à avoir des agriculteursDans des zones de forte déprise les agriculteurs ils resteront mais alors ça ne sera pas les systèmes quon connait aujourdhui….. Ça peut être très bien mais en restant sur des systèmes actuelsmoi je minterroge sur certaines structures et sil ny a pas de revenu, ça ne va pas faire venir des gens de lextérieur, voilàCest aléatoire du revenu des agriculteurs…. ANIMATEUR : il y a des systèmes plus particuliers ? PARTICIPANTE : Il y a le système bovins-viande classique qui sont quand même très fortement liés à La PAC quoiPARTICIPANT : On arrive dans une période on ne sait pas trop ça en est. Moi je ne suis pas trop inquiet sur la dynamique démographique agricole même si on parle des inquiétudes mais moi je pense quil y a des ressources de populations qui peuvent encore se…. Ça nest pas vraiment mon inquiétude, moi ce qui minquiète, ce qui me fait peur cest des inégalités croissantes dans les structures, cest-à-dire des structures toujours plus grandes, toujours moins intensives en main dœuvre et à côté plein de petites structures avec un accès au foncier qui ne se débloque pas malgré, malgré cet accroissement de la taille de quelques structuresANIMATEUR : Malgré ou du fait ? PARTICIPANT : Mais un accès qui risque toujours dêtre plus facile à ceux qui déjà en place, etcParce que en fait voilà, certains en parlaient ce matin, il y a des personnes qui cherchent à intégrer le milieu agricole, je pense quil y en a, ce nest pas ce qui minquiète le plus, cest plus les inégalités de structures. PARTICIPANT : Moi aussi jai plus peur pour lutilisation des ressources naturelles, cest-à-dire, dans le partage, on va…. Je nai pas peur pour les agriculteurs, effectivement il va falloir être vigilant pour faire le partage équilibré et ce qui me fait souci cest lutilisation des ressources naturelles, est ce quon va pouvoir continuer à vivre en aveyronnais, jardiner, chasser, pêcher, aller se promener dans la campagne, aller ramasser des escargots, ramasser des champignons, enfin vous avez compris, hors cest lourd de sens ça, parce que cest au territoire, aux propriétaires donc laccès aux ressources naturelles, je pense à toutes les activités naturelles, cette privatisation-me fait peur. PARTICPANTE : On sadapte, il faut sadapter, on est ANIMATEUR : Ça me fait penser à un atelier quon avait fait il y a quelque temps sur polyculture et élevage justement finalement quelquun avait exprimé lidée bon « veau dAveyron », je ne sais plus comment il avait dit ça, mais il avait dit quil y avait un ralentissement dans la dynamique et quil faudrait se renouveler, est-ce que cest quelque chose…. ? PARTICPANTE : Bah en fait, on a créé le groupe de jeunes éleveurs de « veau dAveyron » lannée dernière et le principe cest vraiment de donner la parole aux jeunes et de voir quelles sont leurs problématiques et comment on y répond et comment on modernise notre production tout en gardant limage traditionnelle, mais limage, voilà, cest comment on sadapte pour lastreinte, pour tout ça et comment on fait en sorte pour que les jeunes aient toujours envie de faire ça parce que quand on a plaisir à le faire ça, cest une production qui permet de faire marcher lexploitation, que les gens ils aient plaisir à le faire, ça serait dommage de la perdre aussi parce que je pense que ça fait vivre beaucoup de monde mais il faut que ça les fasse bien vivre, enfin au quotidien sinon ça ne sert à rien après je pense, dans lidée, après le conseil dadministration, tout ça ils autorisent cette création de groupes, ils mont embauchée aussi pour travailler -dessus, ça veut bien dire ce que ça veut dire, ça veut dire que linterfo elle est pour réaliser et moderniser la production PARTICIPANT : Il y a tout un tas de problèmes qui se règlent tout seuls si lagriculteur gagne bien sa vie. PARTICIPANTE : Le revenu cest la baseANIMATEUR : La position de la coopérative UNICOR en accompagnement de groupes dagriculteurs, jai noté le nombre de fois vous avez mentionnéon essaie de créer des GIEE par exemple, cest quelque chose de nouveau, cest quelque chose qui va perdurer, jai entendu aussi : cest très couteux et on ne pourra pas y rester si on ne trouve pas des financements, comment vous voyez ça ? PARTICIPANT : Il y a deux choses, il y a des actions que lon a toujours menées sans rien demander à personne et on se dit cest lopportunité pour les officialiser et davoir trois sous pour continuer à le faire, il y a des actions nouvelles avec des agriculteurs qui ne savent pas que lon pense à eux, mais on pense à eux et on a envie daller les chercher pour monter quelque chose, cest beaucoup plus difficile parce que cest difficile à fédérer, dans le GIEE il faut monter une structurepersonne morale, cest pas évident, donc aujourdhui on essaie de capitaliser sur tout ce quon faisait déjà avant pour le pérenniser et le faire de façon moins empirique et pour le structurer mieux et pour aussi faire parler un peu parce quon fait tout dans notre coin on nen parle pas, ça cest le premier point, après aller chercher des gens qui ne savent pas quon va aller les chercher ou qui ne savent pas encore quon va aller les chercher et comme je disais tout à lheure cest beaucoup plus dur, il manque lenvie, il manque…. Tout le monde dit quils sont tout seul dans leur ferme mais quand on propose daller ensemble et bah ils disent : « je nai pas le temps » ANIMATEUR : Et quand on arrive sur le territoire et quon essaie de commencer une activité ? PARTICIPANT : Moi jétais déjà sur le territoire, jai monté une activité spécifique par rapport à mon expérience davantparce quaprès jaurais très bien pu rentrer dans la famille <veau dAveyron>, jaurais très bien pu après ce nest pas quelque chose qui ma intéressé plus que ça, je voulais vraiment avoir mon activité indépendante, après je nai aucune aide extérieureANIMATEUR : Ce nest pas dans la PAC çàPARTICIPANT : Cest pour ça que je lai fait aussiAprès moi je privilégiema production cest vraiment la vente directe, après je livre quelques petits magasins, nous cest très spécifique, il ny a pas de groupement dachat et tout ça. Et je pense quil y a des agriculteurs aussi, il y a de plus en plus dagriculteurs qui sinstallent et qui font de la transformation enfin moi je connais plein de monde, en particulier qui transforme sur la ferme leur lait en fromage, qui est de la vente directe quoi, et je pense quils sy retrouvent aussi…. Au niveau revenu, ils ont lair de sy retrouver, les charges de travail, cest vrai que cest plus tout à fait le même travail…. ANIMATEUR : Bon on va sen tenir , merci beaucoup. On va donc faire un petit échange entre les deux groupes pour que vous puissiez avoir une vision rapide de ce qui a été fait par lautre groupe et inversement…..
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE
ANIMATEUR
PARTICIPANTE