A1-brainstorming Th Clairvaux

B-Clairvaux 30-04-15 Matin Atelier 78 minutes Descriptif : activité de brainstorming du 30 avril 2015 Animateur : Olivier Thérond Coanimateur : jean Philippe Choisis Participants : * Julien Andurand * Erwann Dubois * Cathy Bessiere * Jean Claude Bru * Valérie Scarlakens * Olivier Izard * Damien Ricard * Anaïs Sénat * Florent Vernhet
Olivier Thérond
Pour faire ce travail, on va faire un travail (00 : 00 : 03) je sais pas si vous avez déjà fait. Vous allez devoir mentionner sur vos cartons une ou des idées par carton. Mais vous pouvez mentionner autant d'idées que vous voulez. Ce qui est important c'est d'essayer de rester à une idée par carton parce qu'après, on va essayer de réorganiser les idées. Et à partir du moment vous mettez plusieurs idées sur le carton, ça nous posera des problèmes. On va commencer par... je vais vous laisser cinq, dix minutes pour réfléchir. vous allez librement écrire ce qui vous semble être faire un enjeu par une lecture. Alors enjeu, ça veut dire ce qui est important, ce qui fait ressource, ce qui fait problème. Derrière on va mettre trois termes. Important, ressource et problème. Soit il faut le conserver absolument, soit ça fait vraiment problème et il faudrait trouver des solutions, soit c'est un enjeu parce que c'est un élément clé du fonctionnement de l'agriculture. Donc une fois que vous aurez pris ces cinq minutes, vous allez venir chacun à votre tour présenter une idée, vous positionnez sur les tableaux. Et au fur et à mesure, on va essayer d'organiser les idées. C'est à dire qu'à partir du second si mon idée est proche de celle qui a été exprimée, je la rapproche. Sinon je m'en éloigne. Et on va tourner comme ça. Et vous aurez le droit de continuer à émettre des idées puisque au fur et à mesure, vous allez en entendre. Ça va normalement stimuler vos idées et donc on va essayer d'épuiser les idées comme ça et d'organiser les idées. Dans un deuxième temps ce que l'on fera, c'est qu'on regroupera toutes les idées qui auront été organisées. On essayera de structurer tout cela et on notera le sens des groupes. On va leur donner un nom à ces groupes-. Et après, vous aurez droit à des vignettes autocollantes, trois lignes autocollants par personne. Et vous aurez à poser les vignettes sur soit les groupes d'idées, soit les idées les plus importantes. Et c'est celles-qu'on continuera à travailler l'après-midi, vous verrez, suivant un dispositif différent. Est-ce que c'est clair ?
Intervenant
J'ai une question à vous poser parce que je n'ai pas une culture anglaise donc brainstorming...
Olivier Thérond
Remue-ménage des idées. L'idée c'est de se sentir libre, d'émettre des idées. Toutes les idées sont bonnes à prendre. Il y a pas de jugement de valeur sur les idées. Et l'idée, c'est de comparer les idées, les confronter, les réorganiser pour essayer d'arriver à identifier les grandes idées et surtout identifier les grands paquets d'idées et les construire ensemble. Et alors ce qu'on va faire c'est que ce matin quand vous allez présenter une idée, vous allez la décrire et vous rentrez pas trop dans le détail parce que c'est l'objet de l'après-midi. Donc ce matin, c'est surtout collecter les idées, les organiser et se les approprier collectivement. Cet après-midi, on va essayer de les spatialiser et de rentrer plus dans le détail. Ce qu'il y a derrière. C'est bon comme ça ? Alors il y a deux grandes manières de faire. Soit on le fait librement, soit on fait un tour de table, enfin un tour de table il y a pas de table mais un tour d'arène. On va commencer comme ça par un tour darène. Et puis s'il y a quelqu'un qui a pas d'idée à un moment donné, il y a pas de problème on passe au suivant et ainsi de suite. Ce qui empêche pas qu'après il y a des idées qui émergent. Il faut se sentir libre. L'idée, c'est pas que ce soit formel mais que justement, on puisse émettre des idées au fur et à mesure. Pensez bien, une idée par carton, c'est important. Et puis vous verrez, ça va se passer tout seul. Pour ceux qui ont plein d'idées, j'ai encore des cartons. Les problèmes, ce qui est important, ce qui fait ressource, ce sur quoi il faudrait travailler, sur quoi on travaille déjà. Et l'agriculture entendue au sens très large. Entendue en lien avec son territoire, en lien avec la dynamique territoriale. Le centre d'inertie c'est l'agriculture mais c'est tout ce qu'il faut pour une agriculture. Et c'est tout ce que donne l'agriculture au territoire aussi, dans les deux sens. Ça y est, vous êtes en rupture de cartons ? Ça va pas être un problème de gestion de déficit, ça va être un problème de gestion de stock. Je vois qu'il y en a un certain nombre qui commencent à réfléchir. C'est le bon moment pour commencer. Vous allez continuer à émettre des idées au fur et à mesure. On commence de ce côté- ? Alors une idée à la fois. On amène une idée à la fois. Bien sûr le premier carton, on va le positionner plutôt au centre mais après on va essayer de repositionner au fur et à mesure.
Intervenant
Moi j'ai mis monnayer la différence qualitative et environnementale.
Olivier Thérond
D'accord. Dans le sens monnayer, il y a cette notion d'arriver à trouver un marché court ?
Intervenant
Quand on regarde au niveau français ce qu'on est capable de proposer chez nous et ce qui est proposé ailleurs, on se rend compte que nos productions sont noyées parfois dans la masse alors qu'elles ont souvent autre chose à (00 : 06 : 23). Et le retour, on l'a pas.
Olivier Thérond
D'accord, c'est arriver à bien mettre en lumière la valeur ajoutée des productions locales. C'est ça ?
Intervenant
Oui.
Olivier Thérond
OK, à valoriser correctement la qualité des produits. On continue.
Intervenant
Il faut des agriculteurs plus nombreux.
Olivier Thérond
D'accord. Alors plus nombreux au sens localement, dans le territoire ?
Intervenant
Oui.
Olivier Thérond
Dans les communes ?
Intervenant
Oui voilà.
Olivier Thérond
C'est ça ?
Intervenant
Aider à l' installation par exemple.
Olivier Thérond
Derrière il y a cette notion d'aider l'installation. D'accord. Alors pour le moment, je les positionne mais après n'hésitez pas à vous lever et venir les positionner vous-mêmes. Pour le moment, on fait peut-être pas de lien entre les deux idées. Je vais prendre un stylo en plus. On continue.
Intervenant
Moi j'ai mis un peu la même idée, c'est installer des nouveaux agriculteurs.
Olivier Thérond
Très bien. Alors ce que j'ai oublié de dire c'est que quand on a une idée qui est vraiment similaire, on émet tout de suite l'idée similaire. On peut toutes les collecter. Et donc après vous avez droit d'exprimer une idée différente. Donc installer de nouveaux agriculteurs, ça c'est vraiment très proche il me semble. Renouvellement des générations, ça veut dire c'est cette idée qu'il faut que les agriculteurs, le nombre d'agriculteurs persiste.
Intervenant
(00 : 08 : 10). L'enjeu c'est sa survie.
Olivier Thérond
Oui mais on y viendra. pour le moment on est vraiment sur l'idée... Problème de renouvellement des chefs d'exploitation. On est sur la même idée . Renouvellement de génération. Transmettre des jeunes. Renouvellement et viabilité des petites et moyennes structures. on rajoute cette idée que pérenniser, c'est conserver un grand nombre d'agriculteurs. Ça veut dire conserver des petites exploitations telles quelles sont et donc peut-être limiter l'agrandissement qui réduit le nombre d'exploitations. Donc alors ça fait plein de cartons à mettre ici. Alors je vais essayer de mettre ceux qui sont vraiment... alors il y a vraiment cette notion d'installer des agriculteurs. on a vraiment deux grandes idées. Il y a l'idée, il faut plus de monde, il faut conserver la taille des structures et du coup il faut arriver à renouveler les générations.
Intervenant
(00 : 09 : 37).
Olivier Thérond
Installation dans le cadre familial.
Intervenant
Parce que c'est on va trouver aussi le futur.
Olivier Thérond
Un des moyens pour assurer le renouvellement de génération, c'est l'installation dans le cadre familial et donc avec tous les enjeux.
Intervenant
C'est tout le système agricole. C'est des histoires de propriété. Est-ce qu'on peut pas imaginer l'agriculture c'est pas simplement des fermiers entre guillemets sans avoir à investir du capital. Je sais pas, il y a plein de questions. (00 : 10 : 18)
Intervenant
Ça permet à des gens qui ont envie de faire ce métier de le faire.
Olivier Thérond
D'accord, très bien. On voit que cette idée-, beaucoup de monde l'avait déjà exprimée.
Intervenant
Le problème du renouvellement des générations, je sais pas si c'est spécifique à ici ou pas mais ici on sait qu'on a, je crois que c'est 50% (pas certaine) d'exploitations le chef d'exploitation a plus de 55 ans. Et il doit y avoir dans tout ça 20% de successeurs identifiés. On arrive actuellement à un stade on commence vraiment à avoir un problème.
Olivier Thérond
C'est une pyramide d'âge qui est voie 16. (00 : 10 : 55).
Intervenant
Oui je sais pas.
Olivier Thérond
Oui c'est général. Dans les cinq ans qui viennent, il va y avoir un basculement très très fort. Et du coup effectivement soit tout va encore plus fortement, soit il y a un autre processus qui se met en œuvre.
Intervenant
Un moment, ce sera pas faisable.
Olivier Thérond
Oui c'est d'autres formes d'organisation économique. Ça pose la capacité à investir dans la structure. Donc est-ce qu'il faut être propriétaire ou pas ? Ça pose d'autres questions. Très bien, on peut passer à une autre idée.
Intervenant
J'étais partie sur lagriculture diversifiée en lien avec installer des nouvelles personnes. C'est pas qu'installer des gens de l'élevage mais aussi des maraîchers, des apiculteurs.
Olivier Thérond
D'accord. Tu peux marquer des exemples sur ta fiche. La notion de diversifier, ça pourrait être diversifier, c'est autres productions. Donc apiculture, maraîchage. Tout à fait, cest juste pour incarner l'idée. C'est juste que c'est pour montrer que c'est une gamme de systèmes de production. Et du coup c'est une nouvelle idée. Diversité des productions, d'accord. Alors conserver des productions de qualité et diversifiées. Et je vais prendre cette idée. Alors la qualité... Alors donc il y a trois idées, enfin il y a une même idée mais qui est déclinée sur diversité des systèmes de production, diversité des productions et une agriculture localement qui est basée sur des systèmes agricoles diversifiés. On va pouvoir mettre ça. On peut le mettre peut-être à proximité parce qu'il y a déjà une notion de diversité, qualité qui revient. La notion de monnayer la qualité. Ou tu penses que c'est un nouveau champs d'idée ? (00 : 14 : 00)
Olivier Thérond
Ça et ça. En fait j'ai mis celle-à l'interface parce qu'il y a une notion de qualité plus que la diversité.
Intervenant
Est-ce que vous pouvez spécifier ce qu'il y a derrière le mot qualité ? Qualité de quel point de vue ?
Intervenant
L'agriculture de qualité, elle est liée au territoire. Des choses comme ça. (00 : 14 : 49). C'est l'image... puis les conditions de production etc.
Intervenant
On bénéficiait sur le territoire d'une image de qualité reconnue.
Intervenant
Des moyennes de production.
Intervenant
Qualité, ça peut être qualité hygiénique aussi. L'idée c'était aussi de dire, on a des produits forts par exemple en Aveyron et qui sont liés à un terroir qui est lui aussi de qualité donc à préserver. C'est tout le schéma derrière, tout ce qui est lié à ça.
Olivier Thérond
D'accord, donc il y a une notion de territoire de qualité aussi ?
Intervenant
Aussi. Je pense que ça participe. Le produit participe à limage du territoire.
Olivier Thérond
C'est bien la notion de qualité qui valorise un territoire, des modes de production.
Intervenant
Il y a la qualité des systèmes de production. D'un côté il y a l'image et l'image elle est un petit peu avec la valeur.
Olivier Thérond
Donc il y a bien cette notion d'image. Et donc il y a cette notion de il faudrait arriver que cette image puisse être monnayée, au sens l'image à donner des produits de qualité et de manière à ce que les consommateurs appréhendent cette qualité. Et donc qu'on arrive à la monnayer aussi pour pouvoir en vivre. Et puis il y a la notion de qualité et diversité pur aller vers des systèmes diversifiés.
Intervenant
Moi je voudrais insister sur cette idée. Avant de parler de ça, il faut que les productions agricoles soient adaptées aux territoires sur lesquels elles sont faites parce rien est possible. C'est un gage de qualité d'abord. Autrement dit, on peut pas faire du maïs à 2000 mètres altitude ou de la vigne. Je le vois en priorité avant la recherche d'image ou autre. Il faut que ce soit adapté.
Olivier Thérond
Mais c'est un constat qu'elles sont adaptées actuellement et donc il faut...
Intervenant
Non je pense quelles le sont pas toujours.
Olivier Thérond
Elles le sont pas toujoursd'accord.
Intervenant
Il y a pas (00 : 17 : 16) qui dépasse le cadre agricole. Mais l'adaptation aux territoires, c'est quelque chose de fondamental parce qu'il y a de l'eau, parce qu'il y a de la chaleur. Pour avoir des productions quelles soient d'origine végétale ou animale, il faut certains critères à mon avis et il faut être adapté. Je pense à l'exemple du nord Aveyron. C'est un exemple parfait d'adaptation au territoire.
Olivier Thérond
Et donc vous le mettriez  ?
Intervenant
Je sais pas.
Olivier Thérond
Pour vous c'est quelque chose... on le met par- ?
Intervenant
C'est plutôt prioritaire par rapport au label ou à l'image qu'on veut donner de agriculture etc.
Olivier Thérond
D'accord donc on le met dans la zone de la qualité mais c'est quelque chose qui va au-delà.
Intervenant
Par rapport à la qualité, je voudrais juste rajouter le côté gustatif du produit. Je pense que pour convaincre un consommateur, on peut raconter la belle histoire au supermarché ils vont pas se souvenir de ça. Par contre s'ils ont la garantie qu'à chaque fois qu'ils prennent le produit, le résultat sera bon dans leur assiette on les convainc. Et je pense que c'est même plus que l'image, même si c'est vendeur aussi. Il y a assurer derrière une vraie différence et une vraie qualité du produit.
Olivier Thérond
Donc dans l'image, il y a aussi l'image qu'on se construit au travers du produit.
Intervenant
L'assurance qu'on est dans un produit qui va pas décevoir dans l'assiette.
Olivier Thérond
Du coup ça, c'est presque une autre idée alors. Une autre idée dans la gamme de qualité.
Intervenant
C'est pas forcément lié aux signes de qualité parce qu'il y a des producteurs qui vont travailler avec certains producteurs... c'est très bien aussi.
Olivier Thérond
Du coup je propose de mettre ça sur un autre carton. Ce que j'ai compris, c'est qualité gustative. Donc c'est une autre dimension de la qualité. C'est pas seulement les produits dans des territoires avec une bonne image, dans des systèmes de production avec des modes de production de qualité. C'est qu'au final, il faut qu'il y ait une démarcation gustative du produit.
Intervenant
C'est ça.
Olivier Thérond
Assurer la qualité gustative et régulière. Il faut que le consommateur puisse consommer quand même de la qualité. On se met à côté de l'image mais c'est bien sur une qualité gustative.
Intervenant
L'idée c'est qu'il y ait un normalisme en fait sur toutes les démarches qui soit mis en place. Qui pose la question de la répartition des sols, la répartition des activités sur les territoires. Donc j'avais mis l'occupation des sols... Mais c'est vrai que ça pose la question de la répartition des activités sur les territoires.
Olivier Thérond
Du coup derrière loccupation des sols, est-ce qu'il y a protéger les espaces agricoles ?
Intervenant
Il y a ça. C'est une thématique. C'est vrai que je l'ai pas très bien développée.
Olivier Thérond
Et réfléchir à une occupation des sols.
Intervenant
L'occupation des sols, il y a cette dimension adaptation des productions.
Intervenant
Puis des questions foncières qui peuvent s'exercer autour des agglomérations. Moi j'ai eu à intervenir en zone périurbaine et les agriculteurs si on fait pas attention, ils ont plus de territoire. (00 : 21 : 12).
Olivier Thérond
La vocation des terres.
Intervenant
Ou éventuellement tous les (00 : 21 : 20) après qui peuvent en découler.
Olivier Thérond
Donc il y a bien cette notion aussi adaptation au territoire parce que dans les faits, il y a cette notion que si on met un bâtiment d'élevage en milieu de personnes qui sont pas de l'élevage, ça pose aussi des questions. Et donc il y a bien cette notion d'occupation des sols pour la comptabilité des activités. Ça me semble assez cohérent.
Intervenant
Dans la même idée mais plus agricole, c'est par rapport à la maîtrise agricole sur les zones difficiles. Sur nos secteurs ici qui sont très pentus...
Olivier Thérond
L'idée de la maîtrise agricole du coup, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? C'est relatif à lutilisation de ces espaces ?
Intervenant
Oui mais en fait on peut les utiliser pour essayer de continuer à les utiliser pour l'agriculture ou trouver des nouveaux moyens de les utiliser. Si on confine trop l'activité agricole d'un côté et l'urbanisation de l'autre, il y aura des zones qui seront difficiles.
Olivier Thérond
D'accord donc c'est cette notion d'attention aux espaces soit intermédiaires, soit à moindre potentiel pour leur trouver une vocation dans le territoire. Et effectivement j'aime assez l'idée que c'est pas seulement les zones difficiles mais c'est aussi ces fameuses zones intermédiaires finalement on y croise de l'urbain. On est pas encore dans l'agricole. Donc c'est penser l'occupation du sol de ce point de vue-.
Intervenant
Renouveler les activités, tout ça.
Olivier Thérond
Dynamisme des territoires. Quand les idées sont très connectées ou très similaires, sinon plutôt les émettre au fur et à mesure.
Intervenant
C'est vérifier en permanence la correspondance entre le produit proposé et le produit attendu. On a l'impression des fois que lorsqu'on fait du bœuf fermier et que c'est bon mais parfois il est pas assez maturé et la viande est dure. Parfois le client s'imagine que (00 : 23 : 54).
Intervenant
L'idée de dire que sur ce territoire spécifique, sur l'agriculture ou la filière agroalimentaire on va dire dans son ensemble, c'est encore une activité importante dans l'économie locale.
Olivier Thérond
Effectivement en Aveyron si on regarde le pourcentage...
Intervenant
: Oui mais spécifiquement même sur ce territoire notamment tout ce qui est agroalimentaire c'est, je veux pas dire de bêtise, je sais plus le pourcentage. Les établissements agroalimentaires, il y en a une grosse partie sur (00 : 24 : 43).
Olivier Thérond
Quand tu dis cette partie-c'est autour de Rodez, Villefranche ? On le positionne  ? On peut faire un autre choix. Donc on continue. Tu avais déjà exprimé une idée. Olivier ?
Intervenant
Lenjeu pour la population, c'est le premier enjeu, j'ai marqué bien nourrir la population. C'est à dire avec des produits...
Olivier Thérond
Une qualité nutritionnelle, une qualité gustative, c'est ça ?
Intervenant
En général, ça va ensemble.
Olivier Thérond
Donc on le rapproche de lidée de la qualité gustative.
Intervenant
Oui. Le principal, c'est cet enjeu de nourrir la population. L'enjeu de agriculture est de nourrir la population mais y rajouter un verbe pour dire qu'il y a une exigence derrière. C'est pas simplement nourrir, produire en quantité. Il y a autre chose.
Intervenant
Je voudrais rebondir mais quelle population ?
Intervenant
Je pense que tout le monde a le droit de manger.
Olivier Thérond
Qui nourrit qui ?
Intervenant
Est-ce que c'est la population du territoire, est-ce que c'est la population d'ailleurs ? (00 : 26 : 29).
Intervenant
Après on peut le voir... La question de la longueur des circuits. Cette question peut être posée, circuit court, circuit long. Et après à mon avis la question nationale, internationale c'est une question... c'est pas un enjeu pour l'agriculture aujourd'hui de viser des marchés à l'export. C'est un enjeu limité.
Olivier Thérond
Je pense qu'il y a peut-être des idées qui sont émises sur cette question de quels bassins d'alimentation, quels systèmes alimentaires, est-ce qu'on cherche à nourrir la planète ou est-ce qu'on cherche à relocaliser le système alimentaire. C'est ce que j'entends dans vos discussions.
Intervenant
Créer de l'échange entre les agriculteurs et entre les agriculteurs et la société. Il y a moins de collectifs. C'est dans ces cadres-souvent qu'arrivaient les innovations parce qu'ils testaient les choses. Aujourd'hui ça devient de plus en plus individualiste. Et même nous on le voit. On essaye de monter un GIEE sur les méthodes vétérinaires alternatives. Individuellement il y a des gens qui font des trucs supers. Quand on leur dit on va fédérer en GIEE, ils préfèrent rester tranquilles tout seuls. Et c'est dommage qu'il y ait pas cet échange-entre eux et aussi entre agriculteurs et la société parce que les agriculteurs comprennent pas la société et la société comprend pas les agriculteurs. C'est l'impression que j'aie souvent. Et ça se creuse.
Olivier Thérond
D'accord, à la fois les échanges d'idées entre agriculteurs et à la fois recréer du lien entre lagriculture et la société. Tu voudrais les positionner  ?
Intervenant
C'est un peu comme (00 : 29 : 04). Il faudrait aussi qu'ils apprennent à mieux vivre socialement dans leur exploit, dans leur territoire.
Olivier Thérond
Ce serait quelque chose qui participerait des conditions pour renouveler les actifs. Il y a une dimension propre. Et créer de l'échange entre lagriculture et la société.
Intervenant
Ça va aussi dans le sens monnayer la différence.
Olivier Thérond
Du coup l'occupation des sols, les pressions foncières.
Intervenant
On revient à la notion de reconnaissance. Que l'agriculteur soit reconnu comme étant incontournable pour nourrir la population. Psychologiquement il y a un problème au niveau de la profession qui fait que lagriculteur se sent plus ou moins bien. C'est beaucoup plus difficile d'être agriculteur en 2015 qu'en 1965.
Olivier Thérond
Plus d'insertion sociale.
Intervenant
Oui. Une reconnaissance sociale.
Intervenant
Il y a ce que disait la dame tout à l'heure aussi. C'est le client un peu qui doit dire ce qu'il veut. Le consommateur. (00 : 30 : 35). Les gens mangent du poulet le dimanche. À Paris, ils veulent du filet de poulet. Nous derrière, on est incapable de fournir ça parce qu'on a pas (00 : 30 : 47). Nous ça nous pose d'énormes problèmes.
Intervenant
Tout ce que ça implique derrière, il le voit pas.
Olivier Thérond
Produire sur le territoire, vendre sur le territoire. on est bien sur quelle population.
Intervenant
(00 : 31 : 25). C'est pas que ça mais...
Olivier Thérond
on rejoint l'idée qui a été émise tout à l'heure de circuits courts, productions locales. Est-ce qu'il y a (00 : 31 : 45) de la production d'une part...Par- ? Est-ce que quelqu'un d'autre a émis des idées sur cette question de reconnecter la production avec les territoires ou sur les circuits courts ? Non ? Très bien.
Intervenant
(00 : 32 : 30). Un peu aussi sur la reconnaissance. Être en capacité de choisir ce qu'on fait.
Olivier Thérond
J'ai entendu plein de choses . J'ai entendu autonomie décisionnelle, pouvoir de l'agriculteur. En fait ton idée principale c'est est-ce que agriculteur soit libre de choisir ses modes de production, ses productions ou est-ce que c'est redonner du pouvoir à l'agriculture ? C'est à dire que l'agriculture elle soit dans la société ? (00 : 33 : 29). Sur lautonomie décisionnelle ou liberté de choix.
Intervenant
Autonomie décisionnelle pour lagriculture.
Olivier Thérond
Cette idée autonome décisionnelle,c'est quelque chose que tu... donc c'est un nouveau choix d'idée. Quelque chose de nouveau. De toute façon, on pourra toujours réorganiser les idées après. Modes de production plus économes et autonomes. Alors c'est l'autonomie de l'exploitation.
Intervenant
Oui de l'exploitation, de lagriculture. Mais oui de lexploitation au niveau du territoire mais en premier lieu dans l'exploitation. Mais en fait ça rejoint un peu... Ça rejoint un peu la question de circuits courts mais au lieu de les situer à l'aval, c'est à dire au niveau du produit, ça met la question des circuits courts dans l'acte de production.
Olivier Thérond
Oui je comprends. Donc c'est plus économe et autonome et si je comprends bien ton idée, tu vas me dire, l'autonomie aussi par les échanges locaux. C'est ça ? Tu as parlé d'autonomie du territoire.
Intervenant
Aussi oui, voilà. Je pense que c'est quand même en premier lieu sur la ferme, c'est à dire avoir une certaine autonomie par rapport à l'énergie, par rapport aux achats d'aliments, par rapport aux achats bâtiments... J'en sais rien, un peu en tout. Mais après effectivement il peut y avoir des synergies territoriales aussi.
Olivier Thérond
L'environnement, le respect de l'environnement. Alors c'est effectivement une dimension qui n'a pas été traitée pour elle-même. Donc il y a toute la question de la protection de l'environnement au sens de diversité.
Intervenant
Il faut que agriculture sinon elle s'en sortira pas, soit respectueuse de l'environnement. Le défi, c'est ça. Concilier agriculture et environnement et respect de l'environnement.
Olivier Thérond
Concilier économie et environnement.
Intervenant
C'est ça.
Olivier Thérond
D'accord. On le met par ici. C'est une bonne idée. Quel sens donne t-on à à notre agriculture ? Pourquoi continuer ? Alors tu veux nous en dire un mot pour nous éclairer sur la question.
Intervenant
En fait on a tendance à dire que c'est pour nourrir les gens etc. Après quand on une vision globale, on peut toujours imaginer qu'on peut tout apporter, qu'on est un pays complètement (00 : 37 : 15). Ce que je ne souhaite pas. Et interroger le pourquoi on soutient agriculture, pourquoi on continue. Et du coup les nouveaux modèles. Enfin c'est ça, c'est le dynamisme des territoires nouveaux. Je pense que c'est très important de garder cette vie dans les campagnes. Mais je trouve que c'est une question de base de demander pourquoi on le fait, pourquoi on produit français et pourquoi c'est important que le consommateur achète français aussi.
Olivier Thérond
Tu voudrais le positionner par ici ?
Intervenant
Oui.
Olivier Thérond
Il y a cette dimension qualité du territoire. Monnayer la différence. Concilier avec lenvironnement.
Intervenant
Pour moi, c'est pas par rapport au territoire. C'est vraiment l'idée de on est dans une société et pourquoi on garde l'agriculture, quel sens ça a pour nous de garder lagriculture en France. Pas simplement l'importer. (00 : 38 : 12). Parce qu'il est moins cher et certainement moins pollueur aussi. Il y a beaucoup de choses à réfléchir. Je vois plus un renouvellement de tout ce qui est renouvellement des petites exploitations par rapport au dynamisme. C'est lié pour moi avec (00 : 38 : 26).
Olivier Thérond
Besoin de viabilité des petites et grandes structures. Donc il y a cette notion aussi de dimension.
Intervenant
Après c'est très philosophique aussi. C'est un projet de société. Pourquoi on a ce projet et qu'est-ce que c'est que ce projet.
Olivier Thérond
Si on a un tissu rural...
Intervenant
Voilà et pour remettre en valeur aussi le métier dagriculteur. Ils sont pas juste pour nourrir le monde.
Intervenant
On y va ou on y va pas. On arrete de produire des produits agricoles ou on continue.
Intervenant
C'est ce que je disais, c'est la survie de l'agriculture. On y va ou on y va pas.
Olivier Thérond
On le positionne ici ?
Intervenant
Oui.
Intervenant
Moi c'est redonner envie aux agriculteurs. Il y a énormément de résignation.
Olivier Thérond
Donc quel sens donne t-on à l'agriculture ? Est-ce que ça fait écho à ça ? Il faut qu'il y ait du sens.
Intervenant
Non c'est pas ça. Il y a des problèmes mais parfois certains problèmes dans lesquels les solutions c'est parfois (00 : 40 : 15). Et il y a un peu de résignation, de solutions, d'attente.
Olivier Thérond
Du coup c'est quelque chose qui est plus isolé ? C'est une autre dimension ?
Intervenant
C'est peut-être dans le premier volet -haut parce que ça contribue aussi à renouveler.
Olivier Thérond
D'accord. Derrière ça, ce que j'ai entendu c'est donner envie.
Intervenant
Il y a souvent du pessimisme, du non ça marchera pas.
Olivier Thérond
D'accord. Donc c'est un état d'esprit agricole.
Intervenant
C'est un état d'esprit qui fait envisager toutes les actions qu'on veut. Si au départ il y a pas l'envie... Peut-être qu'il y a des raisons.
Intervenant
C'est envie ou pas envie.
Intervenant
C'est donner envie aux agriculteurs d'aller de l'avant. On va pas renouveler les actifs.
Intervenant
Il y a eu beaucoup de générations agricoles qui se sont installées sans avoir le choix et du coup ça démotive. Et il y a des gens qui viennent...(00 : 41 : 47).
Intervenant
Ça rejoint un peu mais je voulais mettre aussi valoriser le métier d'agriculteur. Pas parler de ce qui est moins dans l'agriculture mais de ce qui est bien, ce qui va bien. On parle toujours des mauvais côtés. Je fais un peu le parallèle avant il y avait la pub pour l'Armée de terre. C'était vous voulez voyager, vous voulez de l'aventure.. (00 : 42 : 23)
Olivier Thérond
Est-ce qu'on met cette idée valoriser le métier dagriculteur...
Intervenant
Des bons côtés, il y en a plein.
Olivier Thérond
Il y a cette notion de... on le met dans ce secteur-, c'est dans le même champs d'idée. Il y a encore des idées qui traînent sur les cartons ?
Intervenant
La qualité.
Olivier Thérond
La qualité. Donc ça, on l'a traitée ici.
Intervenant
La qualité du métier d'agriculteur. La qualité de l'environnement.
Olivier Thérond
Qualité de vie, qualité du métier, qualité des produits, qualité du territoire. D'autres idées ?
Intervenant
Parce que on met des enjeux et après on va décliner...
Olivier Thérond
On va décliner, on va aller sur le territoire pour voir comment ces enjeux sexpriment dans l'espace et quels projets il y a actuellement sur le territoire pour traiter de ces enjeux.
Intervenant
par exemple les enjeux, c'est que l'agriculture justement ne soit pas seule sur un territoire. C'est à dire que ce soit avec dautres activités économiques. Y compris donc il y a des aspects... Une autre économie c'est aussi, nous on a des entreprises industrielles dans le rural. Il y a aussi des activités culturelles, les services etc. Quand il y a trop peu d'agriculture dans du péri urbain, c'est le problème. Mais si un territoire n'est qu'agricole il reste que la mairie... pour l'installation, tout ça, c'est pas...
Olivier Thérond
Agriculture connectée aux autres activités ?
Intervenant
Je pense qu'il faut le voir de façon assez large, y compris les petites activités industrielles, agroalimentaires.
Olivier Thérond
Lagriculture dans son territoire.
Intervenant
Je pense que ça rejoint aussi après toutes les notions d'attractivité du territoire et de renouvellement des générations. C'est fini le truc du mec qui sort plus de sa ferme.
Intervenant
Et les autres membres de la famille trouvent du travail.
Intervenant
Et que sa compagne trouve autre chose à faire.
Intervenant
C'est conserver le tissu rural.
Intervenant
On peut pas avoir que des copains paysans.
Olivier Thérond
Il y a encore des idées ? On va essayer de les connecter. On va les connecter. Soulager la charge de travail. Donc ça c'est bien dans l'attractivité, valoriser le métier d'agriculteur. On va le mettre par .
Intervenant
Des fois, je pense qu'un décalage existe. J'ai pris l'exemple du bœuf fermer Aubrac. Il arrive des périodes il y en a pas beaucoup. Proposer un bœuf Aubrac qui n'a pas du tout maturé, la viande est dure. Le client s'imagine que le bœuf fermier Aubrac c'est magnifique. On a aussi des gens qui vont skier à (00 : 46 : 59) l'été, l'hiver pardon. Ça s'est produit cet hiver avec les collègues de travail. Ils m'ont dit, on est passé par des fermes. Les mecs ils sortaient le lisier partout. Quand on voit un bœuf fermier Aubrac, on imagine une terre préservée, environnement préservé. Et derrière on a (00 : 47 : 14) qu'il faut quand même arriver à préserver. Il faut pas faire n'importe quoi.
Intervenant
Mettre en cohérence les pratiques.
Intervenant
Je pense que le consommateur a une image et il a pas une promesse.
Intervenant
Actuellement dans mon secteur, il y a pas mal de fermes et quand on passe dans le secteur, notamment dans le canton de la Jacle, il y a toutes les parties plates. Il y a énormément de regrats dItalie très fortement azotés qui sont complètement destinés aux fermes veaux d'Aveyron. Et à côté de ça, il y a des producteurs de veaux d'Aveyron dans d'autres coins et ils travaillent plus avec des prairies naturelles, du pâturage. À l'intérieur du veau d'Aveyron, on voit des différences dans les modes de production qui sont très importantes. Il y a aussi ces questions-qu'on peut retrouver dans une autre production. L'Aveyron c'est un département le lait de chèvre s'est fortement développé et c'est aussi le lait de chèvre une production il y a une forte...
Intervenant
Disparité
Intervenant
Non pas trop disparité mais il y a une forte, un gros écart entre limage du produit et les méthodes de production, notamment le fait que les animaux sont à l'intérieur.
Olivier Thérond
Donc il y a aussi cette notion de créer de l'échange, agriculture et société. C'est ça ?
Intervenant
l'échange, sans l'échange on sait déjà qu'il y a peut-être un problème entre l'image du produit et la façon dont il est produit. Donc c'est déjà que l'agriculture travaille un peu sur mettre en rapport une image du produit.
Olivier Thérond
C'est vraiment cette idée-. Vérifier en permanence la correspondance entre le produit et la demande.
Intervenant
C'était ce que je voulais signifier. Mettre en cohérence les pratiques par rapport à l'image attendue du produit.
Intervenant
On le voit aussi nous. Parfois on fait visiter à nos clients les exploitations et des fois on est désespéré parce qu'on en a quatre à faire visiter. Il y a des fermes il y a des ronces, c'est dégueulasse. Il y a du lisier qui coule. Alors autant l'environnement est préservé chez nous parce qu'on a une pression très faible par rapport à la Bretagne ou ailleurs. Mais à côté de ça parfois, on se repose sur nos lauriers. On va dans une exploitation en Bretagne, il y a beaucoup plus d'exploitations avec les haies. C'est propre. Ils ont pas le choix donc ils font attention. Nous on s'endort un peu sur nos lauriers des fois et nous, on des grosses difficultés quand on veut montrer justement la promesse dont je parlais à nos clients. On a par exemple des exploitations près du chemin de Saint Jacques de Compostelle il y a énormément de monde qui passe. Le côté qui regarde la route, la départementale il est clean. Le côté qui est contre le chemin, il y a des ronces partout. Il y a un gros décalage des fois.
Olivier Thérond
Donc ça veut dire aussi qu'il y a cette notion de connecter l'agriculture avec les autres activités. Ça veut dire aussi que l'agriculture soit adaptée au (00 : 50 : 56). Et ainsi de suite. C'est ça ?
Intervenant
Ne pas trahir la promesse.
Olivier Thérond
Ne pas trahir la promesse. D'accord. Alors juste avant d'aller manger, on va faire un exercice de réorganisation des idées. On va voir si on a besoin de réorganiser les idées. Et surtout ce que j'aimerais c'est qu'on arrive à nommer les grands thèmes englobants, ce que vous avez déjà commencé à faire, par rapport aux idées qui ont été émises. On l'a vu d'entrée de jeu, il y a un gros groupe d'idées autour de suffisamment d'agriculteurs hors cadre familial, valoriser le métier d'agriculteur, renouvellement des générations. C'est quelque chose qui a émergé dès le début et qui est revenu régulièrement.
Intervenant
Ça revient à ce qu'on disait tout à l'heure. (00 : 52 : 01) on va moins se poser des questions.
Olivier Thérond
S'il y a pas d'agriculteurs, il y aura pas beaucoup dagriculture. Comment est-ce que vous nommeriez ce paquet- ? Quel terme vous voudriez mettre comme terme chapô ?
Intervenant
C'est le renouvellement des générations.
Intervenant
Plus largement c'est la pérennité, le maintien.
Intervenant
C'est la survie
Olivier Thérond
Je mets renouvellement des générations ? Du coup dans renouvellement des générations, on pourrait entendre le fait qu'on veut renouveler les systèmes en place. Il y a ça ou pas ? Est-ce qu'on conserver les systèmes ? Est-ce que l'enjeu c'est de renouveler le nombre d'exploitations ? (00 : 53 : 51)
Intervenant
Pérennisation de l'activité.
Olivier Thérond
C'est ce champs d'idée ? Les actifs et ainsi de suite. Dans ces idées, conserver le tissu rural, concilier économie, environnement. Alors conserver le tissu rural j'imagine que ça, on est complètement ici. Concilier économie et environnement. Environnementles ressources en eau. Est-ce qu'on le garde à part ? Est-ce que c'est à rapprocher de nos questions sur l'adaptation au territoire ?
Intervenant
C'est un enjeu sur les pratiques.
Intervenant
Sur la complémentarité.
Olivier Thérond
Donc on est sur quelque chose plus autonome et donc une meilleure relation à l'environnement. C'est ça l'idée ? Mais ça, vous voulez le nommer comment ? J'ai entendu pratiques.
Intervenant
Oui on est dans les pratiques.
Olivier Thérond
Durabilité des pratiques ?
Intervenant
Oui on peut mettre durabilité.
Intervenant
Pratiques durables.
Olivier Thérond
Pratiques durables. Alors donc est-ce que gérer les échanges entre agriculteurs, autonomie décisionnelle et agriculteurs, soulager la charge de travail, quest-ce qu'on fait de ces trois idées qui sont peut-être pas complètement connectées à celle- ? Donc il y a une notion de lien entre les agriculteurs, d'autonomie décisionnelle et la grande question du travail.
Intervenant
La durabilité c'est pas que l'environnement. Le fait déjà de maîtriser (00 : 57 : 07), ça contribue aussi à avoir des systèmes plus durables. On a pas envie dabandonner le métier.
Olivier Thérond
L'idée, c'est la dimension sociale. C'est aussi prendre en compte cette dimension.
Intervenant
C'est aussi des déclinaisons des enjeux.
Olivier Thérond
Le gros enjeu, c'est renouveler les générations. Et après il y a une question de relation à l'environnement. Est-ce qu'il y a une notion de qualité du travail d'agriculteur ou quelque chose comme ça ? Il y a autonomie décisionnelle, soulager la charge de travail, gérer les échanges entre les agriculteurs, créer des échanges entre les agriculteurs. Viabilité.
Intervenant
Oui c'est pas mal.
Olivier Thérond
Ça me semble être une idée qui incarne bien... Alors on avait tout un pool autour de... il y a plusieurs idées . Il y a cette notion de qualité qui vient à la fois par vérifier en permanence la correspondance entre le produit proposé et le produit attendu. Il y a la notion de qualité au travers de signes officiels de qualité. Il y a la qualité gustative. Il y a une notion de qualité totale. Et puis après il y a une dimension sur produire sur le territoire, bien nourrir la population, quelle population. Vous voulez en faire un seul paquet ou est-ce que vous voulez déconnecter les notions de qualité dans toute cette dimension, autour de système alimentaire en lien au territoire ? Ici on a vraiment assurer la qualité gustative, la question de l'image du produit, l'image de la qualité, monnayer la qualité, la qualité totale.
Intervenant
C'est valoriser la production ça.
Olivier Thérond
Ça c'est valoriser la production. Mais est-ce que finalement, c'est pas cette question de la qualité de lenvironnement, du territoire, des produits ? Est-ce que derrière ça, il y a pas une idée d'être cohérent du point de vue des territoires, des pratiques, des produits ?
Intervenant
L'agriculture c'est la clé. C'est bien de nourrir la population. Parce que le plus important c'est le produit sain. C'est à dire qu'on en a pas parlé du tout. Le mot clé pour moi, c'est santé. Santé humaine. Et en première ligne, c'est les agriculteurs. Donc cette étiquette, elle résume toutes les autres à mon avis. Bien nourrir. L'enjeu de l'agriculture aujourd'hui, c'est nourrir la population avec des produits sains. Mais à travers cette étiquette, il y a la notion de qualité.
Olivier Thérond
D'accord. Mais je pense que de toute façon, on pourrait faire du lien entre toutes nos idées. L'idée c'est d'avoir des sous-enjeux, des déclinaisons, des points.
Intervenant
Après c'est peut-être aussi le pacte que fait lagriculteur avec la société.
Olivier Thérond
Ici  ?
Intervenant
Oui c'est qu'est-ce qu'on offre.
Intervenant
Justement par rapport à ça, monnayer la qualité, valoriser qui est un enjeu du point de vue des agriculteurs, de l'agriculture. Et il y a les enjeux demandés par la société à l'agriculture. C'est à dire la société dit donnez-nous à manger, que ce soit bon et qu'on soit en bonne santé. Donnez-nous des aliments qui soient bons et on veut que ça ait une belle image. On veut pas que ce soit du pipeau. Donc c'est à dire est-ce qu'on se place du point de vue de la demande sociétale ou de agriculture. Nous l'enjeu lagriculteur pour qu'on continue, c'est qu'on valorise bien la qualité.
Olivier Thérond
Si je comprends. Et du coup est-ce que vous voulez qu'on déconnecte la qualité du point de vue du système de production et finalement ce que j'entends, c'est bien monnayer la qualité, c'est des notions de viabilité économique. Et l'autre côté il y a l'enjeu d'avoir des productions en accord avec la demande sociétale. C'est ça que tu essayes de dire ?
Intervenant
Oui.
Olivier Thérond
On découpe ces deux volets- ?
Intervenant
Le lien c'est le donnant donnant. C'est soit est-ce qu'ils paient plus peut-être, c'est en retour de quelque chose.
Intervenant
Je pense qu'il faut penser à la demande sociétale comme préalable. Et après le reste, c'est une déclinaison. C'est une adaptation à cette demande.
Olivier Thérond
Donc il y a une notion entre cohérence de production et demande sociétale. C'est ça ? C'est ça qu'on mettrait derrière ?
Intervenant
Au sens rémunération.
Intervenant
Il peut y avoir des abus. Avant demande sociétale, je reste sur l'idée de bien nourrir les hommes. Bien nourrir les hommes, ça veut dire ce que ça veut dire. La population demande à manger mais elle peut très bien être dans le faux et manger mal. Et manger des produits qui soient pas sains. C'est ça qui m'énerve. Et c'est ce qu'on vit actuellement. Il faut pas se voiler la face. La demande sociétale me suffit pas. Elle est pas en phase avec ce que je voudrais comme modèle de société.
Intervenant
Faire que des produits de super qualité mais pas chers du tout.
Intervenant
L'enjeu il est . Je sais que toute chose s'obtient par le bon produit donc oui l'idéal, c'est de fabriquer des produits alimentaires...j'aime pas le mot exploiter. La terre on l'exploite pas, on la travaille. Donc l'être humain c'est pareil. Je veux qu'il ait... je veux pour tous les êtres humains cette qualité... de manger, de boire, de respirer. Et je le revendique haut et fort. Donc je peux pas accepter parce que la société, elle demande aux agriculteurs de produire. Et en Aveyron on a déjà des produits avec un savoir-faire exceptionnel, avec une qualité de travail exceptionnelle qu'on est pas foutu de valoriser. Et ça m'énerve aussi. Et il y a que quelques portions par-ci, par-on est arrivé...
Olivier Thérond
Moi j'ai retenu l'idée cohérence des productions, la qualité des productions et la demande sociétale. Dans un sens et dans l'autre. C'est à dire nourrir correctement la population et avoir des productions qui sont en cohérence, exemple de la production de chèvre avec l'image que la société en a. Effectivement si les mangeurs de fromages de chèvre savaient que les chèvres sortent pas réviseraient pas mal l'image qu'ils ont du chèvre. J repose ma question, est-ce que vous voulez faire quelque chose autour de produire sur le territoire et bien nourrir la population avec la questions de quelle population on nourrit et ainsi de suite ? Vous voulez en faire quelque chose à part ou pas ? Alors du coup c'est quelle notion que vous voudriez mettre derrière ?
Intervenant
Territorialisation des filières.
Olivier Thérond
Territorialisation. Ça vous va ? Relocalisation.
Intervenant
Mais par rapport à je sais plus quoi, on est sur les aliments.
Olivier Thérond
Système alimentaire. Système alimentaire territorialisé, c'est ça ?
Intervenant
Oui. Ou peut-être territorialisation des systèmes alimentaires qui montrent qu'il y a un mouvement mais qu'aussi, c'est peut-être pas... on est dans une dynamique de territorialisation mais c'est peut-être pas...
Intervenant
Ce qu'il faut faire, c'est quand même promouvoir les produits qui sont...
Olivier Thérond
Alors ce que j'entends, c'est qu'il y a un enjeu sur la territorialisation des systèmes alimentaires mais que c'est pas la seule voie. Et donc c'est articulé avec les grandes filières. Comment on mentionnerait ça ? Il y a une notion de territorialiser mais ce que j'entends, c'est oui mais... Articuler avec les grands bassins de production. OK. Alors donc ça, c'est ce point-.
Intervenant
Les grands bassins de production.
Olivier Thérond
Pardon de consommation, oui. Alors on a encore trois champs d'idées. On avait quelque chose autour de la diversification. Donc on avait diversité des productions, conserver des productions de qualité et diversifiées, agriculture diversifiée avec toute une gamme de systèmes de production différente.
Intervenant
Ça rentre dans territorialisation.
Olivier Thérond
On le met ici. C'est ça que j'entends ? On crée un pool ici ? Comme ça ? Et après on avait un pool d'idées ici sur l'adaptation au territoire, l'occupation des sols, le foncier, la maîtrise agricole sur les zones difficiles.
Intervenant
Moi je le mettrais avec les pratiques durables.
Olivier Thérond
Ici ? Possiblement derrière ça, il y a les deux idées. Il y a je suis connecté avec environnement. On va en faire deux. On va en faire un qui est relatif aux pratiques et à lenvironnement. On va le doubler celui-. Et un qui est relatif à la territorialisation.
Intervenant
Dans la territorialisation, on peut mettre faire du maraîchage en Aveyron... C'est moins bien adapté qu'autour de Montauban, de je sais pas . Mais c'est intéressant parce qu'en Aveyronles gens mangent des légumes aussi. Et du coup...
Olivier Thérond
OK. Et donc il nous reste une idée ici qui est... en fait cette idée-, c'était de dire lagriculture dans notre territoire, l'agriculture, agroalimentaire c'est le secteur économique clé ou c'est un des grands secteurs économiques.
Intervenant
Ça va avec dynamisme.
Olivier Thérond
Oui c'est la question du renouvellement. Renouveler les systèmes pour qu'il y ait toujours cette activité importante telle qu'elle est actuellement.
Intervenant
Quest-ce qu'il faut pour renouveler les générations...
Olivier Thérond
Il y a l'idée, il faut renouveler les générations et il y a l'idée de dynamisme des territoires ruraux, donner envie aux agriculteurs, valoriser le métier de l'agriculture.
Intervenant
Et on était sur quels seraient les enjeux pour renouveler les générations. Il faut renouveler les générations pour avoir un bon secteur agroalimentaire. Dans l'autre sens.
Olivier Thérond
Cette carte-.
Intervenant
C'est ce qui vient d'être dit.
Olivier Thérond
Oui renouveler les générations pour conserver les activités agricoles, les activités agroalimentaires dans le territoire.
Intervenant
C'est il faut renouveler les générations pour ça.
Olivier Thérond
Ici il y a deux types de carte. Il y a l'enjeu lui-mêmerenouveler les générations et il y a des leviers pour renouveler les générations, avoir des territoires dynamiques, valoriser le métier dagriculteur, donner envie aux agriculteurs. Moi je l'entends, si je comprends bien, dans enjeu lui-même. C'est à dire renouveler les générations, cest aussi renouveler l'activité économique. Donc on a cinq pool d'idées. Est-ce que vous avez des compléments à faire ou des éléments qui vous chagrinent ? Des points sur lesquels vous voudriez vous repositionner ? Non ? Donc on va vous distribuer des gomettes. Donc avant de manger ou pendant que vous mangez, vous êtes pas obligés de les apposer tout de suite. L'idée c'est que vous apposiez vos gomettes chacune sur un carton, soit un groupe d'idées, soit sur une idée bien précise. Vous avez le choix entre les deux. Et après donc en début d'après-midi, on visualisera le résultat. Et relancer l'après-midi à partir d'idées qui auront obtenu le plus de vote. Les votes étant exprimés par les gomettes. Vous avez toute la durée du repas pour soupeser lendroit vous allez mettre la gomette. On relancera l'activité. L'idée ce serait qu'à 14 heures, les gomettes soient posées pour qu'on reparte de ce point-. N'hésitez pas à aller sur des idées plus précises aussi.